Évincé de Renault à l’automne, Thierry Bolloré rebondit en devenant le directeur général du constructeur automobile britannique Jaguar Land Rover (JLR), en remplacement de Ralf Speth qui a dirigé l’entreprise pendant plus d’une décennie.

Le 10 septembre prochain, l’ex bras droit de Carlos Ghosn effectuera son grand retour dans l’industrie automobile. C’est à cette date qu’il prendra ses nouvelles fonctions de directeur général de Jaguar Land Rover. Un poste prestigieux au sein d’une institution en perte de vitesse. Propriété du groupe indien Tata Motors, JLR s’apprête à supprimer plus de 1000 emplois intérimaires au Royaume-Uni. Sur le premier trimestre 2020, l’entreprise a subi une perte avant impôt de 500 millions de livres.

Ancien cadre de Faurecia et Michelin

Recruté pour redresser la barre du constructeur britannique, Thierry Bolloré fera face à de nombreux défis. Outre les difficultés endogènes de Jaguar Land Rover (révolution de la mobilité, crise du diesel, ventes en berne…), l’ancien cadre de Faurecia et Michelin devra également gérer les conséquences de la crise sanitaire et du Brexit. Celui qui a tenu les rênes de Renault durant la période de transition consécutive à l’arrestation de Carlos Ghosn en novembre 2018 a été salué par Natarajan Chandrasekaran, le président de Tata Motors : « C’est un chef d’entreprise reconnu mondialement avec une expérience avérée dans la mise en œuvre de transformations complexes. Thierry Bolloré apportera son expertise à l’un des postes stratégiques de l’industrie automobile. »

Cousin (lointain) de Vincent Bolloré, diplômé d’un MBA à Paris-Dauphine, Thierry Bolloré a quitté Renault en octobre 2019. L’atmosphère qui régnait alors au sein du groupe, sa fidélité à Carlos Ghosn, ses relations difficiles avec Hiroto Saikawa, le patron de Nissan, ainsi que les critiques acerbes du président de Renault Jean-Dominique Senard auront eu raison de son aventure au sein de la firme française.

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