De notre envoyé spécial Antoine Bordier

Rappelez-vous, il y a un an, déjà, nous les avions suivies, à travers leurs aventures humanitaires. Anelga, Lara et Lori nous racontaient leurs histoires au service des familles abandonnées, blessées et déshéritées d’Arménie.

Certaines n’avaient toujours pas refait surface à la suite du tremblement de terre de 1988. D’autres, lors de la guerre de 2020, ont été, du jour au lendemain, jetées sur les routes de l’exode. Reportage sur cette fondation et ces « dames de cœur », qui soignent l’Arménie blessée tout en espérant construire son avenir.

Le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan, pays voisin de l’Arménie, peuplé de 10 millions de musulmans, bombardait Stepanakert, la capitale de la République auto-proclamée d’Artsakh, dans le Haut-Karabakh. Sur ces terres ancestrales arméniennes, peuplées de près de 150 000 habitants, vivent plus de 95% d’Arméniens. Il faut se replonger dans son histoire, pour bien comprendre et appréhender l’enjeu de cette région tant convoitée, au fil des siècles. Limitons-nous au siècle dernier. Le 4 juillet 1921, cette région, conquise l’année précédente par l’URSS est rattachée par Staline à l’Azerbaïdjan. L’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Géorgie forment la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie. Au creuset de l’histoire, il est intéressant de constater que quelques semaines auparavant, les 7 membres du Comité gouvernemental de cette république ont voté à 4 voix contre 3 pour le rattachement du Haut-Karabakh à l’Arménie. Puis, le 4 juillet à la suite de soulèvements anti-soviétiques, sous l’impulsion de Staline, le Comité se dédit et décide de rattacher le Haut-Karabakh à l’Azerbaïdjan.

Le Haut-Karabakh, terre arménienne spoliée

67 ans plus tard, en 1988, avec l’arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev et la mise en place de sa politique de dégel (la glasnost), les Arméniens du Haut-Karabakh réclament et votent pacifiquement leur indépendance. La seule réponse de Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan : la répression sanglante, qui a fait, entre le 12 et le 19 janvier 1990, des dizaines de morts et des centaines de blessés. L’Arménie vole, alors, au secours des Arméniens du Haut-Karabakh. Les deux pays entrent en guerre. En 1994, la victoire est arménienne. Cette guerre a fait plus de 30 000 morts. Le Haut-Karabakh devient, véritablement, indépendant. Et, il faut attendre 2017, pour que la République d’Artsakh soit fondée. Puis, le 27 septembre, c’est de nouveau la guerre. Vous connaissez la suite…

De nombreux auteurs et historiens ont écrit sur le Haut-Karabakh, comme Anahide Ter Minassian, décédée en 2019. Elle a notamment écrit La Question arménienne, en 1983. Il faut saluer, aussi, l’ouvrage de Jean-Pierre et Annie Mahé, Histoire de l’Arménie des origines à nos jours, paru en 2012. Les racines arméniennes plongent bien dans cette région de l’Asie Mineure, depuis l’Antiquité. Sans aucun doute, le Haut-Karabakh est arménien.

Alors que le patrimoine des Arméniens y est doublement millénaire et majoritaire, celui des Azéris ne date que du 19è siècle. Et, on ne parle que de 3 ou 4 mosquées à comparer au millier de monuments arméniens datant du Moyen-Age.

Le temps d’une guerre et d’une barbarie

En Belgique, ce 27 septembre 2020, Anelga Arslanian a pleuré, comme tant d’autres. La maman de Lori et de Lara, s’en souvient encore : « Quand, j’ai appris cette nouvelle agression, j’étais d’une tristesse infinie ».Alors que la capitale de Stepanakert est sous les bombes des drones turcs et israéliens, Anelga et ses filles se mobilisent. C’est Lara, la cadette, qui, avec deux de ses amis, Sarine Semerjian, et Garabed Bardakjian, décide de lancer une vente aux enchères d’œuvres d’art. L’opération est une réussite. Elle collecte une centaine de milliers d’euros en quelques jours. Toute cette collecte est, ensuite, envoyée à des associations en Arménie, pour subvenir aux besoins des premiers réfugiés, jetés sur les routes dès le mois d’octobre. Toute la famille Arslanian apporte son soutien à Lara. Lori, créatrice de bijoux, lui confie des bagues. Anelga, en tant que médecin, comprend tout de suite les besoins de ces familles déplacées, qui marchent en direction de Goris, ville située de l’autre côté de la frontière. Là, dans cette petite capitale de la Francophonie, les familles sont à l’abri. Elles n’ont pu emporter avec elles que le strict nécessaire, leurs papiers et quelques souvenirs. Elles croient partir pour un temps, assez court. Mais, elles vont tout perdre le temps d’une guerre, d’une défaite en 44 jours. Reviendront-elles ?

