Par Véronique Rocchi, présidente de France d’Avenir


Tribune. Quand la conscience des peuples s’éveille , la voie du changement n’est pas loin…
Il y a une manière de contribuer au changement , c’est de ne pas se résigner.
L’ensemble de la classe politique Francaise, Européenne éduquée mais figée l’affirme, il est l’heure de notre souveraineté économique retrouvée.

Nous le constatons , l’humanité est pour elle -même à la fois son pire ennemi et sa meilleure chance.
La chose la plus indispensable que nous puissions faire en tant qu’êtres humains chaque jour de notre vie est de nous rappeler aux autres par notre complexité, notre fragilité, notre finitude notre unicité.

Le projet humain réalisé durant ces six millénaires par l’homo historicus est le seul projet humain possible. Dans la situation actuelle mondiale, nous sommes dans une période d’un bouleversement majeur jamais connu . Nous allons vers un changement de civilisation globale.

Ne faudrait-il pas faire aujourd’hui, une économie du sens?

La France, notre NATION est un formidable écosystème innovant.
Il existe un potentiel incroyable d’émergences dynamiques à l’aube de cette nouvelle civilisation qui nous conduit à observer les écosystèmes les plus innovants de la planète.
Ils sont la source d’inspiration avant-gardiste du monde émergent.

Quiconque croit qu’une croissance exponentielle peut durer toujours dans un monde fini est un fou, ou un économiste (K.Boulding).

Il ne s’agit pas de trouver des « solutions » pour certains «problèmes», mais un mode de vie autre, qui ne serait pas la négation abstraite de la modernité, mais son dépassement,la conversation de ses meilleurs acquis tend vers une forme qui restituerait à la société certaines qualités humaines détruites par la civilisation bourgeoise industrielle. Cela ne signifie pas un retour au passé, mais un détour pour aller vers une FRANCE D’AVENIR pour le meilleur de la démocratie par son Peuple Souverain…

Il y a ceux qui voudraient améliorer les hommes et ceux qui estiment que cela ne se peut qu’en créant les conditions de leur vie. Il apparait que l’un ne va pas sans l’autre.

Par quoi pouvons-nous commencer dans la globalisation, fruit de l’échec du capitalisme de la mondialisation, l’effondrement des économies, l’essor effréné du capitalisme, sous l’égide du néo-libéralisme qui déferle sur les cinq -continents, l’essor des réseaux (internet, téléphone …conjonction qui crée la techno-économie de la planète ?) La globalisation a emmené une vague démocratisante vers diverses Nations, une valorisation des droits universels de l’Homme, les droits des femmes qui restent très limités, incertains, voir ignorés. La globalisation a produit l’infrastructure d’une société-monde.

De métissages culturels , d’un territoire aux innombrables intercommunications, d’homogénéisation, de standardisation, la planète est devenue une société qui demande sa propre économie mondialisée ; toute société se doit de maîtriser sa propre économie , mais l’humain n’a pas la gouvernance décisionnelle ; Elle est absente pour construire une communauté de destin planétaire.

Nous sommes toutes et tous apatrides sur notre terre mère, source de vie. Seuls quelques embryons d’institutions portent des projets de société -monde. La conscience d’humanité n’est plus incarnée par de grands intellectuels comme Victor Hugo, Panikkar, Mandela, Gandhi, Hegel, Camus…

Ce ne sont pas seulement les souverainetés des États-Nations qui empêchent la formation de la société -monde. C’est aussi le mouvement techno-économique de la globalisation qui tout en créant l’infrastructure, suscite des résistances, ethniques, nationales, culturelles, religieuses. Les conséquences de l’échec du communisme ont été énormes, les débordements du capitalisme , les débordements ethno-religieux, n’ont plus d’entrave. Nous assistons impuissants à l’émergence d’une crise planétaire majeure, par le capitalisme financier, le fanatisme religieux.

