Liviu Apolozan, fondateur de DocProcess

DocProcess, une entreprise technologique roumaine, installée en France, avec une empreinte internationale, lance un nouveau positionnement de marque et une nouvelle identité visuelle dans le cadre d’une stratégie d’expansion mondiale. Entretien avec Liviu Apolozan, fondateur de DocProcess.

Avec une présence établie en Roumanie, en France, en Belgique et au Luxembourg, DocProcess est maintenant prêt pour la nouvelle phase de déploiement de l’expansion alors qu’il vise à atteindre au-delà de l’Europe et à gagner de nouveaux clients aux États-Unis et dans la région APAC.

Les applications construites avec l’aide de la plateforme DocProcess aident les entreprises à augmenter leurs rendements en leur permettant de prendre le contrôle de leurs processus commerciaux de bout en bout, avec leurs partenaires. En ayant un contrôle total et une visibilité sur les processus, qui incluent la gestion des contrats, l’achat au paiement, la commande au paiement, la logistique et bien d’autres, les entreprises peuvent évoluer plus rapidement, tout en économisant du temps et de l’argent. La plateforme DocProcess est personnalisable et compatible avec plus de 200 logiciels comptables et ERP différents.

L’objectif 2022 sera de devenir un acteur majeur et incontournable dans le domaine des solutions d’automatisation et de rentabilité des processus métier.  

Le marché de la facturation électronique était estimé à 4,3 milliards d’euros en 2019 et devrait atteindre 18 milliards d’euros d’ici 2025.en raison du nombre croissant de gouvernements dans divers pays qui commencent à imposer ce type de projet de loi tant au secteur public qu’au secteur privé. En France, où DocProcess est présent via une agence locale depuis 2019, la facture électronique est déjà obligatoire depuis le 1er janvier 2020 pour la relation B2G. Il est prévu d’imposer des obligations de facturation électronique en plusieurs étapes dans les années à venir, dans le but ultime de rendre la facturation électronique obligatoire pour tous les types d’entreprises, y compris les petites et moyennes entreprises et les micro-entreprises, à partir du 1er janvier 2026.

Les solutions d’automatisation DocProcess sont utilisées par plus de 3 500 entreprises, des multinationales telles que Carrefour, Cora, Lactalis, Mondelez, Strauss, Saint-Gobain, eMAG à E-Boda, Altex et Flanco.

Pouvez-vous présenter DocProcess en quelques mots ?

Liviu Apolozan : DocProcess est un éditeur de logiciel SaaS français proposant des solutions de Business Ecosystem Automation. Fondée en 2005 avec la volonté de répondre aux besoins de numérisation des entreprises, DocProcess leur permet d’optimiser et d’automatiser leurs processus tout en assurant la continuité digitale avec leur écosystème (clients, fournisseurs, partenaires).

La plateforme DocProcess offre une variété de solutions pour répondre aux besoins spécifiques de chaque entreprise : facturation électronique Procure-to-Pay, Order-to-Cash, logistique, gestion des contrats, optimisation de trésorerie, e-catalogue, gestion des documents et archivage électronique.

Aujourd’hui, DocProcess accompagne près de 3 500 clients dans la transformation numérique de leur écosystème, en leur assurant une visibilité sur l’ensemble de leurs activités, pour ainsi réduire leurs coûts et leur permettre de se concentrer sur leur cœur de métier.

Quel est l’état actuel de la digitalisation des systèmes financiers en France ?

En France, les initiatives de digitalisation de la fonction finance sont encore faibles. Selon une étude BearingPoint, les directeurs financiers français disposent de la plus mauvaise perception de leur niveau de maturité digitale avec un moyenne de 4,6/10, un chiffre témoignant des progrès nécessaires à réaliser.

Même si la crise sanitaire a conduit, voire contraint les organisations à repenser la place du digital au sein de leurs processus, la digitalisation de la fonction finance constitue encore aujourd’hui un défi pour celles-ci.

Elles vont pourtant devoir repenser leurs projets d’automatisation rapidement puisqu’à compter de 2026 l’intégralité des entreprises assujetties à la TVA établies en France, seront soumises à la dématérialisation des factures. Avec l’évolution des législations en vigueur, la transformation numérique n’est donc plus une option mais doit désormais faire partie intégrante de la fonction finance.

Quels sont les bénéfices apportés par le développement d’une stratégie de transformation numérique ?

La mise en œuvre d’une stratégie de digitalisation peut être perçue par les entreprises comme complexe. Pourtant, il s’agit d’une opportunité pour elles et leurs équipes de se concentrer sur les tâches à fortes valeurs ajoutées. Une récente étude du cabinet de conseil McKinsey révèle que des effets bénéfiques ont été observés dans les entreprises ayant entamé une stratégie de digitalisation de leur fonction finance : près de six entreprises sur dix déclarent un retour sur investissement positif ou très positif des investissements réalisés au cours de l’année écoulée.

De plus, on observe l’essor de technologie telle que l’IA qui, au sein de la fonction finance, va limiter les erreurs humaines (retards de paiement, opportunités d’escomptes…). Elle constitue un gain de temps pour les directeurs financiers qui pourront se concentrer sur l’analyse et la prise de décisions stratégiques, permettant à l’entreprise de gagner en compétitivité.

Enfin, l’automatisation est non seulement la base de la facturation électronique, mais un transformateur de la fonction comptable et des processus P2P en général. Elle touche aussi la relation des entreprises avec leurs écosystèmes de partenaires commerciaux (fournisseurs, clients, autres partenaires) en générant de nouvelles opportunités pour tous les acteurs, en améliorant les processus et en assurant la conformité légale.

Angelina Hubner

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