Face à ce cauchemar, Anelga se souvient de ses premiers pas en Arménie : c’était en 1988. « Le tremblement de terre de Spitak a surpris tout le monde. En quelque sorte, il a réveillé la diaspora, qui avait été muselée par l’ex-URSS. » Les 7 millions d’Arméniens disséminés à travers le monde – depuis des siècles, mais surtout depuis le génocide perpétué par le gouvernement des Jeunes Turcs entre 1915 et 1921 – se mobilisent au chevet de l’Arménie. Comme pour Anelga, certains se rendent pour la première fois sur la terre de leurs ancêtres. Ils aident, soignent et investissent dans les infrastructures d’eau et d’électricité. Ils (re)construisent des quartiers entiers, comme celui qui porte le nom de Charles Aznavour à Spitak. Ils (re)construisent des écoles, des églises, et, des hôpitaux. « Depuis 1988, raconte Anelga, nous sommes venus une vingtaine de fois en Arménie. » Lori, elle, se souvient de son premier séjour en Arménie. « C’était en 1992, j’avais 8 ans. C’était dure car nous n’avions que 7 minutes d’eau chaude par jour. L’Arménie était triste, grisâtre. Toutes les femmes étaient habillées de la même façon. » Aujourd’hui, l’Arménie a changé et s’est modernisée en partie. Mais ses vieux démons se sont réveillés. Face à ces ténèbres brillent les douces lumières de la diaspora, dont celles de la Fondation Arslanian.

33 familles debout  

En mai 2021, il y a un an, Anelga et Lori passent tout le mois de mai en Arménie. Ces « dames de cœur », comme certains les appellent, sillonnent le pays peuplé de moins de 3 millions d’habitants, grand comme la Bretagne. En tout, ce sont une trentaine de familles qu’elles aident. Un an plus tard, elles sont de nouveau sur le terrain. « Cette année, elles sont, exactement, 33 » précise Anelga. Parmi ces familles, 7 vivent dans la région de Lori, au nord, moins d’une vingtaine vivent à Erevan. Ces-dernières sont des familles de réfugiés de l’Artsakh (qui ont tout perdu). Il y a, aussi, les 2 familles de Goris et les 5 de Stepanakert. L’année dernière Anelga et Lori devaient se rendre à Goris et à Stepanakert, en passant près de Chouchi, la capitale culturelle de l’Artsakh tombée aux mains des Azéris, (la dernière ligne de front au moment du cessez-le-feu, du 9 novembre 2020). Mais, le 13 mai 2021, l’incursion de plusieurs centaines de soldats azéris, qui ont fait une percée de 3 à 5 km à l’intérieur de l’Arménie, près de Goris, dans le sud-est, les en a empêchées. Des partenaires locaux ont alors pris le relais dans ces endroits qui restent, encore aujourd’hui, à haut-risque.

