Par Philippe Morel, président de Dynamic Workplace

Tribune. Par devoir écologique et d’exemplarité, plus aucune entreprise ne doit faire l’impasse sur la mise en place d’une démarche environnementale vertueuse. Alors que la consommation abusive de m2 représente de 500 à 800 kg de CO2 par m² de bureaux, comment lutter contre ce fléau ?

Maintenir la baisse des émissions de gaz due à la pandémie

L’empreinte carbone vise à évaluer l’impact sur l’environnement, et plus particulièrement les émissions de gaz à effet de serre, liées à cette activité. D’après le Haut Conseil pour le Climat, les émissions de CO2 devraient avoir baissé de 7 % à 9 % en 2020, en raison des mesures de confinement. Mais sans la mise en place d’initiatives « vertes » dans les plans de relance économique, les experts craignent un nouveau rebond.

Pour les entreprises, s’engager en faveur de la préservation de l’environnement n’est plus une option, c’est une nécessité. Pour que l’année 2020 ne soit pas une exception, elles doivent redéfinir leur modèle d’organisation pour veiller à minimiser leur empreinte carbone et s’activer pour une baisse durable des émissions de CO2.

Décret tertiaire, marque employeur…

La transition vers un comportement environnemental plus respectueux présente de nombreuses opportunités. D’un point de vue légal, cela permet aux entreprises de faire face aux nouvelles réglementations telles que le Décret Tertiaire, mais également d’anticiper, pour préserver la valeur patrimoniale future de l’actif. En termes d’image de marque, c’est un élément clé de confiance pour les clients. C’est le propre d’une entreprise résiliente, qui sait remettre en question ses fonctionnements, en innovant au bénéfice des parties prenantes. Et plus encore, les nouvelles générations attendent désormais des entreprises une conformité aux principes du développement durable et de la RSE.

La prise en compte de ces valeurs démontre la capacité d’adaptation et la robustesse de l’entreprise. Tout cela œuvre en faveur de l’attraction des talents mais constitue également un moteur d’engagement pour les collaborateurs qui se retrouvent dans les valeurs de l’entreprise. Enfin, lorsque cette transformation est correctement effectuée, elle permet à l’entreprise de faire des économies dans le coût opérationnel par collaborateur.

Des solutions pragmatiques existent

Pour revoir efficacement son organisation, l’entreprise doit au préalable évaluer le taux d’occupation de ses bureaux pour connaître ses besoins réels. Elle peut aussi optimiser son environnement de travail en investissant en matériaux, isolation, technologies et mobilier. Si l’entreprise dispose d’espaces inutilisés, elle peut choisir de s’en séparer ou de leur attribuer un nouvel usage, par exemple en y invitant son écosystème ou en y intégrant des solutions flexibles.

L’intégration durable des nouveaux modes de travail comme le flex office et le télétravail allient QVT, équilibre vie professionnelle/vie personnelle et contribuent à une consommation plus responsable des espaces de travail en diminuant l’émission de CO2 des entreprises. Parmi les axes d’améliorations possibles, l’accompagnement des collaborateurs vers de meilleures pratiques constitue aussi une obligation du nouveau Décret Tertiaire. Pour cela, il s’agit de redonner de l’information aux collaborateurs en monitorant les datas d’usage, en identifiant les pratiques vertueuses à instaurer et amorçant l’impulsion nécessaire au changement.

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