Notre pays est le plus grand par la taille en Europe, mais est-il vraiment en position de leader pour le futur de ce grand territoire ?

Le couple franco-allemand est fréquemment mis en avant comme l’attelage indispensable à la croissance de l’Union Européenne, voire parfois à sa survie, et ce, d’autant plus, depuis le référendum britannique actant le Brexit.

Le coq et l’aigle

Ces deux oiseaux ont déjà conclu un PACS avant l’heure et ont décidé d’unir leur destin une première fois avec quelques autres volatiles. C’était en 1951 à Paris pour la création d’une organisation internationale : la CECA ou la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier.

Au simple énoncé de ce nom, on s’aperçoit que le monde a bien changé. Et pourtant… le coq et l’aigle avaient déjà décidé de s’unir pour créer un début de marché unique.

Les avancées de la France Depuis son élection, Emmanuel Macron s’est approprié le rôle de leader de l’Europe, faisant de multiples propositions aux autres Etats membres afin d’asseoir le rôle de l’U.E au niveau international.

Deux événements ont fortement contribué à ce changement : l’affaiblissement d’Angela Merkel et l’avènement de Donald Trump. En mai 2018, Der Spiegel, le premier media allemand, affirmait qu’après Merkel, ex reine de l’U.E, « c’est Macron qui est assis sur le siège du conducteur ».

Le magazine se avançait que la chancelière avait été le leader pendant une longue période de cohabitation avec trois présidents français qualifiés de « charmeur macho, hypernerveux, infortuné » avant de se trouver face à celui qui a « établi la France en position de leader en Europe où il est celui qui y défend la liberté et la démocratie ».

Cette image a fortement été écornée par les dernières manifestations où le président français est apparu en situation de faiblesse.

Des propositions pour plus d’Europe

Le couple franco-allemand reste plus que jamais leader en Europe, et l’incarnation en une seule personnalité politique semble difficile. Si le pragmatisme et les résultats économiques d’Angela Merkel ont fait merveille pendant des années, dès qu’elle s’est orientée vers plus d’idéalisme, comme son programme envers les immigrés, sa côte de popularité a chuté.

La présidente allemande n’apprécie pas non plus être mise en avant, ni les grand messes, contrairement au président français actuel, élu à la surprise de nombreux leaders, et qui n’hésite pas à avancer des idées que certains considèrent comme iconoclastes.

En effet, ses propositions pour l’Europe en ont étonné plus d’un : achever l’union bancaire, augmenter la capacité budgétaire de l’U.E, aller vers une véritable convergence fiscale, taxer les GAFA et penser à une défense commune pour l’avenir.

En résumé, Emmanuel Macron, pro-européen veut aller vers plus d’union et de pouvoir pour l’Europe face aux géants américain et chinois et à la montée des partis extrémistes européens.

Une tâche ardue, voire à contre-courant, dans un contexte de repli sur soi des différentes nations. Les médias américains pro Trump ont aussi lâché les mots qui fâchent : la première des conditions pour être un leader européen est de pouvoir diriger la France, et d’être soutenu par la majorité de la population chez soi.

A bon entendeur…

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