Tribune. Nelson Mandela est devenu un personnage emblématique et l’exemple d’une vie tout entière dévouée au triomphe de ses convictions. Tout le monde connaît l’histoire de Madiba. Issu d’une famille royale, il poursuit des études d’avocat et entre à 25 ans au Congrès National Africain (l’ANC). Son but est de lutter de façon non violente contre la domination et la ségrégation raciale de la minorité blanche, qui se traduira, peu après, par la promulgation des Lois de l’Apartheid. Mais le peu de résultats de l’action non-violente l’amène à créer la branche militaire de l’ANC et à diriger une campagne de sabotages contre des infrastructures du pays. Arrêté en Août 1962, à 44 ans, condamné à la prison à perpétuité, il y passera 27 ans, jusqu’en 1990. La suite est connue. Refusant l’idée même de vengeance, il soutient une politique de réconciliation et de négociation avec le gouvernement blanc. Elu Président de la République d’Afrique du Sud en 1994, il ne se représente pas en 1999, installant sagement sa succession dans tous les organes de la vie politique qu’il animait, pour exercer un magistère d’influence mondiale jusqu’en 2013, année de sa disparition à 95 ans.

Mais notre sujet, aujourd’hui, n’a rien de politique. C’est la santé intellectuelle et physique de Nelson Mandela qui nous interpelle. Comment résister, en conservant toutes ses facultés, à 27 ans d’enfermement ? L’universitaire anglais, Gavin Evans, a eu l’occasion d’interviewer Madiba en 1990 et lui a posé la question. Celui-ci lui a d’abord rappelé qu’au cours de ses études à l’université, il était devenu boxeur et s’entraînait sérieusement, appréciant la vigueur de l’entraînement et la possibilité de passer sa colère ou ses frustrations sur un punching-ball plutôt que sur un camarade ou même un policier.

Accueilli à Robben Island, sa prison, par un gardien ricanant :  » Bienvenue dans l’Ile, c’est là que tu vas mourir », le nouveau matricule 46664 était destiné à suivre une routine comportant un travail manuel exténuant. Mais d’entrée de jeu, il en ajoutera une autre, celle d’exercices physiques. Désormais, le rituel commençait à 5h00 du matin et se déroulait dans une cellule de 2,1 M². Il commençait à courir sur place pendant 45 minutes, puis faisait 100 pompes avec doigts en extension, 200 abdos, 50 flexions profondes des genoux et des exercices d’échauffement de boxe. Madiba se tenait à cette routine du lundi au jeudi, puis se reposait pendant 3 jours. Sorti de prison, il a poursuivi son programme qu’il a simplement allégé, à partir de 80 ans.

Entrepreneurs et dirigeants, vous exercez un sport de haut niveau. Pour vous maintenir au sommet, acceptez de consacrer du temps à votre santé et en premier lieu à l’exercice physique au quotidien.

Tous les médecins vous diront que c’est un élixir de longue vie et le meilleur des médicaments contre le cholestérol, le diabète et les maladies cardio-vasculaires. Pour le leader, c’est de plus, un excellent moyen d’évacuer le stress et d’améliorer le fonctionnement de ses neurones, par l’oxygénation active du sang qui irrigue son cerveau.

Gardez à l’esprit, pour vous motiver, que l’exercice et le sport, sont des sources d’énergie et de vitalité, le soutien de toute votre journée.

Comme le disait Martha Graham, danseuse et chorégraphe américaine, considérée comme l’une des grandes innovatrices de la danse moderne : « Le corps est un vêtement sacré. C’est par lui que vous entrez dans le monde et avec lui que vous le quittez. Il doit être traité avec honneur. »

A bientôt,

Alain GoetzmannCoach et Conseil en Leadership & Management

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