Festival Rire en Vignes : le vin et l’humour coulent à flot au Château de Saint-Martin

Copyright des photos Andrane de Barry et A. Bordier

Les Français ont une particularité : ils aiment le bon vin et ils aiment rire à gorge déployée. C’est ce qu’a compris la vigneronne Adeline de Barry en développant autour de son domaine de 100 ha, des évènements inédits où les humoristes et le noble breuvage sont les rois d’un soir. A ses côtés, Renaud, son mari, l’accompagne en toute discrétion et développe de son côté la Liquoristerie de Provence. Immersion pendant 48h au milieu des rires et des vignes, avec Cécile Giroud, Yann Stotz et François-Xavier Demaison.   

L’histoire du Château de Saint-Martin ressemble à un mythe antique bien réel ! Dans ses terres ancestrales du Var, à Taradeau exactement (qui veut dire « terre d’eau ») – non loin de Draguignan qui se situe à 13 km, plein nord – si la sécheresse n’a pas épargné le domaine en raison d’une canicule historique, le vin, lui, ne cesse ni de couler, ni de vieillir. Ce matin du 21 juillet, la température voit, déjà, rouge et les vignes orientées sud, sud-est, sud-ouest, sont baignées en partie par le soleil matinal. Adeline de Barry se prépare pour visiter une partie de son vignoble et affiner les derniers préparatifs de son festival. « Nous en sommes à notre 9è édition. Ce soir, nous accueillons les artistes Cécile Giroud et Yann Stotz. Et demain, il y aura François-Xavier Demaison. »

Elle referme la vieille porte en bois massif et sort du château, dont la forme architecturale en u inversé est des plus surprenante. Il faut dire que le domaine est un ancien prieuré du 12è siècle, construit par les moines de l’Abbaye de l’île de Lérins. En 1750, son aïeul l’a remanié et agrandi.

Adeline traverse le parc à l’anglaise, qui a été dessiné au 18è siècle. C’est à ce moment-là, il y a près de 300 ans, que l’histoire prend une forme plus familiale. Tout a commencé par des alliances et par des mariages. Et, ce sont les femmes (sauf une exception), les comtesses et marquises qui jouent le premier rôle. Elles montent sur la scène viticole. « Le domaine a été offert par l’un de nos aïeuls pour les noces de sa fille. », raconte la vigneronne. En 1740, c’est le marquis de Villeneuve-Bargemon qui rachète le domaine sur lequel se situent les chais monastiques. C’est une jolie dot pour sa fille. Depuis, les femmes ont modelé le domaine à leur image faite de beauté, d’élégance, de sensibilité, de professionnalisme et de technicité.

Adeline, en laissant la grande pelouse derrière-elle, qui souffre à cause de la canicule, se faufile à travers les bosquets. Puis, elle emprunte un chemin caché par les haies et ouvre un petit portillon, qui donne accès aux premiers pans de vigne. Elle foule la terre ocre argilo-calcaire.

La 11è génération au féminin

Plus loin, elle s’arrête devant toute une parcelle qui vient d’être replantée. « Nous développons depuis plusieurs années des solutions de Haute Valeur Environnementale (HVE). Cela fait partie de notre adn. Nous en sommes au niveau le plus élevé, le 3. Nous sommes, également, labellisés Terravitis, ce qui nous engage sur le plan environnemental, humain et économique. » Adeline de Barry représente la 11è génération de vigneronnes. Elle a développé, avec son équipe composée d’une vingtaine de personnes, tout un concept environnemental lié à l’agroforesterie, à l’oenotourisme, et, au vin.

