La question industrielle semble être revenue en odeur de sainteté au sein du gouvernement. La ministre déléguée chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, est la cheffe de file d’une nouvelle campagne du gouvernement visant à soutenir le tissu industriel et les territoires.

Cette initiative lancée en 2019 consiste à identifier des sites « clés en main » pour faciliter l’installation d’une activité industrielle au sein d’un site de production. Après une première phase ayant permis de cibler une soixantaine de sites, Agnès Pannier-Runacher poursuit cet appel à proposition pour faire émerger d’autres sites industriels partout en France — la prochaine échéance est fixée au 31 mars 2021. « Ce sont des sites où on peut obtenir rapidement un permis de construire, trois mois, précise la ministre sur BFM Business, ce qui permet à un porteur de projet d’arriver sans avoir à se concentrer sur cet aspect, et à se concentrer sur son projet. »

Combler le retard par rapport aux autres pays d’Europe

Avec 300 candidatures et 78 sites retenus, l’initiative semble plébiscitée par les PME et ETI. Comment expliquer ce succès auprès des industriels ? Selon Agnès Pannier-Runacher, « ça fonctionne très bien parce qu’on a la capacité de revenir à des temps d’installation d’usine qui sont équivalents à ceux de nos voisins européens. Et on n’a pas baissé nos exigences environnementales ». Parmi la future sélection figureront des sites industriels en cessation d’activité ou des friches industrielles réhabilitées. L’objectif affiché par le gouvernement ? Revitaliser les territoires et soutenir l’industrie. Au-delà des intentions, cette action devra prouver son efficacité sur le terrain.

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