« Les besoins des familles sont très grands. Nous ne sommes qu’une petite goutte d’eau. Nous aimerions aider davantage. Avec nos relais locaux, nos bienfaiteurs aident ces familles mensuellement. Nous avons mis en place, sous le label de notre fondation, un système de parrainage. Financièrement, des bienfaiteurs leur versent l’équivalent d’1/3 ou de la moitié d’un SMIC. Puis, avec Lori, nous allons sur le terrain visiter les familles. Nous leurs apportons du réconfort, des vêtements, et, un peu d’argent. Nous recensons leurs besoins. Notre objectif est de les aider sur le long terme. »

72 heures avec la fondation

Le rendez-vous a été pris au téléphone : « Nous partons en mission pendant 3 jours dans la région de Shirak et de Lori, vous êtes le bienvenu ! ». Les téléphones raccrochent. La fondation se rend du 12 au 15 mai dans le nord du pays. Le camp de base est situé à Gyumri. D’Erevan, il faut 2 bonnes heures pour rejoindre la deuxième ville du pays, située au nord-ouest. Cette ville, capitale culturelle du pays, est surprenante. Elle n’en impose pas par sa population, qui se chiffre à 120 000 habitants. Et, en 1988, lors du séisme, elle a été en partie détruite.

Les cloches de la cathédrale sont tombées. Il reste, encore, quelques vestiges des conséquences de ce tremblement de terre. C’est son vieux centre, ses vieilles places, ses parcs et jardins, ses monuments en cours de restauration, sa cathédrale, ses églises, ses écoles d’art et ses musées qui attirent les foules et les regards. Les jours fériés et le week-end, elle grouille de milliers de touristes venus de France, d’Allemagne, de Belgique, de Russie, de Géorgie, d’Iran, d’Israël, et, de l’intérieur du pays.

« Vous allez voir, cette ville est incroyable, l’art y est partout », introduit Raffi, le mari d’Anelga. Le voyage se passe bien. Les paysages sont à couper le souffle. Depuis Erevan, dont l’altitude est de 1200 mètres, ils alternent prairies de pierres et prairies verdoyantes, collines dénudées et collines boisées. Au loin, les massifs montagneux de la Petite Caucase sont dégagés et leurs sommets sont maculés de blanc. On a envie de les toucher du doigt, et de les croquer. Seuls, des nuages aux formes géométriques les tutoient. Gyumri est posée sur un plateau situé à 1500 mètres d’altitude. L’air y est, encore, plus pur. La route M1 qui traverse ce paysage printanier, où les célèbres coquelicots rouges ont fait leur apparition, est parfois jonché de nids de poule. « Ils sont en train d’en construire une nouvelle », indique Hapet, le chauffeur. Il connaît la route par cœur et les évite soigneusement.

Une salle de bain toute neuve

Le lendemain, les visites commencent sur les chapeaux de roue. Alors que Raffi part à ses rendez-vous, les « dames de cœur » sont, déjà, sur le qui-vive humanitaire. « Dans les villages, aux alentours de Gyumri, c’est le quart- monde », explique Anelga. Mais, la pauvreté est encore plus criante dans les villages reculés, qui ont moins de moyens. Il n’y a pratiquement pas de route, que des chemins de terre, dont les pentes avoisinent, parfois, les 10°. La fondation aide des familles qui vivent en autarcie, avec moins de 200 euros par mois. Les villageois (quelques centaines à quelques milliers par village), vivent principalement de l’agriculture. Les enfants (2 à 4 par famille) vont à l’école du village. L’emploi du temps de la fondation est chargé. Ce ne sont pas moins de 7 familles qu’elle va visiter. Direction la région de Lori, plus à l’est. Elle s’arrête dans des villages comme Shenavan, Vahakni, Lousaghpuyr, Koukark, Yegheknoud. Tous les cas sont différents. Mais un fil rouge les rassemble : celui de la misère. Dans certaines familles le papa est, soit, absent, soit, malade, soit, décédé. Quand il est présent et qu’il peut travailler, il élève une ou deux vaches, un ou deux veaux, une demi-douzaine de poules. Pas plus. Et, il fabrique du fromage. Leurs maisons ressemblent à des baraques, des fermettes faites de tôles, de bois et de parpaings, qui seraient qualifiées d’insalubres dans nos contrées riches et modernes. Alors que le soleil brille au zénith, et, que les températures, dépassent les 17°C, penser à l’hiver fait frissonner.