Elle continue sa balade matinale, qui deviendra bientôt dégustative. Elle s’enfonce dans sa nouvelle parcelle. Elle regarde un rang de jeunes arbustes, qui a été planté afin d’apporter à la vigne un peu d’ombre, mais pas que. « En hiver, entre les rangs de vigne nous plantons une dizaine de plantes différentes. Par exemple, quand nous plantons du radis chinois, les racines du radis vont permettre à la terre d’être mieux aérée, plus poreuse, ce qui va permettre à tout l’éco-système de la terre de mieux se développer. Et, cela favorise le drainage de l’eau. »

Un domaine antique et monastique

Sur les 100 ha du domaine, 50 sont recouverts de vignes. De ces grains de raisin gorgés de soleil, qui seront vendangés dès la fin du mois d’août, vont naître les futurs millésimes de rosé, de rouge et de blanc. Et dire que tout a commencé, il y a plus de 2100 ans. Les vestiges gallo-romains, à l’entrée du château, sont, toujours, là pour le rappeler. Témoins d’un temps où les canaux remplis d’eau et leurs fontaines fonctionnaient comme de véritables climatiseurs naturels. L’irrigation était l’un des points forts des Romains, la vigne aussi. C’étaient des bâtisseurs et des agriculteurs hors-pair. On leur doit, notamment, les aqueducs, les canaux, les fontaines et les thermes. C’étaient des maîtres d’eau et de vin. Ils ont commencé à démocratiser l’usage de la consommation du vin. Ils l’ont invité à la table, pour accompagner les repas. Ils ont énormément planté de ceps.

A Taradeau, comme le raconte très bien Adeline de Barry, « nous avons retrouvé la présence de vestiges mérovingiens et romains. Nous pouvons attester que les Romains ont planté les premières vignes ici. » Mieux, selon les historiens, et, selon l’expert mondialement connu Hugues Johnson, qui l’indique dans son livre Une histoire mondiale du vin, le vin serait apparu dans le Var vers l’an 600 av. J.-C.

Quoiqu’il en soit, ce sont surtout les moines de Lérins qui ont travaillé et embelli le domaine jusqu’à le configurer en prieuré-producteur du divin breuvage. Ils s’établirent sur le domaine et lui donnèrent le nom de Saint-Martin. Ils vont y rester 8 siècles. Leur cave souterraine, encore existante, est un trésor à la fois patrimonial et viticole. Il témoigne de leur grande maîtrise du sujet. Les cisterciens n’étaient-ils pas devenus, eux-aussi, les maîtres en agriculture et en viticulture ? D’ailleurs, selon la Bible, « le vin réjouit le cœur des hommes et de Dieu ». Depuis 1740, il faudrait rajouter « et, aussi, le cœur des femmes ».

Une vigneronne est née

Celui d’Adeline bât à l’unisson de la vie qui jaillit des ceps. Elle est née au domaine. Dès le plus jeune âge, elle joue à cache-cache dans les vignes et fait son palais et son nez en mangeant des grappes entières en cachette. Elle apprend, également, la taille et fait les vendanges. A l’âge de 16 ans, elle en a aujourd’hui une cinquantaine, à la mort de son père, elle est confrontée brutalement à la succession et à la reprise du domaine aux côtés de sa maman. Elle le fera, finalement, 8 ans plus tard. « Mes études n’ont rien à voir avec le milieu de la vigne, puisque j’ai fait des études d’interprète de conférence. J’ai travaillé dans ce milieu, ensuite, j’ai monté une société d’attaché de presse. A 24 ans, j’ai repris le domaine avec cette idée-là en tête, qui était celle de mon père : “ Je n’ai qu’un seul maître, c’est la nature.” »

L’interprète devient vigneronne. Son palais est formé, son nez aussi. Elle l’était en herbe. Elle devient une vraie professionnelle. Il lui restait à diriger toute cette équipe d’une dizaine de salariés, à l’époque. « Cela n’a pas été trop difficile pour moi, car tous me connaissaient. Ils m’ont vu naître et grandir pour certains. Ils font partie de la famille au sens large du terme. »

Adeline se marie en 82 avec Renaud de Barry, un entrepreneur qui est né en Côte d’Ivoire où il a vécu 20 ans.

Femme, homme, mode d’emploi

« Le vignoble, c’est le côté femme, la transmission par les femmes. C’est vrai que nous sommes dans une société où l’homme a une place plus importante, plus dominante. Les femmes malgré tous leurs talents ont beaucoup de mal à se frayer leur chemin. Mais, elles y arrivent. Dans le monde du vin, je trouve qu’elles ont très bien réussi. Elles ont des atouts indéniables pour les assemblages. Elles ont du nez. J’admire beaucoup ma femme, qui a repris le domaine à un moment difficile. » Renaud rend hommage aux femmes, à commencer par la sienne. A les voir tous les deux, main dans la main, on ne sait pas qui inspire le plus l’autre.  Renaud a dépassé la soixantaine. A bientôt 40 ans de mariage, il est toujours, aussi, amoureux de sa femme !

