Startup and millenial business concept. Woman manager explaining tasks to her team

Le travail n’a pas toujours bonne presse, et diriger une équipe soudée et motivée est un vrai bonheur pour un manager. Un soulagement aussi, car reprendre en main ses collaborateurs s’avère souvent une épreuve.

Remettre dans le cadre

La reprise en main d’une équipe ou d’un salarié est une tâche que bien des managers n’apprécient pas, certains craignent même cet exercice, pourtant parfois nécessaire.

Lorsqu’un problème a été identifié dans une équipe ou chez un collaborateur, vient le moment craint par certains managers, celui que l’on nomme également la reprise d’autorité.

Un moment difficile en particulier pour les cadres inexpérimentés ou non formés, car il ne s’improvise pas.

Une reprise d’autorité positive

La plupart des formateurs font un parallèle avec l’éducation pour démythifier l’exercice : lorsque les parents reprennent leurs enfants, petits ou grands, lors d’un comportement inapproprié, c’est en premier lieu pour leur bien, et leur permettre une intégration facile dans les différents milieux de la société.

Recadrer un collaborateur a également un objectif positif, à la fois pour lui-même et ceux qui l’entourent. Il est important que cela soit compris dès le départ. Sauf que l’autorité parentale, logique et assez naturelle, est d’une autre espèce que l’autorité managériale, qui se doit d’être reconnue et acceptée par des adultes, parfois plus expérimentés. Elle se mérite !

Le manager en première ligne

De nombreux dirigeants détestent reprendre leurs équipes par manque de pratique et de formation, mais il s’agit aussi d’une question de personnalité. Les managers commerciaux le savent : parmi leurs meilleurs éléments, il y a ceux qui parviennent à leurs fins via un comportement plutôt frontal et ceux qui y arrivent par l’empathie.

Les premiers sont des personnalités pour qui le risque de conflit est plutôt une motivation, leur franchise est souvent un atout ; les seconds feront tout en leur pouvoir pour éviter d’en arriver à des entretiens mettant en péril de bonnes relations.

On retrouve ces deux types de managers dans toutes les entreprises. Tous deux sont confrontés à la remotivation de leurs équipes, ou à des recadrages qu’ils se doivent de mener à bien, sans que cela n’engendre d’autre problème ou trop de stress.

Chacun gardera sa façon d’être, mais tous doivent aussi apprendre les règles de ce type d’entretien.

Pas de mode d’emploi idéal

Suffit-il donc de lire un mode d’emploi pour réussir ce type d’entretien ? Oui et non. Oui, car certaines règles et principes sont valables pour tous. Non, car chacun doit rester fidèle à son style de management, afin de pouvoir mener à bien cet exercice sans trop d’état d’âme, ni en essayant de passer pour un autre.

Il convient d’être cohérent avec soi-même avant, pendant, et après. Le manager n’a pas la science infuse. Préparer un entretien où l’on doit recadrer son équipe demande une préparation minutieuse, en commençant par le choix de l’endroit et du moment, partie intégrante du message à passer.

Car le pire des choix serait… de ne pas recadrer.

Des règles de base

> Bienveillance

S’il y a un mot à garder en tête avant et pendant l’entretien, c’est celui de bienveillance. Quel que soit le ton adopté, ce qui est dit ne doit pas pouvoir être interprété comme une attaque personnelle. Les blessures d’ego sont en effet celles qui sont les plus longues à guérir.

> Distance

Tout le discours du dirigeant doit donc être basé sur le comportement, sur les actes et non pas sur les sentiments, les impressions, les on-dit, ou la personne. Le manager doit également trouver la bonne distance, ni trop près, ni trop loin.

Son état d’esprit est important. Il n’est pas là pour faire la morale, mais pour comprendre les freins et résistances et aider à déployer les potentiels.

> Droits et devoirs

Pendant l’entretien, il y a un rappel des obligations et de la mission du collaborateur, mais une vérification s’avère indispensable : a-t-on informé le collaborateur de ces règles ou du cadre de travail auparavant ? En effet, les parcours d’intégration sont fréquemment insuffisants et se réduisent à se présenter et fournir un livret d’accueil.

> Pas de notes

Un simple recadrage ne requiert pas la prise de notes. Cela serait forcément interprété comme une pièce à verser dans la construction d’un dossier de licenciement. Dans ce cas, il sera impossible de reconstruire une relation de confiance. Or on recherche avant tout l’adhésion du collaborateur à la fin de l’entretien.

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