La globalisation, une et plurielle connait sa crise qui désunit, unifie, sépare. Le manque de dispositifs régulateurs , les spéculations du capitalisme sur le pétrole, les minéraux rares, les céréales, le café…crée une hypertrophie majeure qui laisse craindre le pire.
Les inégalités s’accroissent dans les tissus sociaux , les politiques s’arrachent les ressources rares, l’évidence du réchauffement de la planète , l’irresponsabilité bancaire , menacent l’Europe ; la finance est déconnectée des réalités productives.

La crise écologique s’accentue avec la dégradation croissante de la biosphère, de nouvelles crises économiques, sociales, politiques éclatent.

Les effets égotistes de l’individualisme détruisent les solidarités, la civilisation occidentale est devenue toxique .
a crise démographique, les flux migratoires, engendrent la misère.

La crise urbaine, celle des désertifications des campagnes mais aussi l’extension des monocultures industrialisées, livrées aux pesticides, le barbare dans la condition animale , broyée, concentrée d’élevages industriels producteurs de grandes souffrances, violences, pour une nourriture dégradée d’antibiotiques, hormones.
La crise du politique est aggravée par l’incompétence, l’incapacité à penser par une vision stratégique la complexité des problématiques.


Où est l’Etat stratège ? Quelle vision stratégique pour faire de la France un pays social, économique, prospère ?

Il est l’heure de réveiller la mémoire historique pour rappeler le sens de la patrie, de l’honneur, de la dignité dans l’unité de la Nation par une conscience éveillée de notre citoyenneté souveraine à faire communauté pour un vivre ensemble résilient.
Retrouvons le chemin de la liberté, laissons la haine et les colères qui sont les poisons de notre société.

Où sont les valeurs fraternelles ? Les principes de l’humanisme universaliste ? Quel respect de l’unité Nation dans sa diversité ? le salut de l’humanité viendra t’il du sacré ?
La laïcité source de progrès se voit tirailler de modernisme et d’intégrisme.

En déracinant, en ghettoïsant, nous avons permis une croissance du crime , des mafias internationales. La montée de l’extrème pauvreté, le recul des activités publiques, le capitalisme planétaire a amplifié tous les aspects négatifs du développement.
Dans l’ignorance des contextes humains, il faut tenir compte de la singularité, des savoirs, et savoirs-faire.
Nous ne pouvons pas ignorer que c’est par le lien à l’autre que la crise de l’humanité peut accéder à son humanité.

QUELLE SERA LA CIVILISATION DU FUTUR ? Comment s’invente t’elle ? Que devient notre souveraineté économique Française ?
La souveraineté économique passe par l’éthique, la conscience d’humanité par le lien à l’autre pour redéfinir les communs, faire place à de nouveaux indicateurs, donner une nouvelle direction pour les territoires , créer les transitions nécessaires pour bâtir l’économie locale soutenable, un vivre ensemble riche des alternatives durables, vecteur de sens commun à repenser nos modes de production et de consommation, l’implication citoyenne dans la Démocratie participative, le financement participatif, la valorisation des communes, l’intercommunautaire pour développer la symbiose villes, campagnes.

Nous devons repenser la fiscalité au service de l’intelligence collective collaborative, répondre aux enjeux de société. Il faut créer les ponts pour asseoir une meilleure compréhension des engagements de l’entrepreunariat , une politique managériale basée sur la coopération, la collaboration active des salariés.

L’Etat doit mettre en place les outils de mesures efficaces de connaissance dans les collectivités.
Nous avons besoin d’investissements colossaux à l’échelle des Communes, des Régions , des États.
Une politique de la fiscalité s’impose, il faut redéfinir une fiscalité progressive , nous devons redistribuer et répartir la richesse pour créer une propriété commune publique qui permette de faire face aux inégalités environnementales, à l’avenir du climat, de la planète.

Thomas Picketty, avance une proposition par un prélèvement sur les gros patrimoines, non confiscatoire mais solidaire.
Le facteur humain dynamique et inspirant est la clée d’un Monde plus sain , responsable . L’Économie du sens doit penser la France dans sa dimension Souveraine restaurée dans son humanité.

Véronique Rocchi

https://www.facebook.com/VeroniqueRocchiPresidenteFranceDavenir/

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