Avec deux confinements, des avions à l’arrêt et des touristes aux abonnés absents, le secteur du tourisme vient de clôturer la pire année de son histoire. La France, première destination touristique mondiale avec 90 millions de touristes par an en temps normal, a été particulièrement impactée.

61 milliards d’euros. Tel est le montant des recettes manquantes pour le secteur du tourisme en France en 2020. Une chute vertigineuse de 41 % due aux conséquences de la crise sanitaire. Les restrictions de déplacement pour limiter la propagation du virus ont conduit à un ralentissement du flux de touristes, ce qui a mis à genoux le secteur.

Ce qui a fait défaut à l’Hexagone, ce sont les touristes étrangers, qui représentent habituellement une large part des recettes générées par la profession. Cette désaffection des visiteurs étrangers tient en un chiffre : 25 milliards d’euros de recettes manquent à l’appel, soit une baisse de 56 %.

Les touristes européens ont remplacé les asiatiques

Les touristes français ont quant à eux généré 31 % de recettes en moins. Conséquence : l’effondrement de la consommation touristique intérieure (-30 %). La part des touristes européens a fortement augmenté en 2020, ce qui a permis de compenser légèrement le recul de la part des visiteurs asiatiques. Dans le détail, l’Ile-de-France est la région la plus impactée, devant Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

2021 sera-t-elle plus clémente pour les professionnels du secteur ? Selon Atout France, l’agence de développement touristique de la destination France, la France devoir voir ses recettes augmenter de 25 % (+ 111 milliards d’euros). Cette progression serait soutenue par la clientèle européenne.

Avant la pandémie, le tourisme représentait 8 % du PIB (près de 56,2 milliards d’euros de chiffres d’affaires) et deux millions d’emplois.

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