Du haut de son 1,85 m, il ressemble à l’un de ses Afrikaners, ses anciens propriétaires de fermes en Afrique du Sud qui s’étendaient sur des milliers d’ha. Il en impose par sa présence. Ses propos sont libres et posés. Il évoque, « son paradis », l’Afrique. « On vivait dans la brousse, à la campagne, à une cinquantaine de kms d’Abidjan. Mon père, Patrick, était planteur d’hévéas. On a eu une enfance très heureuse. » Puis, il parle de ses études à Paris, à l’Européenne Business School (l’EBS), et, de ses premières entreprises, de son mariage. De sa vie d’homme aux côtés de son épouse vigneronne. Toute la famille vit, alors, en région parisienne, à Asnières. Adeline fait, donc, la navette entre son domaine du Var et sa vie familiale. Renaud, lui, développe commercialement SIDEME, une entreprise d’importation d’électroménager provenant de Hongrie. Enfin, c’est le grand saut, en 2017, toute la famille se retrouve à Saint-Martin.

Rachat de la Liquoristerie de Provence

Après avoir été en haut de l’affiche des plus belles tables de France, du fait, très certainement de ces lettres de noblesse de « cru classé » obtenues en 1955 (il n’y en a que 18 en Provence), et, du développement commercial haut-de-gamme boosté par le seul homme qui dirigea le Château de Saint-Martin, le comte Edmé de Rohan-Chabot. Sous sa houlette, le paquebot France, La Tour d’Argent, Maxim’s s’arrachent les millésimes. Et, puis le domaine périclite dans les années 80. Les ventes chutent. C’est à ce moment-là que Renaud convainc Adeline de reprendre le domaine. Plus tard, en 1997, Renaud lance son entreprise, Climadiff, dans le secteur des armoires à vin. Il revend l’entreprise en 2012. Elle réalise alors près de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Puis, en 2017, il rachète la Liquoristerie de Provence, fondée par Pascal Rolland. Cette belle endormie va compléter en 2018 l’offre du Château de Saint-Martin. « C’est une belle aventure, comme un mariage, qui réunit les vins du domaine et les spiritueux. »

L’oenotourisme a le vent en poupe

Alors qu’au château, Adeline reçoit les artistes qui vont se produire sur scène dans quelques heures, Cécile Giroud et Yann Stotz. Dans son bureau, Renaud continue à discourir sur l’éco-système du domaine familial, qui est en plein développement, notamment, avec l’oenotourisme.

Tout d’abord, au château, les amateurs d’alcool, de liqueurs et de vin, peuvent vivre la vie de châtelain dans l’une des 7 chambres d’hôtes. Ils peuvent, également, s’attarder dans les caves et plonger littéralement dans les profondeurs historiques du domaine, en regardant le film-documentaire. Dans la cave monastique, ils peuvent toucher du doigt les 15 foudres en chêne de Hongrie du 15è et 16è siècle, qui retrace l’histoire du vin, comme dans un musée. Amateurs de grappes, d’herbes et de senteurs, ils pourront découvrir les différents processus métiers du vin et des liqueurs. Pour le vin, ils découvriront les vendanges, le tri, le foulage, l’écoulage, la fermentation, l’élevage, l’assemblage, et, la mise en bouteille. Pour les liqueurs, à travers la LiquoStories, ils partiront à l’aventure et apprendront la sélection des plantes, et tout le processus de fabrication d’une liqueur. Ce parcours ludique, interactif et unique en Provence a été pensé par Adeline et Renaud, puis, mis en scène par Sylvie Coutant et Anne Levacher de la société Abaque. Il s’adresse à tout public. Il invite à voyager à travers les arômes, les plantes, et, les liqueurs, qui ressemblent à des terres inconnues à découvrir.

