Créé en 2003, le groupe Français DLSoftware est spécialisé dans la création des ERP métier (progiciel de gestion intégré) destinés aux PME et ETI. Au total, l’entreprise compte 30 ERP métiers, 18 éditeurs métiers, 1 200 collaborateurs et 100 000 clients. Entretien avec Jacques Ollivier, Président du groupe DL Software.

Entreprendre : Pouvez-vous nous présenter DL Software en quelques mots ?

Jacques Ollivier : DL Software est aujourd’hui le leader français de l’édition d’ERP métier. Notre groupe se compose de 18 sociétés et cible un grand nombre de secteurs : immobilier (Gercop, Egide, Wipimo et Jestimo), santé/assurance (CIM, Juxta, Pyxistem, Infoelsa et Sephira), distribution (Fastmag, Ginkoia, Futurosoft, Devlyx et bientôt nous l’espérons Bimedia[1]), CHR (Serca et Serig), BTP (Onaya, DL Négoce), secteur public (Antibia) et tourisme (Flag Systèmes). 

DL Software connaît une forte croissance, portée notamment par de récentes acquisitions, dont celle de Gercop en 2021, éditeur de logiciels pour les professionnels de l’immobilier, qui compte 20 000 clients et emploie 330 collaborateurs. En 2021, DL Software s’apprête ainsi à doubler son chiffre d’affaires, mais aussi ses effectifs et sa marge, pour atteindre 150 millions d’euros cette année. Nous sommes désormais plus de 1 200 experts des métiers de nos clients (près de 100 000) et acteurs de leur transformation digitale !

Quelle politique d’acquisition adoptez-vous ?

La croissance externe fait partie intégrante de l’ADN de DL Software. Notre politique d’acquisition a toujours été à la fois dynamique et réfléchie. Depuis l’arrivée au capital du fonds d’investissement américain TA Associates en avril dernier, nous avons encore accéléré dans ce domaine. Nous avons également beaucoup œuvré pour améliorer notre processus de détection et de qualification de projets, tout en confortant notre réputation d’acheteur sérieux. Le nombre d’affaires conclues depuis 18 mois et en dépit du Covid, nous confère également une nouvelle visibilité auprès des entreprises candidates à la reprise d’une part, et de l’écosystème M&A d’autre part. 

Notre ambition est de démontrer que notre modèle semi-intégré est scalable. Semi-intégré parce que nous garantissons aux entreprises qui nous rejoignent leur autonomie opérationnelle, gage de leur agilité et donc de leur performance, tout en leur apportant un appui opérationnel et stratégique, notamment dans l’évolution des méthodes et dans le soutien aux investissements à plus long terme.

Scalable parce que notre modèle décentralisé est particulièrement attractif pour des hommes et des femmes talentueux et alignés sur notre système de valeurs entrepreneuriales. Ces hommes et ces femmes, vous les connaissez, ils constituent le cœur du lectorat de votre média ! Comme vous, je suis convaincu que la France dispose d’un réservoir de talents inépuisable, toute génération confondue. Notre modèle est là pour les accueillir avec leurs équipes, au service d’un projet de développement cohérent.

Nous concentrons nos réflexions principalement sur des entreprises déjà profitables et dont l’activité repose sur une large base de clients. Si comme tout acteur du logiciel nous priorisons les revenus récurrents, la conversion du modèle économique vers le SaaS fait également partie de notre savoir-faire. 

Mais je le rappelle, au-delà du projet économique et technique, ce qui nous détermine c’est également la cohérence culturelle de nos équipes respectives. Il nous arrive, sur ce seul critère, de nous intéresser à une structure plus jeune, qui chercherait encore son modèle économique, mais dont le vivier de talents nous permet d’envisager un avenir plus ambitieux dans notre écosystème. Ce mixte générationnel que l’on recherche chez nos dirigeants entrepreneurs fait partie de la richesse du groupe DL Software.

Tous ces facteurs font du modèle original de DL Software, un modèle particulièrement évolutif, pour des équipes au tempérament d’entrepreneurs et au service du développement de nos clients.

Quelles sont vos ambitions à court et moyen termes ? 

Notre modèle a prouvé son efficacité sur le marché français. Nous sommes convaincus qu’il est exportable. Jusqu’à présent, nous nous sommes concentrés sur le marché français qui recèle encore de nombreuses très belles opportunités, mais notre perspective est d’étendre notre influence en Europe, en commençant par l’Europe du sud plus proche culturellement. La Suisse et la Belgique sont également des marchés que nous regardons parce que nous y avons déjà de nombreux clients. Nous nous intéressons à des zones économiques où le marché de l’édition de logiciels est encore fragmenté et où l’activité M&A est peut-être encore un peu moins concurrentielle qu’en Europe du nord. 

Parce que cela prend du temps de détecter de potentiels candidats à la reprise et de se projeter dans une nouvelle activité, nos acquisitions sur ces territoires auront nécessairement des tailles relativement significatives, avec l’ambition d’en faire des plateformes de build-up dédiées à leur territoire.

A plus court terme, nous venons de réaliser simultanément 3 closings, le 28 octobre dernier avec le rachat de Gercop et Jestimo dans le secteur immobilier et de Sephira dans le secteur de la santé. Illustration très récente s’il en est de notre ambition. Confidence pour confidence, 9 mois seulement après l’arrivée de notre partenaire TA Associates, nous avons déjà atteint plus de la moitié des objectifs que nous nous étions fixés à 4 ans.

Finalement, je crois que notre ambition ultime sera encore et toujours de surprendre le marché !

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