La Chine est déterminée à apporter beaucoup d’eau au moulin de l’économie mondiale en difficulté. Elle va, dès début 2021, baisser sensiblement ses tarifs douaniers à l’importation en faveur de plus 800 produits. Dans une université canadienne, un Américain a expliqué pourquoi le monde devrait compter sur ce géant asiatique.

Début 2020, alors que les perspectives économiques étaient encore bonnes pour plusieurs pays, l’apparition de l’épidémie du Covid-19 est revenue remettre tout à plat. Jusqu’à l’heure actuelle, l’économie mondiale peine encore à se remettre du choc de cette pandémie.

Si cette crise sanitaire a donné l’impression de bloquer la machine, elle aura plutôt été révélatrice de la capacité de la Chine à fluidifier l’engrainage.

Bloggeur américain, très suivi sur les réseaux sociaux, Cyrus Janssen, a, dans une conférence animée dans une université canadienne, souligné l’importance de l’ouverture de la Chine, notamment de la disponibilité de son marché aux investisseurs étrangers, sous oublier les avantages que ce pays représente en termes des technologies.    

Pour autant que les mesures de prévention et de contrôle du Covid-19 avaient forcé les entreprises chinoises de fabrication des pièces détachées d’arrêter le travail, l’industriel automobile Hyundai Motors ne pouvait faire autrement que de mettre les clés sous le paillasson. Autrement dit, sa production dépendait des activités économiques en Chine. Cet exemple, qui n’est pas le seul, laisser penser que c’est une chance pour le monde de voir la Chine non seulement accélérer sa reprise économique, mais aussi faire le vœu de contribuer à la croissance de l’économie mondiale, à travers la poursuite de son ouverture, une politique qui se concrétise par l’adoption de plusieurs lois à l’intérieurs qui concours à l’amélioration de son environnement économique. La plus importante d’entre elles, c’est la loi portant investissements étrangers en Chine. Plusieurs facilités sont accordées aux opérateurs économiques de tout bord qui aimeraient investir en Chine.

La ruée vers la Chine

Pour lier l’utile à l’agréable, la Chine s’est investie dans l’organisation de plusieurs cadres d’échanges économiques : la Foire de Canton, le Salon international du commerce des services, l’Exposition internationale d’importation de Chine(CIIE) ainsi que l’Exposition Chine-ASEAN. La troisième CIIE, par exemple, a réalisé un chiffre d’affaires intentionnel calculé sur un an de 72,62 milliards de dollars, soit une hausse de 2,1% par rapport à l’édition précédente.

C’est dans la foulée de cette volonté affichée de la Chine que des géants comme  BMW, Daimler, Siemens, Toyota, LG et BASF ont pris l’engagement d’augmenter leurs volumes d’investissements en Chine, alors d’autres grands noms se basculent déjà au portillon.

Et, au quotidien économique japonais de déduire : « il est évident que l’économie mondiale est fortement dépendant de la Chine».

Très précisément, l’utilisation réelle des capitaux étrangers par la Chine s’est accrue de 6,3% pendant les 11 premiers mois de l’année 2020.

Malgré cet embelli, la Chine ne compte pas s’arrêter là. À partir du 1er janvier 2021, elle imposera un taux provisoire de droits de douane sur 883 articles, qui sera inférieur à celui accordé à la nation la plus favorisée.

Dans les dix prochaines années, la Chine sur l’objectif de voir ses importations cumulées exploser la barre symbolique de 22 000 milliards de dollars.

Il va sans dire que la Chine, résolument engagée dans une nouvelle phase de développement, va tenir ses promesses consistant à la fois à ne jamais fermer ses portes et à s’ouvrir davantage. Sans doute, un crédo qui pourrait bien contribuer à la reprise de l’économie mondiale et à la construction d’une économie mondiale ouverte.

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