Extraits du livre d’Axel Rückert, Faire réussir la France que j’aime, propositions du plus Français des Allemands, disponible sur www.fairereussirlafrancequejaime.com et sur Amazon

Comme les débats sur l’avortement en 1975 et sur la loi pour le mariage pour tous en 2013 ont fortement opposé les Français entre eux, elles n’ont pas empêché le pays d’adopter des lois plus adaptées à notre société du 21ème siècle.

Je salue cette ouverture et je m’oppose à toute discrimination, toujours vive dans ces domaines, pourtant tranchés une fois pour toutes. Ou pire, des retours en arrière, comme actuellement aux Etats-Unis avec la remise en cause possible de l’IVG par la Cour Suprême.

 Néanmoins plusieurs évolutions de la société française m’interpellent fortement… Evidemment, je soutiens sans réserve une accélération de l’égalité hommes/femmes dans la vie, au foyer, dans l’éducation des enfants, l’accès aux emplois, les promotions, les rémunérations… Et je m’étonne que Valérie Pécresse n’en ait pas fait un fer de lance de sa campagne.

 Je souhaiterais aussi retrouver en France davantage de solidarité et de civisme. Quand, en plein COVID, les Français applaudissaient aux fenêtres le personnel soignant, j’y étais aussi, et je trouvais cette preuve de solidarité superbe. Mais depuis, un an et quelques contraintes sanitaires plus tard, je ressens autour de moi un manque de patience et une agressivité encore jamais rencontrés à un tel niveau : klaxons au moindre ralentissement, paroles agressives dans la rue, etc. Pire, au moins en région parisienne, les incivilités – jet de mégots et d’autres ordures par la fenêtre de la voiture, non ramassage des crottes de chien, débordement des poubelles publiques, dépôt d’encombrants dans les rues, déchetteries sauvages, installations précaires des sans-abris, etc. ont atteint un sommet. Londres est désormais, comme j’ai pu le constater lors d’un déplacement récent, bien plus propre.

 Retrouvons le calme et les gestes intentionnés et empêchons la consommation d’antidépresseurs, déjà très élevée en France, de battre de nouveaux records. Et préoccupons-nous un peu plus de nos voisins en difficulté – dans l’escalier, au passage à piéton ou, chez eux, devant l’ordinateur comme seul contact.

 Enfin, je désire absolument défendre et préserver la famille comme cellule sociétale normale de base – composée d’un couple uni pour la vie, d’un père, d’une mère et d’un ou de plusieurs enfants – et ceci malgré la prolifération, pour bénéficier des avantages fiscaux, de tous les PACS et unions libres. Et contrairement à beaucoup de films et de séries à la télévision qui, en mettant en avance des couples et des familles plus « modernes », font vivre systématiquement, à nous et nos enfants, le contraire.

 Car même si l’union (que j’aurais préféré ne pas appeler mariage) à la mairie entre partenaires du même sexe, est tout à fait acceptable, il ne s’agit pas pour autant d’en faire un foyer familial « comme un autre ». Le droit d’un enfant d’avoir un père et une mère, déjà compromis par le nombre croissant des divorces et séparations et les foyers monoparentaux, ne doit pas conduire à abandonner des valeurs qui ont émergé avec l’évolution de l’humanité et même la tradition chrétienne. Comme il ne nous viendrait pas à l’esprit, mais ne sait-on jamais, de retourner à la polygamie ou à la vie familiale en tribu comme chez les Massai.

 Offrir, grâce à l’adoption, à des enfants, vivant dans des orphelinats et dans des conditions de vie précaires, un foyer chaleureux et une vraie éducation à la place d’une jeunesse souvent traumatisante, doit être encouragé. Mais revendiquer, par des couples du même sexe, un « droit » d’avoir et d’élever des enfants en généralisant, par le biais de la GPA, le recours à des banques de sperme et à des mères porteuses (de plus en plus souvent rémunérées pour prêter leur corps), consiste à « défier » la nature au-delà de l’acceptable et à instaurer inexorablement dans notre société de consommation un commerce de bébés, in fine même avec « un choix » dans un catalogue génétique. Limitons donc la procréation assistée aux couples hétérosexuels qui se trouvent dans l’incapacité d’avoir des enfants…et pour les couples du même sexe, facilitons l’adoption d’enfants.

 Dans le même ordre d’idées, je ne suis pas favorable à inculquer aux enfants dès leur plus âge ou en période de puberté, l’idée de remettre en question leur sexe de naissance et de pouvoir le changer librement à tout moment – comme si l’anatomie n’était qu’un épiphénomène. Sur les réseaux sociaux, les adolescents « se trouvent des jeunes de leur âge en qui ils croient se reconnaître et qui leur affirment ce qu’ils sont, trans. Ils font alors partie d’une communauté virtuelle qui les encourage à s’affirmer, leur conseille de s’éloigner de leur famille, forcément transphobe, et les héroïse à chaque étage de leur transition ».[1] « Ce qui a changé avec la dysphorie du genre, c’est la réponse de la société et l’approche de certains médecins qui devient « puisque tu le désires, on va réaliser ton désir »,[2] et qui oublie que la grande majorité des enfants surmonte cette discordance à l’âge adulte.

 La cinquième valeur que je souhaite défendre à tout prix est celle de l’identité française. « Il était non seulement devenu indécent d’évoquer l’identité française, mais il convenait en plus de s’incliner devant l’identité des autres. Ce raisonnement est tout à la fois faux et dangereux. »[3] Comme en voyageant dans des pays étrangers, je m’adapte à leurs coutumes et traditions et évite de les provoquer… j’attends des visiteurs en France la même chose. Et s’il s’agit, en plus, de personnes, qui souhaitent s’y installer dans la durée, j’exige une adhésion, volontaire et non contrainte, à nos valeurs et traditions. « La France est une histoire, une volonté, des valeurs communes, une langue, une gastronomie, des paysages, une façon de chanter, de penser, de filmer. » « Dans l’identité française, il y a des valeurs qui sont au-dessus de toutes les autres : et obtenues de haute lutte : les droits de l’Homme, l’égalité des sexes, le respect des droits de l’enfant, etc. »[4]

 Faisons vivre et cultivons les symboles républicains – hymne national, affichage du drapeau, fête nationale, commémorations, etc. – français et européens, dès l’école, à l’université, pendant le service civique et même au sein des entreprises et aux fenêtres et voitures…


[1]Céline Masson et Caroline Etiacheff, « La fabrique de l’enfant transgenre » E. de l’Observatoire 2021

[2]Céline Masson, idem

[3]Nicolas Sarkozy, « Passions », Ed de l’Observatoire 2019, p260

[4]Nicolas Sarkozy, idem

Axel Rückert

Extraits du livre Faire réussir la France que j’aime, propositions du plus Français des Allemands, disponible sur www.fairereussirlafrancequejaime.com ou sur Amazon

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