Tribune. Les années 2020 et 2021 sont certes marquées par la crise sanitaire mais également par la rapide évolution des nouvelles technologies d’information et de communication, et le traducteur doit évoluer dans ce monde dit de « l’instantané ». Citons par exemple le quotidien de « Click and collect », le paiement immédiat, les livraisons dans l’heure… nous sommes tous programmés à la rapidité de livraison dans beaucoup de domaines.

Le client est de plus en plus exigeant et subit également l’effet de l’accélération des flux et des informations et bien entendu un budget de plus en plus serré.

Cependant, une traduction nécessite du temps et de la rigueur. Aujourd’hui, le traducteur doit faire face non seulement à l’exigence de ce monde de l’instantané mais également à la concurrence des appareils, aujourd’hui de plus en plus performants. Par exemple, en voyage. Nous pourrons citer l’exemple de la création de la petite machine « ili ». Ce petit boîtier était inventé à Los Angeles en 2016 et est capable de traduire en direct et de manière vocale, n’importe quelle conversation. Très utile pour un voyageur qui se déplace d’un pays à l’autre. Cet appareil est léger et est facilement transportable. Cet appareil est aussi plus rapide, plus léger et plus simple qu’une application. Un grand avantage est que cet appareil n’a besoin d’un accès WiFi. Seulement, le bémol, « ili » n’est configuré que pour quatre langues : l’anglais, l’espagnol, le japonais et le mandarin.

Aussi, « ili » n’est pas adapté pour des traductions plus complexes pendant un voyage d’affaires : par exemple, des conférences ou des séminaires ou encore la traduction des négociations commerciales, qui nécessitent une connaissance des termes techniques. Malgré ses nombreux avantages, l’appareil ne remplacera jamais le traducteur en tant que professionnel d’un art.

C’est un exemple parmi tant d’autres et nous sommes certes dans une période phare, voir même au creux de la vague des créations technologiques et des traducteurs intégrés. Nous pourrons aussi aborder la nouvelle invention par Vasco électronique, le portable dit Vasco M3 et sa traduction des appels téléphoniques depuis cette année. Seulement, ces machines ne remplaceront jamais l’art du traducteur et la sensibilisation de l’homme. La traduction est un art, et le traducteur en tant que personne qualifié et sensibilisé à cet art doit rester le maître de son pinceau. L’ère des machines ne remplacera jamais le traducteur. Une richesse linguistique, une connaissance approfondie de la culture, les traditions et les bonnes mœurs nécessitent des années de travail et la technologie ne pourra pas bouleverser ces principes.

L’art de la traduction face à ce fléau du monde dit de l’instantané…

Jane Kochanski

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