Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances (DPA/ABACA)

Par Thierry GAROT, expert en stratégie d’entreprise et Laurent GUIBERT, conseil en développement économique.

Pour les PGE, la bombe à retardement va finir par exploser : 148 Mds€ de prêts ont été accordés aux entreprises. Avec la crise à venir, nous évaluons à au moins 6% le taux de défaillance de remboursement, soit près de 9Mds€.

Dans le contexte des comptes publics plombés par une dette abyssale (environ 2800Mds€), et de sa volonté de réindustrialisation et de relocalisation, l’État n’a aucun intérêt à laisser mourir les entreprises pour lesquelles il est le garant.

Quelques secteurs restent particulièrement fragiles : la restauration, le petit commerce, la construction, le tourisme, ou encore le textile. Le médiateur du crédit va avoir du pain sur la planche.

Avec l’augmentation du coût des matières premières, certaines entreprises peinent à répercuter leurs charges externes sur leurs prix donc leurs marges se réduisent et leur rentabilité recule.

Lorsque nous constatons la performance internationale de nos PME, le déficit record de notre balance commerciale en atteste (cette année, nous devrions franchir la barre des 100 milliards d’euros), l’heure n’est pas venue de tirer sur les forces vives de notre nation. Au contraire, nous avons le devoir de sauver notre tissu entrepreneurial.

Selon notre analyse de la situation, il va falloir ouvrir sérieusement deux voies : automatiser le rééchelonnement de la dette des PME sur 10 ans et engager la transformation des PGE en capital via un véhicule d’investissement dédié.

Avec l’appui du magazine ENTREPRENDRE, les sociétés de conseil et d’optimisation CONSORTIUM et KOOPILOT, lancent un appel aux dirigeants d’entreprises : ne restez pas seuls, nous vous proposons de vous assister en créant un collectif de celles et de ceux qui veulent pérenniser notre outil de production et nos emplois, en dépit d’une conjoncture exceptionnellement complexe liée à la pandémie et à la guerre.

Nous regrouperons, dès la rentrée, les acteurs qui mettront la finance au service de l’économie et non pas le contraire. La croissance et l’avenir pour les générations futures, c’est à nous de les créer, maintenant.

Thierry GAROT, expert en stratégie d’entreprise.
Laurent GUIBERT, conseil en développement économique.

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