Presque 12 mois sur 12 le Château de Saint-Martin ne sommeille pas. Comme dans un conte de fées, les nombreux évènements, mariages, et festivals, les expositions d’œuvres d’art et les séminaires d’entreprise la tiennent toute éveillée.

Justement, vers 19h00, les portes sont grandes ouvertes ces 21 et 22 juillet pour accueillir près de 1000 personnes venues rire au milieu des vignes. Les artistes finissent de se préparer, dans les coulisses secrètes du château. Dehors, sur la grande pelouse du parc anglais, une scène de verdure a été montée par les maîtres de l’art. Lors des filages, les techniciens ont fini de tester les lumières et les sons. Tout est fin prêt pour cette 9è édition.

Le Festival Rire en Vignes, sous les étoiles

Cécile Giroud et Yann Stotz sont à la ville très différents. Sur scène, ils explosent tant leur personnage est fait sur-mesure de l’humour le plus drôle qu’il soit. A la ville, ils font sérieux. En interview, également. C’est ce qui charme, interroge. L’artiste, le vrai artiste, celui qui a du talent et qui travaille pour le transformer en spectacle d’un soir qui inonde le public de rires, n’est pas si légion que cela. Il devient une étoile qui brille au milieu de la nuit quand il monte sur scène. Il change de peau et se transforme. Les deux compères se sont trouvés, après s’être cherchés. Avant leur spectacle qui allie le rire gras et facile, les grimaces à la Walt Disney, et, les parties de music-hall, les blagues plus élaborées qui font rire au bout de quelques secondes de réflexion, ces deux compères se demandent eux-mêmes : « Mais qu’est-ce qu’on fait ensemble tous les deux ? Cela fait 10 ans qu’on se pose la question, où que l’on soit. » Ils répondent à l’unisson, comme s’ils avaient préparé le texte de l’interview. Dans le salon du château où trône les portraits des ancêtres d’Adeline, cette rencontre est plus qu’étonnante. Elle est drôle.

Cécile blague : « Je suis danseuse de flamenco sur glace. »  Pour Yann venir au Festival Rire en Vignes est en pur bonheur : « Le cadre est magnifique, n’est-ce pas ? Je pense, plus sérieusement, que l’on a de plus en plus besoin des bulles d’oxygène et de parenthèses hilarantes. Car le monde n’est pas drôle. Le négatif est dans tous les médias. »

Le sujet, explique Cécile, « c’est 2 personnages qui sont extrêmement classe, très bien habillés. Et, sont à côté de la plaque. » Côté vin, ils sont tombés amoureux du rouge, du blanc et du rosé du Château de Saint-Martin.

Il y a 10 ans, chacun faisait son solo sur scène, en chantant, en dansant, en grimaçant, en imitant, en rigolant. A Nantes, en 2012, à la Compagnie du Café-Théâtre de Mathilde Moreau, cette-dernière leur a lancé le défi de faire un spectacle ensemble. Ils l’ont fait. Il s’appelle Classe !

Les deux compères ont du talent. On les retrouve sur scène. Pendant, 1h30 les sketches se suivent et ne se ressemblent pas, comme les rires et les applaudissements. La nuit est tombée. Les étoiles se distinguent très bien au-dessus de la scène. Les lumières s’éteignent une à une. Il est 3h00 du matin.

François-Xavier Demaison, de Manhattan à Taradeau

La vie de ce brillant fiscaliste chez PricewaterhouseCoopers (PwC) a basculé le 11 septembre 2001. Il ne fait pas partie des victimes, mais il aurait pu se retrouver dans l’une des 2 tours, où il avait des amis et des clients. Lui, travaillait à quelques centaines de mètres de la tragédie qui a frappé les Twins Towers du WTC.

Après 60 films, des séries à la télévision, des nominations au César (en 2007) et aux Molières (2017), il raconte sa vie dans le spectacle Di(x) Vin(s). La liste de ses œuvres et de ses succès s’allonge d’année en année.

Et dire, qu’il est même devenu producteur et patron de théâtre. Ai-je oublié quelque chose ? Cet épicurien de la vie qui a, à la fois, du Balzac, du Rabelais et du Rastignac en lui, est devenu, il y a peu, vigneron ! Je vous laisse chercher…Trois indices : son associé a été élu meilleur sommelier de France, son domaine est dans les Pyrénées Orientales, et, son vin porte le joli nom d’une cité légendaire catalane !

