L’ancienne dirigeante de TecnipFMC a remplacé Isabelle Kocher a la tête du groupe énergétique français. L’ingénieure qui a commencé sa carrière sur une plateforme pétrolière fait face à de nombreux défis.

Âgée de 48 ans, Catherine MacGregor est l’invité surprise du CAC 40. Nommée directrice générale d’Engie janvier par le conseil d’administration d’Engie, la centralienne a devancé les trois autres postulants : Gwenaëlle Avice-Huet (actuelle DG adjointe d’Engie), Catherine Guillouard (RATP), et Laurent Guillot (Saint-Gobain). Selon Jean-Pierre Clamadieu, président d’Engie, « c’est une dirigeante à l’aise avec la raison d’être d’Engie, d’être une entreprise de la transition énergétique. Elle a l’obsession de l’exécution, de la transformation d’une stratégie en actes. »

Elle s’est construite loin du capitalisme parisien

Fine connaisseuse de l’industrie et de ses rouages, Catherine MacGregor, qui affiche une brillante carrière à l’international, n’est pas issue du capitalisme parisien. Le conseil d’administration d’Engie a entériné un choix fort en optant pour une dirigeante qui a construit sa carrière loin de l’establishment. Fille de profs, elle a démarré seule sur le terrain et a gravi tous les échelons. Centralienne de formation, elle a débuté sa carrière comme ingénieure forage sur une plateforme pétrolière au Congo, puis en mer du Nord.

Passée par la Malaisie ou encore les États-­Unis, elle a travaillé plus de vingt ans pour Schlumberger, le géant américain des services parapétroliers, où elle s’est imposée comme une dirigeante de premier plan, au point d’être passée tout proche de la présidence, avant de rejoindre… son principal concurrent, TechnipFMC, en juillet 2019.

Elle a d’abord dit non à Engie

Ciblée depuis longtemps par les recruteurs d’Engie, qui avait essayé de lui faire signer un contrat en février 2020, Catherine MacGregor figurait également dans la short list de nombreuses entreprises françaises (Nexans, Vallourec…). Elle a profité du rôle joué en coulisse par Bruno Le Maire qui n’admettait pas que la direction d’Engie, premier groupe du CAC 40 à avoir confié sa direction à une femme, puisse remplacer Isabelle Kocher par un homme.

Désormais à la barre d’Engie, un poste exposé politiquement, elle devra relever de nombreux défis, tout en composant avec la présence de l’État au capital (30 %). La nouvelle directrice générale du premier fournisseur de gaz naturel et deuxième fournisseur électricité en France (170 000 personnes salariés) aura pour mission de faire le tri au sein des activités du groupe, en les recentrant autour de la production d’électricité verte et du gaz. Connu pour sa rigueur et sa capacité à prendre des décisions, Catherine MacGregor n’a pas été choisie au hasard.

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