Beaumanoir reprend Sarenza : un rachat jackpot ?

Stephane Treppoz et Helene Boulet Supau ont fait de Sarenza un géant de la vente de chaussures en ligne. Aujourd'hui, la marque bascule dans le giron du Groupe Beaumanoir.

Après la liquidation de Camaïeu, leader national de la distribution mode en France, Beaumanoir préfère se renforcer dans le digital en reprenant à Monoprix la marque culte Sarenza ? Un choix plus que judicieux.

Les entreprises classiques pas forcément très digitalisées doivent-elles chercher, pour aller plus vite, à acquérir des pures players ou des spécialistes du numérique et du digital. C’est possible, c’est même souhaitable surtout si l’acteur e-commerce en question se situe sur le même secteur d’activité.

C’est le choix que vient de faire le discret géant malouin de la distribution textile Beaumanoir (Morgan, Cache-Cache, La Halle, Caroll, Bonobo …) qui vient de mettre la main à la poche (pour 20 millions d’euros ?) pour racheter à Monoprix une des pépites du e-commerce tricolore de la vente de chaussures et de textile. Sarenza. Concurrent du challenger grenoblois Spartoo, va faire gagner des années au groupe Beaumanoir dans sa politique de digitalisation.

Un groupe familial fondé par Roland Beaumanoir en 1961, déjà très présent sur la distribution physique ( avec un chiffre d’affaires de 2,1 milliards d’euros pour 13000 collaborateurs ) et qui avait déjà investi sur un incubateur e-business, Korben, propre à St-Malo. Sarenza constituera la meilleure des places de marché pour les marques du groupe.

Les synergies sont nombreuses. Les boutiques du groupe, 2500 au total, serviront de points de livraison pour l’ensemble des produits et marques vendues sur le digital. Du gagnant-gagnant : que demander de plus ! C’est ce type d’accors qu’il faut tenter de réussir dans tous les domaines d’activités.

Robert Lafont

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