Burnout : mot fourre-tout ou prise de conscience propice à une quête de sens ?

Par Greg Arvis

Tribune. Il est aujourd’hui certain que nous vivons une situation dans laquelle il était difficile de se projeter il y a encore 1 an et demi…

Nous vivons des restrictions de droits et il nous est impossible de nous projeter dans un avenir à court terme malgré les différents efforts individuels et collectifs réalisés…

Des mots comme COVID, CONFINEMENT, ATTESTATION DE DEPLACEMENT ou même CLUSTER font aujourd’hui partie de notre nouveau quotidien.

Ce nouvel anglicisme dont j’ignorais encore tout du sens il y a quelques mois me ramène quelques années en arrière où j’avais entendu mon médecin me parler pour la première fois de BURNOUT …

Ce mot ne voulait rien dire pour moi puis quelques semaines plus tard se retrouvait au top50 des maux les plus répandus au sein de mon entreprise…

Si je devais faire un parallèle quelque peu hasardeux, je vois dans ces 2 mots « cluster » et « Burnout », le même dessein… Ils ont pour principale intérêt de nous éveiller sur une réalité dont on n’avait pas encore conscience et à laquelle on apporte des solutions …

QU’EST-CE QUE LE BURNOUT ?

Un burnout est un syndrome d’épuisement professionnel. Il se traduit par un épuisement physique, émotionnel et mental.

Le burnout est nécessairement lié au travail. La personne atteinte est en situation de stress chronique et tous les travailleurs – de l’ouvrier au chef d’entreprise – peuvent y être exposés.

Tous les travailleurs qui traversent une période d’épuisement sont en situation de stress chronique. Il s’agit d’un important facteur de vulnérabilité déclenché par :

  • Une situation nouvelle
  • Une situation imprévue
  • Une impression de manque de contrôle
  • Une situation menaçante et déstabilisante pour l’individu.

Il est donc clair que nous pouvons trouver un nouveau point commun à ces deux anglicismes : LE STRESS …

L’épidémie de COVID19 est un magnifique terreau pour le développement du stress qui est lui-même un facteur propice au développement des syndromes de burnout.

Mais une fois ce constat posé quoi faire ?

Peut-être commencer à se poser la question : Suis-je sujet à ce surmenage ?

Est-ce que je présente des signes telle que :

  • Fatigue persistante
  • Parfois, des douleurs, selon les fragilités individuelles : maux de dos, douleurs musculaires, migraines, etc.
  • Problèmes digestifs, ulcères d’estomac
  • Sommeil perturbé
  • Problèmes cutanés
  • Perte ou gain de poids
  • Infections plus fréquentes (rhume, grippe, otite, sinusite, etc.)

Bien évidemment on peut parfois se retrouver dans chacun de ces maux mais au fond si vous vous observez avec un minimum d’objectivité, est-ce que vous subissez votre quotidien professionnel ? Êtes-vous creuvé ?

L’épuisement se produit insidieusement. On emploie parfois des mots comme « dépersonnalisation » ou « déshumanisation » pour décrire ce qui nous touche en burnout, comme nous si perdions, pour quelque temps, une part de nous-même.

Peu à peu, nous déployons une énergie grandissante pour accomplir notre travail, sans toutefois en obtenir de satisfaction. Les frustrations s’accumulent et le cynisme augmente. La concentration est de plus en plus difficile à obtenir.

Pour corriger une telle situation, nous devons opter pour un investissement encore plus grand dans notre travail, jusqu’à l’épuisement.

Cela peut durer des années et le déni est typique de l’épuisement professionnel, ce dernier étant souvent vécu comme un aveu d’échec.

Combien de temps passez-vous chaque semaine sur votre lieu de travail ?

Personnellement, durant les 12 années où j’ai exercé un métier de dirigeant, je répondais inlassablement : « au moins 70H…et il faut bien ça !!!! »

A cette époque, j’avais de plus en plus de mal à décrocher de mon travail.

Il était de plus en plus difficile pour moi de séparer les tâches urgentes des tâches prioritaires.

J’étais constamment préoccupé à me soucier de mes collaborateurs, de mes produits, de mes clients et je n’avais donc que très peu de temps de vie personnelle…

Moi, qui étais un passionné de sport, je n’en faisais plus mais j’avais l’impression de vivre une course sans fin sur un tapis roulant. Je répétais chaque jour les mêmes actions sans avoir le plaisir de franchir une ligne d’arrivée.

En Juin 2015, je fais un choc septique à mon domicile et je frôle la mort…

J’ai donc attendu de prendre le mur en pleine face avant de prendre conscience.

J’ai attendu de passer proche du carton rouge avant de mettre de nouvelles actions en place.

QUELLE ERREUR …

J’étais bien dans un épisode de surmenage depuis des années mais comme beaucoup je refusais de le voir…

Carl Gustav Jung disait : « Pour qu’il y ait une véritable guérison, trois conditions sont nécessaires : la prise de conscience, l’action et la persévérance ! »

Ainsi derrière ce mot BURNOUT, il y a selon moi une vraie prise de conscience qui est en train de s’opérer au niveau des salariés et des dirigeants.

