La confiance n’est pas un trait de caractère. C’est un espoir, l’espoir d’un résultat positif. Pour gagner en confiance en soi, dans sa famille, dans son entreprise ou encore dans son équipe, il faut d’abord identifier ce qui encombre le chemin qui y conduit.

La confiance a pour résultat de déclencher la motivation, tellement nécessaire quand il s’agit de faire des efforts, d’investir son temps et ses ressources et de rester persévérant dans la réalisation des objectifs.

Rosabeth Moss Kanter, Professeure à la Harvard Business School, distingue 8 pièges à éviter pour maintenir intacte cette confiance :

Le renoncement. Vous pensez que vous n’y arriverez pas et du coup, vous ne tentez pas votre chance. Vous vous répondez, vous-même, non, alors que, peut-être, vous auriez pu réussir. Il ne faut jamais se comporter en perdant avant d’entrer dans le jeu.

Des objectifs trop élevés ou trop lointains. Certains chefs d’entreprise ont tendance à fixer des objectifs himalayens. C’est une erreur car ces objectifs sapent la confiance et mettent à zéro le moral de l’équipe. L’écart entre un objectif apparemment inatteignable et la réalité d’aujourd’hui provoque inévitablement la démotivation et parfois même conduit à la dépression des membres les plus fragiles d’une équipe. Construisez la confiance sur de petites victoires et enchaînez-les sur la voie d’objectifs plus ambitieux, mais atteignables.

Ne pas crier victoire trop vite. Gagner des batailles n’est pas gagner la guerre. La victoire totale se construit sur le long terme et elle est jalonnée de petites victoires mais aussi de petites défaites. Ne relâchez pas votre concentration sur l’objectif final quand vous en franchissez les étapes qui y mènent.

Ne pas tout faire soi-même. On ne fait jamais rien de grand tout seul et sans le soutien des autres. Ne vous comportez pas en star, valorisez toujours tous les membres de l’équipe sauf à accepter de laisser se développer en son sein des sentiments d’injustice et de jalousie, sources de conflits. Construire la confiance consiste aussi à associer les autres et à créer une ambiance valorisante.

Faire des reproches. La confiance repose aussi sur l’acceptation de la responsabilité à 100 % de sa propre situation et de sa conduite. Même dans des circonstances difficiles, il faut assumer. Rendre responsable les autres d’un échec est vain et créé une perte de confiance qui de plus, transpire très rapidement hors de l’entreprise.

Etre sur la défensive. C’est une chose que d’écouter et de répondre clairement aux critiques ; c’en est une autre que de toujours vouloir se défendre avant même d’être attaqué. Excusez-vous de vos fautes, le cas échéant, mais ne vous excusez jamais de ce que vous êtes. Au contraire, soyez fier de vos origines et de votre parcours.

Négliger d’anticiper d’éventuels revers. La confiance n’exclut pas le réalisme. Quand on entreprend, on commet des erreurs et on suit de fausses routes. Tout projet doit comporter une alternative en cas d’échec.

La prétention. On dit que la confiance est un juste milieu entre le désespoir et l’arrogance. Maintenez le curseur au centre. L’arrogance est la pire des postures, celle qui, au-delà de son côté déplaisant, vous rend sourd et aveugle aux forces du changement.

Il n’est, bien sûr, pas suffisant d’avoir confiance. Il faut aussi faire le travail. Mais quand vous êtes habités de l’espoir de réussir, vous avez le courage d’essayer de nouvelles choses, de former de nouveaux partenariats, de quitter votre zone de confort. C’est ainsi que vous élargissez votre horizon.

« La confiance part au galop et revient à pied » dit la sagesse populaire.

Alain Goetzmann, Coach et Conseil en Leadership & Management

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