A l’écouter et à le regarder de près (à moins d’un mètre), il y a chez cet homme plus que de la réussite, une source de talent qui coule en abondance. Le succès est venu en même temps que les rencontres qui ont rythmé sa vie. Cette passion de la comédie, du spectacle, enfouie depuis l’enfance, ne l’a pas empêché de suivre les cours Florent, de faire son droit et Sc Po. De s’envoler pour New York, et, de revenir.

Son Di(x) Vin(s) a lui, il est dans les bouteilles, les moments intenses de convivialité, les partages, mais, surtout, dans les histoires qu’il co-écrit et qu’il co-peaufine avec ses amis, co-pères de l’écriture et de la mise en scène, que sont Mickaël Quiroga et Eric Théobald.

D comme Demaison, D comme Divin

Ce 22 juillet au soir, sous les étoiles qui commencent à se dessiner à la tombée de la nuit, François-Xavier est « un homme heureux. » Il est toujours prêt. Pour se préparer, il ne se filme jamais, car il veut sauvegarder sa spontanéité. Mais, il travaille beaucoup. Il travaille, avec ses coachs et maîtres d’art, le chant, la danse, le geste, le ton, la voix. Comme lorsque vous vous retrouvez dans une cathédrale à écouter, religieusement, la musique sortie des orgues qui devient vite symphonique et vous enivre. Lui, tel un artiste magicien-musicien, transforme ce théâtre de verdure en une cathédrale du rire. Les rires se croisent, s’entrechoquent et se répondent les uns aux autres, d’arbres en arbres, de branches en branches. Son humour remplit tout l’espace. Les effluves de l’ivresse du rire se répandent, alors, dans tout le domaine !

« Ce spectacle m’a demandé beaucoup de travail, surtout la fin qui se termine en alexandrins. » L’interview se termine en rigolant, FX Demaison parle de son spectacle, qui est, déjà, un succès, qui mélange histoire, humour, blague, jeux de mots, vins et anecdotes croustillantes à déguster sans modération.

Pendant une heure et demie, il nous fait voyager à travers le temps, le sien, à travers son histoire. Nous nous retrouvons en l’espace d’une dégustation d’un millésime pour ses 8 ans et ses 18 ans, de la Creuse à Paris, en passant par les Etats-Unis et l’Italie. La dizaine de portraits joués émerveillent le public qui passe de l’admiration aux éclats de rires. C’est presque un tour du monde, auquel nous sommes tous invités. « Et, à la fin de l’envoie, je touche ! » Il y a du Cyrano en lui.

Le Château de Saint-Martin prend des allures féériques, quand sur scène le noir de la nuit tutoie le rouge lumineux des spots de la scène. A force de répéter « tu bois un coup ! », l’artiste se transforme en un grand tavernier, qui serait capable d’inviter tout le public à le rejoindre sous les lumières, pour déguster à même le tonneau les millésimes de ses bientôt 50 années de vie. Chapeau !

Le légionnaire romain Martin, au 4è siècle, avait partagé son manteau avec un pauvre, à Amiens, avant de devenir évêque de Tours, puis, saint. Le fiscaliste François-Xavier est devenu artiste, comédien et humoriste.

Il partage son talent à mourir de rire. C’est certain, maintenant, les deux personnages ont en commun le sens du partage. C’est presque Divin ici, au Château…

Le public est parti, des rires jusqu’aux oreilles. Les artistes s’endorment, heureux qui, comme Ulysse, ont tenu en haleine un parterre des plus rieurs. Adeline et Renaud de Barry éteignent les dernières lumières de leur Festival. Leur mission est accomplie. Il reste, maintenant, à vendanger. « C’est prévu pour la fin août », répond Adeline. Le millésime 2022 risque d’être exceptionnel.

« Revenez nous voir l’année prochaine, pour la 10è édition… », disent-ils presque à l’unisson. Pourquoi pas !

Pour en savoir-plus : www.tourisme.chateaudesaintmartin.com

Article réalisé par Antoine BORDIER

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