Dans un communiqué au vitriol, le sénateur de Vendée dénonce l’attitude du fabricant de pneumatiques qui vient tout juste d’annoncer la fermeture de son site de la Roche-sur-Yon (Vendée) d’ici fin 2020. 619 salariés sont concernés.

Les mots choisis par Bruno Retailleau sont sans appel. En compagnie de Christelle Morançais, présidente de la région des Pays de la Loire, le président du groupe Les Républicains au Sénat déplore dans un communiqué les « méthodes du groupe Michelin qui traduisent un manque de respect des salariés et des élus ». Selon lui, « cette décision couperet traduit une froide vision des rapports économiques et sociaux, qui devraient d’abord être des rapports humains ».

Michelin a justifié la fermeture de cette usine, qui produit des pneus haut de gamme destinés aux poids lourds, en raison de son manque de compétitivité. « Le site est petit et, malgré les investissements que nous avons réalisés pour essayer de lui donner une taille critique, il n’est pas suffisamment performant en termes de coût de revient industriel », a expliqué le président de Michelin, Florent Menegaux, dans un entretien à Ouest-France.

Michelin assure que « chaque salarié concerné » aura « la possibilité de rester au sein de l’entreprise en France ». Malgré ces annonces, l’hypothèse d’un plan social ne peut être écartée.

Bruno Retailleau a annoncé qu’il allait « demander des comptes au président de Michelin et exiger, au-delà même des obligations légales, qu’il prenne toutes les mesures pour assurer l’avenir des salariés vendéens et du site de La Roche-sur-Yon ».

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