Dans d’autres familles visitées, il n’y avait même pas de salle de bains. La fondation y a remédié. Dans une autre famille, c’est une fratrie entière qui survit dans le village de Shenavan. Les deux frères sont handicapés. C’est leur sœur aînée qui s’occupe d’eux au quotidien. C’est la grande pauvreté. La sœur est à bout de souffle. D’ailleurs, elle-même est malade. En tout, la maisonnée reçoit moins de 100 000 drams (moins de 200 euros), alors que le salaire moyen varie entre 150 000 et 200 000 drams (300 et 400 euros). Par conséquent, c’est la solidarité familiale et villageoise qui joue. A chaque déplacement de la fondation, Anelga et Lori sont reçues par le maire du village concerné. Ce-dernier a bien compris que la sortie de la misère de son village passait par l’aide de la diaspora. Anelga et Lori sont, donc, les bienvenues. A dose homéopathique, ou de façon plus importante, en fonction des besoins constatés, elles font un bien fou à ces familles et à ces villages.

Une famille au défi de l’adolescence

La fondation offre, aussi, des animaux, comme des poules, des vaches. Dans cet environnement où la nature reste généreuse, ces « dames de cœur » leur apportent une fine lumière, un arc-en-ciel, un peu de bonheur, des raisons d’espérer.

La voiture repart, en direction de Vanadzor, à l’est. Au nord de Vanadzor, le véhicule emprunte difficilement une route pierreuse de montagne. Nous sommes à Dsegh, un petit village perdu à 2 000 m d’altitude. La voiture souffre un peu. Elle s’arrête en contre-bas d’une maison. Le reste se fait à pied. C’est la dernière famille visitée de la journée. La jeune adolescente pétillante de l’année dernière semble plus sombre. Suzy ne sourit pas. Cette fois-ci son frère, Kévork, est avec elle. Ils vivent avec leurs parents malades. Ils sont tous les deux en mauvaise posture. Conséquence, la jeune fille a arrêté ses cours de danse pour soutenir un peu plus sa maman malade. Lors de la visite le père est absent. Quant à Kévork, la tristesse se lit, aussi, sur son visage. De plus, comme s’il fallait que les choses soient encore plus compliquées, il est malade du cœur. A 18 ans, il s’apprêtait à faire son service militaire, qui aurait pu lui servir de bouffée d’oxygène, le sortir de son pauvre village, afin qu’il pense à son avenir. Mais, il va être réformé.

Lori est assez émue de cette rencontre : « Oui, cette famille vit avec beaucoup de difficultés. Et, ce qui me touche le plus, c’est de voir les enfants arrêter leurs activités extra-scolaires pour s’occuper de leur maman. C’est comme s’ils mettaient entre parenthèse leur avenir. Je me sens démunie… » L’avenir de ces adolescents ? Question en suspens…

« Au-dessus d’un poulailler »

« Et, dire que l’année dernière, ils vivaient au-dessus d’un poulailler », ajoute Lori. Comment est-ce possible ? Ils ont déménagé, dans une maison en dure, qui a été mise à leur disposition, gratuitement, par une famille qui vit en Russie. Mais, ils n’ont pas de salle de bain. Ils se lavent dans la cuisine ou chez le voisin. Quelle vie. Nous descendons dans les profondeurs du quart-monde. En hiver, lorsque les températures chutent à -10 ou -20 °C, comment vivre dans cette maison ondulée ? Là encore, le chauffage est spartiate. Il y a celui de la cuisine. Ici, les normes environnementales de l’Europe de l’Ouest sont hors-sujet. Certaines maisons ne sont même pas alimentées au gaz. Les familles se chauffent, alors, avec du bois, qui n’est pas bon marché.

La nuit commence à tomber. C’est l’heure du retour à Gyumri. Dans la voiture, le silence est rempli d’émotion, de ces familles visitées, de ces villages traversés. L’air est frais. Les paysages caucasiens défilent à vive allure. La voiture roule doucement devant l’immense cimetière, à l’entrée de Gyumri. A même la route, et, à flanc de collines verdoyantes, des milliers de tombent ont été creusées. Elles rappellent le tremblement de terre de 1988, et, la guerre de 2020. Les tombes des jeunes soldats, de 18 à 20 ans, floquées d’un drapeau arménien se comptent par centaine.

