À l’occasion du salon Préventica, qui se tiendra à Nantes du 17 au 19 mai, nous avons rencontré Eric Payen de la Garanderie, directeur de la communication du service de prévention et de santé au travail de la région nantaise, le SSTRN. L’occasion de mieux comprendre ses missions au service des entreprises et de leurs salariés.

Le SSTRN est un service de santé au travail, que faut-il comprendre ?

D’abord, rappelons qu’en France, 225 associations du réseau Présanse constituent les services de prévention et de santé au travail interentreprises (SPSTI) qui accompagnent les employeurs dans la prévention des risques professionnels et le suivi de la santé des salariés. Nous sommes les acteurs locaux en proximité des entreprises sur tout le territoire.

Sur le bassin d’emploi nantais, environ 60% de la Loire-Atlantique, le SSTRN et ses 350 collaborateurs accompagnent plus de 26000 établissements du secteur privé et plus de 270000 salariés.

Comment ça marche ?

Nous sommes une association d’entreprises. Notre rôle et notre fonctionnement sont encadrés par le Code du travail et un agrément de l’État. Les entreprises de notre territoire adhèrent et paient une cotisation annuelle qui leur donne accès à nos services, dans une logique de mutualisation des moyens. C’est cet esprit qui a présidé à la Loi de 1946 qui a initié la création des SPSTI et qui guide encore notre action.

Quel est votre champ d’action ?

Le suivi individuel de la santé des salariés est notre mission historique, fait par nos professionnels de santé sous les différentes formes de visites médicales, en connaissance de la santé des personnes. Aujourd’hui, avec la réforme qui s’engage, des nouveautés sont proposées pour améliorer encore la qualité de ce suivi tout au long de la carrière des salariés.

Ensuite, l’accompagnement des entreprises dans le repérage des risques et la mise en œuvre de la prévention. Ce rôle est moins connu mais apprécié des entreprises qui ont bénéficié de nos services : document de repérage des risques dans l’entreprise, diagnostics divers selon les situations de travail, études de postes, conseils et préconisations d’actions… le champ est vaste et toujours adapté à la réalité de l’entreprise.

Une réforme est en cours cette année, quel en est l’enjeu ?

20% de nos adhérents sont des petites entreprises, cette réforme a fait d’elles son cœur de cible. Il y aura des nouveautés pour améliorer le suivi des salariés, inclure les dirigeants, mieux structurer nos moyens par une certification (le SSTRN est labellisé depuis 2021), faciliter les démarches des entreprises, faire converger santé au travail et santé publique, rendre notre offre de services plus lisible et harmonisée. Son déploiement sera progressif, au fil des décrets attendus, il faut du temps pour tout mettre en place.

Une manière de renforcer votre mission ?

Notre mission sous-tend un objectif transversal : la prévention de la désinsertion professionnelle en travaillant à la réduction des risques partout où c’est possible et au maintien dans l’emploi des personnes. Nous parlons bien de tous les risques : physiques, liés aux produits chimiques ou aux rayonnements… Risques psychologiques aussi, dits risques psychosociaux, une réalité dont nous constatons chaque année la croissance dans notre société qui accélère sans cesse.

On parle souvent, avec raison, de la nécessité d’une qualité de vie au travail, mais on ne fait pas ça sans la santé des collaborateurs. Il n’est pas entendable qu’on puisse encore souffrir au travail, quelle qu’en soit la forme. La santé au travail est un enjeu sociétal majeur.


Toute l’information de la prévention : www.sstrn.fr
Pour nous joindre : communication@sstrn.fr
Salon Préventica : www.preventica.com

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