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Motiver une équipe, ça s'apprend !

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En tant que manager, votre rôle est d’obtenir le meilleur de vos collaborateurs. Mais comment faire lorsque leur motivation s’essouffle ?

Donner et redonner envie à ses collaborateurs l’envie de déplacer des montagnes, telle est l’une des principales fonctions d’un manager. «Un manager doit animer son équipe. Dans le cadre d’une animation réussie, on s’intéresse d’abord à ce qui donne envie au collaborateur, ce qui fait qu’il travaille mieux, avec plus de plaisir et plus d’efficacité», souligne Thierry Pacaud, président du Cercle pour la Motivation.

 

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Pas toujours facile notamment lorsque les enveloppes salariales se réduisent comme peau de chagrin. Heureusement, la carotte financière n’est pas le seul levier sur lequel appuyer, d’autant qu’elle n’est que provisoire. Outre de réelles perspectives de carrières, voici des pistes pour redonner le goût du défi à votre équipe.

 

1. Donner l’exemple
Comment motiver vos collaborateurs si vous ne l’êtes pas vous-mêmes ? Vous devez être en adéquation avec les valeurs de l’entreprise et les objectifs fixés. «Un comportement exemplaire passe par l’honnêteté, la franchise, une certaine posture, tout en restant soi-même, afin que les valeurs véhiculées par le manager puissent être comprises et adoptées par toute l’équipe avec, à la clé, une forme de respect ou d’acceptation».

 

En revanche, il ne faut pas confondre exemplarité et technicité. «Contrairement à une idée répandue, un manager n’a pas besoin d’être un expert dans chacune des fonctions de ses collaborateurs. Dans son approche, le management est en lui-même une expertise. Surtout, la compétence professionnelle technique et l’expertise n’ont à voir avec le fait d’afficher un comportement exemplaire».

 

2. Fixer des objectifs réalistes

N’exigez pas de votre équipe l’impossible. En plaçant la barre trop haut, l’échec est assuré et la démotivation programmée. Outre des objectifs réalistes, l’idéal est de fonctionner par étape, de façon que chacun des collaborateurs puisse gravir les différents paliers, ce qui booste leur mental par la même occasion.

 

«Il faut également que l’objectif ait du sens, qu’il soit cohérent avec l’activité. Et pour que chaque collaborateur soit motivé, il est nécessaire qu’il dispose d’une certaine autonomie. C’est elle qui permet à chacun de trouver les moyens les plus adaptés pour atteindre ses objectifs». Le rôle du manager est de présenter les objectifs, pas de trouver les solutions pour les atteindre. «Dans les entreprises où le management est trop directif, les équipes deviennent atones», met en garde Thierry Pacaud.

 

3. Tenir compte des compétences de chacun

La motivation est optimale lorsque les collaborateurs travaillent dans un domaine qui les intéresse. Le manager doit donc connaître ses collaborateurs afin de leur confier les tâches les plus adaptées à leurs compétences mais aussi à leurs centres d’intérêt.

 

Mais il est également primordial d’expliquer à chacun que leur tâche s’inscrit dans une perspective globale, ce qui donne du sens à chacune de leurs actions. Ce sont les compétences de l’équipe qui, réunies par la vision stratégique du manager, portent la réussite du groupe.

 

4. Accorder de l’autonomie

L’absence d’autonomie est pénalisante pour les collaborateurs autant que pour le manager. À l’inverse, accorder une certaine autonomie responsabilise et motive chaque membre de l’équipe. Il est également nécessaire de laisser une place aux initiatives personnelles.

 

Pour autant : «Autonomie ne veut pas dire indépendance. Nous sommes aujourd’hui dans un management délégatif. Déléguer, c’est confier à une personne la réalisation d’un objectif ainsi que les responsabilités qu’il sous-tend. Cela ne correspond en aucun cas avec le fait de répartir les tâches, c’est-à-dire donner une tâche à quelqu’un. Motivation et autonomie surgissent alors comme les éléments moteurs de la délégation», précise Thierry Pacaud.

 

Pour déléguer, il faut communiquer l’enjeu de la tâche, expliquez les possibles obstacles, orienter sur l’obtention d’un résultat et non sur l’exécution d’une méthode, établir des indicateurs d’efficacités, avertir sur les conséquences.

 

5. Complimenter

Pas question de se concentrer uniquement sur ce qui ne va pas ! Si les retours négatifs sont indispensables afin que les erreurs ne se reproduisent pas, ce qui permet également à chaque collaborateur de s’améliorer, les signes de reconnaissance sont tout aussi nécessaires.

 

Les félicitations restent un vigoureux dopant, aussi bien pour les personnalités narcissiques que celles rongées par le doute. Toutefois, veillez à bien circonstancier votre «bravo», que ce soit à la cantonade ou par mail, signalez-le jour, l’action et les résultats précis que vous encensez afin que votre collaborateur reste vigilant sur le reste.

 

6. Réchauffer ambiance

Il n’y a pas d’équipe motivée travaillant dans une mauvaise ambiance. La réunion croissants du lundi matin, les pauses chouquettes de 16 heures, les pots surprise, le déjeuner de groupe trimestriel... faire des rituels ou des impromptus festifs réveille l’équipe. C’est classique, mais ça marche.

 

Pour autant : «La bonne ambiance ne rend pas nécessairement une équipe performante ! D’ailleurs, il est possible d’avoir une équipe motivée composée de franc-tireurs», prévient Thierry Pacaud.

Pour motiver efficacement, un manager doit également être un coach, pour faire grandir ses collaborateurs, et un leader, pour recadrer les actions dans une vision globale en lien avec la stratégie de l’entreprise.

 

 

Les erreurs à éviter

- Ne pas motiver lorsque tout va bien.

- Lâcher du lest aux collaborateurs promus.

- Installer une concurrence malsaine au sein de l’équipe.

- Négliger le contact humain.

- Ne pas expliquer ses décisions.

- Traiter tous ses collaborateurs de la même manière.

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