par André Villiers, député de l’Yonne

Pour la première fois depuis sa création en 1964, le Salon international de l’agriculture n’a pu se tenir fin février, en raison de la COVID.

La plus grande ferme de France a ainsi manqué à toute une profession et aux millions de Français qui l’attendent chaque année avec impatience.
Bien sûr, le SIA sait se réinventer. Il donne ainsi rendez-vous à l’ensemble des acteurs du monde agricole du 13 au 24 mai à Paris, porte de Versailles, pour participer à la semaine de l’agriculture française.

Plusieurs initiatives ont été prises par les pouvoirs publics pour entretenir le lien entre l’agriculture et les Français en cette année blanche, pour célébrer, valoriser et remercier la résilience, la passion, la mobilisation et l’engagement des femmes et des hommes, des cultivateurs et des éleveurs, de l’hexagone et des Outre-mer, qui nous nourrissent avec un dévouement exemplaire, au quotidien.

Comme chacun pouvait le voir, à l’Assemblée nationale, des portraits d’agriculteurs et d’agricultrices ont été exposés sur les grilles du Palais Bourbon pour rendre hommage à un monde agricole plus que jamais mobilisé pendant la crise sanitaire.
Chacun des 16 portraits incarnait un territoire et des savoir-faire différents. Ces femmes et ces hommes ont la passion de nos terroirs. Ils en sont les meilleurs ambassadeurs.

Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a par ailleurs lancé le 12 janvier la plateforme www.fraisetlocal.fr qui a l’avantage de favoriser la mise en relation sur l’ensemble du territoire les producteurs et les consommateurs désirant favoriser l’achat de produits frais et locaux.
J’ai moi-même organisé des réunions avec mes collègues parlementaires et auditionné des acteurs incontournables. Nous continuerons avec notre souci de vaincre les fatalités de fermetures incessantes et dramatiques des fermes et les suicides d’agriculteurs. C’est toute une profession qui est en jeu.

Vous l’avez compris : nous avons tous, chaque jour de l’année, la possibilité de soutenir et de témoigner notre attachement à nos agriculteurs et nos produits locaux.
Je lance un nouvel appel en ce sens.
C’est important car notre agriculture doit relever de nombreux défis, à commencer par notre souveraineté alimentaire.

Pour cela, le volet agricole du Plan de relance prévoit bien plusieurs dispositifs pour accompagner les entreprises agricoles et agroalimentaires dans leurs démarches d’adaptation au changement climatique et d’approvisionnement des Français en produits sains, durables et locaux.
Mais la politique est, avant tout, un art d’exécution.
Or, j’ai été alerté par des agriculteurs de l’Yonne des difficultés rencontrées pour obtenir des crédits budgétaires du volet agricole du Plan de relance, difficultés qui pourraient compromettre la satisfaction des besoins en agroéquipement.
Naturellement, j’ai immédiatement interrogé le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien DENORMANDIE, pour connaître les mesures que le Gouvernement comptait prendre, et suivant quel calendrier, afin d’apporter une solution rapide et durable à ce problème. Nous y travaillons. Nous avons besoin  d’élargir la défense de cette corporation essentielle à la vie.

Plus que jamais impliqué sur toutes les questions agricoles françaises, à l’Assemblée nationale, je continue de suivre tous les dossiers s’y rapportant avec beaucoup d’attention et de vigilance et d’actions concrètes.
Parce qu’il est vital de défendre l’agriculture et ses acteurs pour des raisons d’évidence, puisque les agriculteurs c’est l’enjeu global de la ruralité de notre pays et surtout c’est notre volonté d’éviter peut-être le pire, dans à peine 15 ans :  perdre notre précieuse et indispensable indépendance alimentaire.


ANDRE VILLIERS
Député de l’YONNE
Conseiller départemental

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