Cet employé devenu propriétaire de la chaîne de magasins Finsbury

Ce pourrait être un rêve français. Cela reste une histoire incroyable, mais c’est surtout une histoire vraie. Voilà un homme au départ désargenté, fils d’un ouvrier dans une banlieue délaissée, Stains près de Sarcelles, sans diplôme ni aide particulière. Il n’a même pas son Bac et, dans les années 90, il se met à travailler à l’âge de 17 ans pour se nourrir et survivre.

À cette époque, il va même jusqu’à occuper cinq petits jobs en même temps. On n’est pas sous Zola, mais cela existe. Il se fait recruter comme employé de vente dans une petite chaîne de magasins de chaussures, Finsbury, de la rue de Rivoli à Paris. Dix ans après, Arnaud Bruillon se retrouve à la tête de sept magasins sous enseigne : « J’ai repris un petit magasin près de l’Opéra. Comme il y avait du chiffre, j’ai pu obtenir un crédit bancaire gagé sur le fonds de commerce. Ensuite, j’ai emménagé avec du bois et de beaux matériaux de qualité. J’ai amélioré la devanture, les modèles de mocassins, sélectionner les fournisseurs. Le cuir est le meilleur qui soit, provenant directement des Tanneries du Puy à Annonay en Ardèche… »

Notre homme est motivé, il s’est occupé de tout. Devant une telle énergie, les fondateurs de Finsbury sont prêts à lui vendre. Bruillon ne se le fait pas dire deux fois et saisit l’opportunité. Bpifrance lui met le pied à l’étrier et prend 20% du capital. Pas de regrets à avoir depuis, Finsbury réalise 46 M€ de chiffre d’affaires en 2022 avec 78 boutiques dans 9 pays dont 47 détenues en propres. Et l’avenir, à 47 ans, Arnaud Bruillon n’oublie pas d’où il vient.

Il est prêt à se confronter encore à bien des défis. Écoutez-le parler sur EntreprendreTV : son franc-parler témoigne d’une vraie aventure humaine. Et en plus, on comprend tout ce qu’il dit et ce qu’il fait. D’ailleurs, surprise au détour d’une phrase, cet aveu étonnant : « Il n’y a pas tellement de concurrents sur ce segment de la chaussure premium. Il y a vraiment de la place entre Weston ou Paraboot. » Qui a dit que tous les créneaux étaient occupés ? Il y a tellement encore de choses à faire. Il va d’ailleurs lancer bientôt lancer Finsbury Femmes dans les grands magasins et sur le digital bien sûr. Et ce dernier conseil : « Il faut toujours utiliser 100% de ses capacités d’endettement et de financement. C’est comme cela qu’on avance ! » Le parcours parle pour lui ! En avant, marche !

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