La 53ème édition du plus grand rendez-vous mondial de la conquête du ciel a fermé ses portes ce 23 juin 2019 avec de bonnes nouvelles pour notre industrie aéronautique. Le marché cette année estimé globalement à 140 milliards d’euros de contrats signés.

Airbus devrait recruter plus de 50 000 personnes soit près de 40% de ses effectifs d’ici à 2027 et faire évoluer les compétences, suite aux commandes d’Airbus A321XLR en particulier et des versions « neo » d’autres avions..

Nous avons vu évoluer l’ A350-1000, le gros modèle de la gamme des avions long-courriers de nouvelle génération du constructeur européen, ainsi que l’A330neo et l’A320neo, deux modèles qui ont été remotorisés.

Boeing a signé avec le groupe IAG (British Airways, Iberia, Vueling et Aer Lingus) une intention de commande pour 200 « 737 MAX », pour plus de 24 milliards de dollars au prix catalogue. Il s’agit de la première commande de son moyen-courrier cloué au sol depuis mars après deux crashes aériens en Indonésie et en Ethiopie qui ont fait 346 morts.

Par ailleurs, Qatar Airways a signé cinq « 777 Freighters » supplémentaires pour un total de 1,8 milliard de dollars au prix catalogue, et China Airlines a annoncé son intention de commander jusqu’à six de ce long-courrier. Boeing a enfin annoncé une commande pour un autre de ses avions cargo, le 737-800BCF. Elle provient d’ASL Aviation Holdings pour vingt exemplaires, dont dix fermes.

Grande nouveauté cette année, Airbus et Boeing exposent pour la première fois des maquettes de «voitures volantes» : le Vahana pour Airbus et le PAV pour Passenger Air Vehicle, un aéronef autonome dédié au transport de passagers, pour Boeing.

Le salon a accueilli aussi plusieurs aéronefs militaires, avec le Rafale français, toujours star du Salon, ainsi que l’Eurofighter européen et le F-35 américain (qui ne volera pas) amené par le ministère de la Défense américain, pour la première fois, le chasseur sino-pakistanais JF-17 Thunder. On y voit aussi l’Airbus A400M, le ravitailleur MRTT Phénix ou encore les hélicoptères Tigre et NH90, ainsi qu’une maquette du Guépard, le futur hélicoptère interarmé développé par Airbus Helicopter sur la base du H160 civil. Pendant le week-end, le salon accueille aussi des appareils plus anciens ainsi que des avions de voltige.

Frappée par les sanctions économiques de l’Union européenne, la Russie ne présente pas d’avions de combat et ‘équipements militaires cette année au salon du Bourget, ce qui ne l’empêche pas de négocier de futurs contrats pour ses avions et hélicoptères, civils et militaires, rapporte l’AFP. Sur le tarmac, pas de chasseurs Sukhoï, MiG ni d’hélicoptères. L’exposition d’aéronefs russes est constituée d’un bombardier d’eau amphibie, le Beriev BE-200, et de deux hélicoptères civils multirôles ANSAT.

L’avion civil moyen-courrier Sukhoï Superjet 100, fierté de l’industrie aéronautique russe, dont l’un des modèles s’est enflammé début mai lors d’un atterrissage d’urgence à Moscou faisant 41 morts, n’est pas présent non plus. La Russie est le deuxième exportateur mondial d’armements. Les sanctions européennes, qui touchent des banques, des entreprises de défense et des compagnies pétrolières russes, ont été décidées à l’été 2014, au plus fort de la crise ukrainienne. Les États-Unis vont même plus loin en menaçant de sanctions toute entité ou pays qui conclut des contrats d’armement avec des entreprises russes, il est bon de le savoir.

Grondements de moteurs, balais d’avions, objets volants du futur… Le public jeune ou moins jeune ont pu approcher tous ces avions civils et militaires, s’initier au pilotage dans des simulateurs, monter dans le cockpit des avions et rencontrer les professionnels surtout dans Le lieu « l’avion des Métiers » pour consulter les offres d’emploi et recueillir les bonnes adresses d’école et de stage.(15000 recrutements en 2019 dont 7300 contrats en alternance).Au cœur de l’innovation l’espace « Paris Air Lab » leur ont offert des découvertes selon les thématiques dans la recherche aéronautique et spatiale. Thalès a présenté, entre autres, un nouveau tableau de bord digital FlytX pour faciliter le pilotage et sécuriser les vols civils et militaires dans l’espace aérien.

Le salon du Bourget 2019, c’est donc l’occasion rêvée pour assister aux spectacles aériens. Le Rafale de Dassault, les gros transporteurs d’Airbus ou de Boeing, les hélicoptères civils et militaires…. Mais ce n’est pas tout, cette année est aussi celle des innovations et des moyens de transports de demain, à l’instar des taxis volants !

Cette année nous fêterons les 50 ans des premiers pas de l’homme sur la lune, le 20 juillet 1969, un nouveau voyage est prévu pour envoyer des Américains sur la Lune dès 2024. C’est ce qu’a assuré Jim Bridenstine, le patron de la Nasa, l’agence spatiale américaine, au Bourget.

La Nasa travaille depuis des années sur la mega-fusée SLS et le vaisseau Orion qui abritera les astronautes. Elle va aussi s’appuyer sur l’industrie privée pour fournir les éléments d’une mini-station en orbite lunaire. Reste le gros problème de l’alunisseur, qui sera chargé de déposer les astronautes sur la Lune et les ramener ensuite à la station et qui n’a pas encore été financé. « Les 20 à 30 milliards de dollars sur cinq ans représentent les sommes additionnelles dont nous avons besoin pour cet atterrisseur », a précisé Jim Bridenstine.

L’avenir est dans l’avion « tout électrique », la filière doit franchir des marches technologiques avant de lancer une nouvelle génération d’avions, à horizon 2050. D’ici là, les industriels travaillent sur des drones et autres taxis volants. les enjeux sont énormes, car selon les projections d’Airbus et Boeing, la flotte mondiale va continuer de doubler tous les quinze ans, pour suivre l’augmentation du nombre de voyageurs.

Alors tenez-vous prêts pour les nouvelles aventures sur la lune et sur mars, c’est pour bientôt ! Tintin a devancé les américains sur la lune mais mars faisait partie aussi de ses rêves….

Etienne LE SIDANER

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