Par Jacques Myard

Tribune. Au seuil de cette année nouvelle, j’adresse ce billet à tous les internautes qui dialoguent régulièrement  avec moi sur la toile.

L’année 2020 est partie. Elle restera dans notre mémoire collective comme une année difficile, l’année de la pandémie, du covid19 ; mérite-t-elle pour autant le titre d’Année Horribilis décerné par certains commentateurs ?
C’est oublier que l’Histoire n’est jamais un long fleuve tranquille et a toujours été tragique. Elle est sans fin et ressert souvent ses vieux plats.

Si l’on se réfère à 1914 ou 1940, ces deux dates ont été la marque d’une tragédie plus profonde, sans pareille à vrai dire, pour toute une jeunesse française, européenne et même mondiale; ne l’oublions pas, quels que soient les contraintes et les morts provoqués par la pandémie du Covid-19.

La fameuse grippe, dite espagnole, qui vint des États-Unis en 1918, tua près de 30 millions de personnes dans le monde.

Le Covid rend certes difficile la vie de nos jeunes concitoyens de 18 – 25 ans, mais est-il opportun de jouer la lamentation démagogique sur la dureté du temps présent, comme le fit le Président de la République  ? C’est une insulte à l’Histoire et aux sacrifices de la jeunesse française fauchée à la fleur de l’âge !

L’arrivée des vaccins le 27 décembre, malgré les interrogations qu’ils suscitent, doit nous permettre de faire face. Les attitudes antivaccins ne peuvent pas raisonnablement perdurer compte tenu des nombreux succès enregistrés par les politiques de vaccination, dont les dernières ont éradiqué la variole et la poliomyélite ! Les résultats des vaccins seront la seule réponse convaincante pour les sceptiques.

L’année 2020 a aussi été marquée par des actes de terrorisme islamiste; l’assassinat de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine a révolté les Français.

Les islamistes salafistes, véritable 5ème colonne nourrie par la générosité naïve de la France, n’ont pas leur place sur notre territoire et doivent être expulsés ; or ils bénéficient de notre état de droit, qui est devenu un état d’impuissance, inapte à protéger les Français : il est urgent de réformer notre état de droit pour l’adapter et lutter contre ces fanatiques meurtriers.

Dans ces épreuves, je ne saurais oublier les sapeurs-pompiers, les policiers municipaux et nationaux qui payent chaque année au niveau national un lourd tribut – Les trois gendarmes tués par un forcené dans le Puy-de-Dôme, Arno Mavel, Cyrille Morel, Rémi Dupuis ajoutent leurs noms à la longue liste de ceux qui ont perdu la vie en accomplissant leur devoir. Gardons pieusement en mémoire leurs sacrifices.

L’année passée est riche d’enseignements pour les défis à venir.

Notre avenir n’est pas compatible avec le fameux «  en même temps » et l’incessant pathos moralisateur asséné à longueur de communications médiatiques.

Un chose est certaine : la mondialisation heureuse a vécu, mais gardons-nous de croire au retour du temps de la marine à voile, le village planétaire est une réalité, il restera interactif, interdépendant, en proie à l’immédiateté de l’information.

Pour autant, il faut maitriser cette mondialisation grâce à des écluses : la souveraineté des États-Nations dans tous les domaines.

— En matière politique, la France doit retrouver la maitrise juridique de sa souveraineté, Xavier Bertrand propose un référendum, il devra porter sur l’article 55 de la Constitution en spécifiant la supériorité des lois françaises votées postérieurement aux accords et traités antérieurs et leurs actes dérivés.
De plus l’expulsion des immigrés illégaux doit relever exclusivement de décisions administratives et non plus de l’autorité judiciaire de l’article 66, dont l’application paralyse toute expulsion, en raison de la multiplication des recours et procédures.

— En matière économique l’aménagement du territoire doit redevenir une ardente obligation tout comme la politique industrielle, dirigée par un ministre de l’industrie hors les griffes de la technocratie de Bercy.

• Le démantèlement des grandes entreprises publiques comme EDF au nom de l'idéologie de Bruxelles du tout concurrence est une absurdité qui va directement à l'encontre de nos interêts nationaux;
• il n'y a pas d'alternative à l'énergie nucléaire pour maintenir notre indépendance en matière d'énergie, énergie nucléaire qui, de plus respecte notre environnement.

• Il est urgent de sortir des utopies des éoliennes !
• Le contrôle des investissements étrangers doit être systématique comme cela s'effectue dans la plupart des pays occidentaux y compris au sein de l'UE; il n'est plus possible de voir des industries de pointe passer sous contrôle étranger puis être démantelées, les brevets transférés aux Etats-Unis par exemple.
• IL ne s'agit pas de revenir à une économie administrée, mais nous devons nous doter des outils de souveraineté pour protéger et défendre notre industrie.
— Le Traité de Maastricht qui subordonne les États à la tutelle des marchés  financiers et interdit les avances de crédits aux États est obsolète. Le financement des investissements par le système des banques centrales doit redevenir la règle comme cela est effectué en Angleterre.

Les idéologues maastrichiens vont pousser des cris d’orfraie, ils doivent cependant apprendre que l’économie ne se gouverne pas avec des critères préétablis et figés mais avec pragmatisme et en s’adaptant aux situations nouvelles. Au demeurant le principe de droit international « Rebus sic stantibus  » rappelle que les traités et accords ne durent que pour autant que les conditions et faits qui ont justifié leur conclusions demeurent des réalités, ce n'est plus le cas de Maastricht .

• En matière de politique étrangère et de défense, la totale indépendance de nos décisions doit primer en toute circonstance et ne peut être partagée avec quiconque. Cela ne préjuge en rien des actions communes avec nos alliés dès lors que nous le décidons par nous-mêmes, en toute souveraineté.

N’oublions pas que la Russie fait partie de l’équilibre européen, malgré les interrogations suscitées par des règlements de comptes internes qui provoquent indignation.
En politique étrangère, gardons en mémoire les mots de Virgile :

« Jamais de confiance dans l’alliance avec un puissant », cela demeure une règle cardinale ! Les Etats n'ont pas d'amis !

• En matière européenne : si la coopération avec nos partenaires est incontournable dans de nombreux domaines, elle est dictée par la géographie, en revanche la fuite en avant des euro-béats conduit l’Union européenne dans le mur, l’heure n’est pas à l’intégrisme.

L’UE s’est élargie , elle doit désormais s’amaigrir, s’en tenir à l’essentiel en appliquant le principe de subsidiarité, à défaut elle implosera.

Le Brexit n’est pas un accident, mais un très sérieux avertissement, incompris d’Emmanuel Macron enfermé dans ses utopies et son dogmatisme.

— La souveraineté sera le débat incontournable de la prochaine  élection présidentielle. Elle seule refondera la démocratie qui ne peut prospérer que dans le cadre national, elle seule permettra à la France de tenir son rang dans le concert des Nations, elle seule permettra la reconstruction de règles multilatérales comprises de tous les peuples, elle seule mettra au pas la dictature des technostructures qui ont accaparé à leur profit la démocratie dans les organisations internationales  !

«  La démocratie, c’est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave » Charles de Gaulle, discours 27 Mai 1942

« Veillez par tous les moyens sur cette souveraineté fondamentale que possède chaque nation en vertu de sa propre culture. Protégez-la comme la prunelle de vos yeux pour l’avenir de la grande famille humaine. » Jean-Paul II

Notre détermination pour maintenir une France indépendante et souveraine ne peut faillir, elle est le fondement de notre liberté collective et individuelle.

Bonne et Heureuse Année à tous et à chacun !

Jacques Myard

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