Et si nous devons chercher du bon à cette situation mondiale plus que difficile, il y a une prise de conscience forte dans les difficultés psychologiques des différents travailleurs et cela permet plus facilement à chacun de se reconnaitre si tel est le cas…

Le déni recul au profit de la prise de conscience.

QUELLES ACTIONS ?

  1. Apprendre à « être »

Lors de ma prise de conscience, mon premier petit pas a été de comprendre que la vie est une succession de journées. Une vie réussie est une somme de journées qui le sont aussi.

Le passé et le futur ne sont que des interprétations de l’esprit.

Il est donc nécessaire de savoir vivre le moment présent.

Bien sûr, la vie est faite de contractions : la crise sanitaire actuelle en est un bel exemple mais l’objectif ici est d’apprendre à mettre en place des actions simples pour tendre au maximum vers des journées satisfaisantes.

Qu’est-ce que pourrait être la plus petite action que vous pourriez faire chaque jour pour vous et qui vous ferait du bien ?

  • Aller marcher 15 minutes ?
  • Jouer avec vos enfants ?
  • Aller promener votre animal de compagnie ?
  • Lire quelques pages d’un livre ?
  • Trouver son rythme

Le momentum est une étape-clé pour sortir du Burnout.

Séquencer ses journées, apprendre à les planifier par rapport à sa propre chronobiologie, c’est se réserver des temps de revitalisation qui viennent nourrir notre quotidien, condition indispensable pour ne pas perdre en efficacité. En se créant une routine puissante, on reprend le lead sur son agenda et on se responsabilise.

On (re)prend conscience de l’instant présent, on cultive notre savoir « être ».

Pour moi, on ne se trompe pas de vie. On emprunte un chemin, jalonné d’étapes, et au fur et à mesure desquelles il s’agit de poser des actions. Déculpabilisons-nous !  

Nous ne sommes pas responsables de tous les évènements qui « nous arrivent », par contre nous sommes seul à décider de la façon dont on réagit.

A quelle heure commencez-vous vos journées ?

Prenez vous le temps d’avoir une pause déjeuner dans de bonnes conditions ?

A quelle heure stoppez-vous votre activité professionnelle ?

  • La quête émotionnelle

Elle est au centre des solutions. Le constat est inévitable : les professionnels se développent sur des façons de « faire », oubliant d’y ajouter la conscience. Dans cette course au toujours « plus », on finit par développer le « comment », rarement le « pourquoi ». Pourtant, cette quête émotionnelle est le pivot d’une vie réussie plutôt que subie.

Pour moi, ce ne sont pas les possessions qui nous définissent mais l’émotion qui s’en dégage.

Que souhaitez-vous vivre comme vie ?

Cette question est centrale… Elle peut peut-être paraitre simple mais vous êtes-vous un jour permis de prendre le temps d’y répondre ?

Et si le stress que vous vivez aussi bien sur le plan personnel que professionnel était un voyant vous indiquant qu’il était peut-être temps de rentrer en réflexion ?

Comme le voyant d’huile sur le tableau de bord de votre voiture qui vous indique qu’il est temps de faire le plein.

Ne serait-ce pas le moment parfait de faire le plein de sens ?

Pour ma part, c’est ce que j’ai mené il y a 6 ans et j’en suis heureux !

Je m’appelle Greg Arvis et j’ai fait de l’accompagnement des dirigeants mon expertise.

Je connais bien le sujet et j’ai toute la mesure du driver « soi fort » que l’on retrouve chez la plupart des leaders.

J’ai une détermination sans faille : aider les dirigeants, entrepreneurs, à retrouver une certaine liberté d’esprit, à se responsabiliser en toute autonomie, avant de se faire broyer par le système comme ce par quoi j’ai dû passer.

La plupart des leaders ont développé cette persévérance et cette détermination à tel point qu’ils ont du mal à s’avouer qu’ils subissent ou qu’ils ont enclenché le pilote automatique. Je sais exactement ce qu’ils ressentent et c’est pour cela que j’ai développé des programmes qui leur sont dédiés. Pas seulement un contenu clair, digitalisé, mais tout un éco-système qui répond à leurs attentes spécifiques et parfois même, une disponibilité totale car je sais à quel point les leaders souffrent de solitude. 

Donc si vous avez besoin d’aide dans votre mise en action, moi et mon équipe seront heureux de vous apporter une solution.

Dans tous les cas, si vous êtes arrivé au bout de cet article, il y a de fortes chances que vous ayez pris conscience de l’importance de prendre soin de vous et c’est bien ce premier pas le plus important.

PRENEZ SOIN DE VOUS !

Greg Arvis

Dirigeant d’entreprises durant plus de 10 ans en France et à l’international dans des secteurs variés allant de l’hôtellerie de luxe au retail, GREG ARVIS est un expert du leadership et de la stratégie managériale

Pour en savoir plus : www.gregarvis.fr

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