90% des bouteilles de champagne vendues à l’export proviennent des grandes Maisons : Vranken-Pommery, Lanson, Laurent Perrier, Mumm…

Impossible de distinguer l’activité économique de la Champagne du business du champagne. Il suffit de regarder la liste des plus grosses entreprises du département de la Marne pour se rendre compte que, dans le Top 50, figurent une vingtaine de Maisons connues… sans oublier quelques coopératives !

A la  première place : Moët- Hennessy

Et à la première place, Moët- Hennessy, le MH de LVMH, qui regroupe des marques aussi prestigieuses que Moët & Chandon, Veuve Cliquot, Krug, Ruinart ou Mercier. En 2013, le CA de la filière (4,3 Mds€) s’est maintenu, malgré une baisse de 1,5% en volume, porté par l’international, les marchés hors de l’Union européenne, représentant désormais plus de 20% des volumes et 25% du CA.

Comme l’a expliqué Thibaut Le Mailloux, porte-parole du Comité interprofessionnel du vin de champagne (CIVC) : «Maintenir le CA est en soi plus important que l’évolution des volumes qui, avec plus de 300 millions, reste une performance remarquable dans un contexte économique difficile, surtout en Europe de l’Ouest».

90% des bouteilles vendues à l’export proviennent des grandes Maisons

La force des maisons Il est notable que 90% des bouteilles vendues à l’export proviennent des grandes Maisons (Vranken-Pommery, Lanson, Laurent Perrier, Mumm…). Au nombre d’une centaine, elles représentent plus des deux tiers du total des ventes de la Champagne et réalisent 60% à l’exportation. Elles représentent ainsi près de 20% de l’excèdent commercial des vins et spiritueux français, deuxième secteur exportateur après l’aéronautique. Les deux tiers du CA 2013 ont été réalisés par 5 groupes dont le CA «Champagne» dépasse 150 M€.

Les entreprises traditionnelles (Roederer, Taittinger, Thiénot, Piper-Heidsieck, Duval-Leroy, Pol Roger…) à structure familiale, se caractérisent par un CA qui se situe entre 10 et 150 M€. Si des mouvements de concentration ont eu lieu récemment (cession de la Maison Pommery à Vranken), contrairement à une idée reçue, il ne s’accélère pas particulièrement.

«Depuis toujours, quelques grands leaders cohabitent avec de multiples Maisons familiales. En fait, les équilibres économiques se sont assez peu modifiés au cours des 15 dernières années. Le patrimoine des Maisons doit être valorisé : prix de vente élevés, développement des marchés… Et cela, qu’elles soient indépendantes ou fassent partie d’un grand groupe», témoigne Yves Lombard, secrétaire général de l’Union des maisons de Champagne. L’AOC champenoise a, en fait, été l’un des précurseurs de la promotion des marques.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici