Piece in form of UK borders torn out from the flag of the European Union. United Kingdom withdrawal from the European Union. Brexit concept

Les députés britanniques ont rejeté mardi l’accord sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne : l’accord de sortie de l’UE a été écarté, à 391 voix contre 242, plongeant le Royaume-Uni dans l’inconnu sur son avenir à quelques jours de la date prévue de la sortie de l’Union européenne.

L’absence d’accord, ce que les Britanniques appellent le « no-deal », entraînerait un Brexit dur. Cette option sonne toutefois comme le scénario catastrophe avec un coût exorbitant, notamment dû à la flambée des droits de douane qui en découlerait, et une possible pénurie de produits frais et de certains médicaments.

L’ampleur de la facture reste difficile à chiffrer. Une analyse du Centre d’études prospectives et d’informations internationales parle d’une baisse permanente de 3% du PIB britannique et d’un coût annuel de plus de 2.000 livres (2.320 euros) pour chaque citoyen du Royaume-Uni. Plus alarmiste encore, la Confédération de l’industrie britannique, principale organisation patronale du pays, évoque un recul du PIB de 8%. Enfin, pour éviter les vides juridiques, laissés par la rupture brutale avec les traités européens et les milliers de lois qui leur sont attachées, Londres serait obligée de ré-adopter en urgence, via une loi fourre-tout, l’intégralité du droit européen.

Il n’est désormais plus question à Bruxelles d’envisager une énième négociation. Il n’y aura pas de «troisième chance», avait prévenu dès lundi soir Jean-Claude Juncker.

La grande crainte des dirigeants européens serait d’approuver une prolongation qui au final ne servirait qu’à repousser juste avant l’été le « Brexit dur », selon un haut responsable européen.

Longtemps purement et simplement écartée, l’option d’un second référendum est réclamée par quelques dizaines de parlementaires europhiles. Le chef de l’opposition, le travailliste Jeremy Corbyn, lui a récemment apporté son soutien, du bout des lèvres.

Mais Theresa May refuse d’envisager une nouvelle consultation des Britanniques, ce qui signifie qu’il faudrait un report du Brexit couplé à un changement de gouvernement ou à de nouvelles élections pour qu’elle ait lieu.

Enfin, si les Britanniques obtenaient un délai de plus de deux mois après le 29 mars, ils pourraient… voter, aux européennes du 23 au 26 mai. Ce qui compliquerait encore la donne.

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