Un rêve : 1 tracteur – 1 village

La mission se termine ce dimanche 15 mai, avec la visite de la famille Antonyan. Elle vit à 20 minutes de Gyumri. Plusieurs drames familiaux ont frappé cette famille composée de 6 personnes. A la suite de la mort du mari, pendant la guerre de 44 jours (il s’était porté volontaire) toute la famille est partie vivre chez la grand-mère, veuve, dans le petit village de Basen, situé à 15 km au sud-ouest de Gyumri. C’est là où se rend la fondation.

Le village semble moins pauvre que les précédents. Il est posé sur une prairie verdoyante. Au loin, un lac artificiel où une dizaine de pécheurs locaux se sont donnés rendez-vous. La voiture passe devant une vieille moissonneuse-batteuse russe garée dans un prés. Le soleil est radieux. A l’arrivée, les jumelles de 6 ans jouent dans la cour. Les deux femmes, veuves, descendent l’escalier de la grande maison. Christine, la maman des jumelles, et Gayané, sa fille aînée de 17 ans, sont contentes de revoir Anelga et Lori. Entre les femmes, une alchimie mystérieuse, faite d’amitié, de profond respect et de solidarité, semble s’opérer. Simon, le seul fils de 15 ans, n’est pas là. Depuis un an, la fondation accompagne cette famille tous les mois, via un bienfaiteur Belge. Avec cette dernière visite, la mission de la fondation se termine par un coup de cœur : « Finalement, nous formons une seule et même famille », ajoute Anelga après les embrassades d’au-revoir et le partage de cadeaux.

La veille, la Fondation Arslanian a inauguré deux tracteurs, qui ont été livrés dans les villages d’Arevashogh, au nord de Spitak, et, de Dsoragyugh, au nord-est de Vanadzor. « Nous avons initié cette idée 1 tracteur – 1 village, il y a tout juste un an », raconte Anelga. « Lors de nos visites, organisées par Lilia, notre correspondante locale, cette idée nous est venue à la suite d’une discussion que nous avons eue avec un maire. Il nous a dit : “ Avec un tracteur, ici, vous changez la vie du village.” Cette idée s’est ensuite transformée en projet. » De retour en Belgique, les deux femmes sont invitées à présenter les activités de leur toute jeune fondation, créée en 2021, dans le cadre du Rotary Club de Rhode Saint Genèse, à Bruxelles. Elles présentent le projet : 1 tracteur – 1 village, dans le détail. Quelques semaines plus tard, la Fondation Arslanian reçoit un don du Rotary, qu’elles abondent. Puis, un autre don. « C’est comme cela que nous avons pu, en si peu de temps, et de manière très efficace, acheter et livrer ces deux tracteurs. »

« Et, si nous pouvions faire plus ? »

Dans ces deux villages, peuplés de 4 000 et de 500 habitants, c’est la fête. La fondation est accueillie simplement, mais avec les honneurs, par les autorités du village et les familles. Des danses folkloriques sont orchestrées pour remercier les bienfaiteurs. Toutes les générations sont représentées. Les tracteurs sont inaugurés aux sons des chants, et, des instruments de musique. A son tour, Anelga remercie les autorités et tous ceux et toutes celles qui ont participé à la réussite de ces opérations. Elle n’oublie pas ses bienfaiteurs.

Le maire prend la parole : « Avec ce tracteur, flambant neuf, et tout son équipement, vous changez la vie du village. Nous allons passer d’une semaine de travail à la main, à 1 heure de travail nécessaire pour cultiver la terre. » Les 200 hectares de terres exploitables du village vont pouvoir être travaillés avec un rendement méconnu jusque-là. De nouvelles perspectives de développement s’ouvrent…Le bouche-à-oreille va, certainement, dans les jours qui viennent faire son office de médiateur.

Sur la route du retour, Anelga est interrogative : « Et, si nous pouvions faire plus ? Aider davantage de familles, livrer davantage de tracteurs… » Lori, à l’avant de la voiture, se retourne : « Pourquoi pas ! » Et, Raffi ajoute : « Nous allons le faire… ».

Pour en savoir plus et aider la Fondation Arslanian : https://www.arslanianfoundation.org/

Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER

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