Moorea Island in the French Polynesia.

Il y a fort à faire dans les îles polynésiennes, même en dehors du tourisme. Pour preuve, ces pépites qui vont de l’entreprise artisanale centenaire à la toute jeune start-up.

La Brasserie de Tahiti, une doyenne de 106 ans

Si vous n’êtes jamais allé à Tahiti, peut-être ne savez-vous pas que les Tahitiens sont de grands consommateurs de bière. Ceci explique que la Brasserie de Tahiti réalise quasiment 17 milliards de chiffre d’affaires, et emploie plus de 700 personnes. Cette vénérable institution est née en 1914, et fabrique des boissons sans alcool, des bières artisanales, ainsi que la très fameuse Hinano (titrée à 5°), qui fête ses 65 ans.

Elle détient plusieurs licences de production dont Heineken, Coca-Cola, Schweppes et Orangina depuis des dizaines d’années. La bière est exportée à Hawaï, en Californie, Nouvelle-Calédonie, Océanie, au Japon et… à l’île de Pâques ! Et l’on peut même trouver la Hinano en France dans la grande distribution. Si la marque est si populaire, c’est également parce qu’elle sponsorise de très nombreux événements tels que Miss Tahiti, des compétitions de surf, des concerts de musiciens locaux.

La start-up Cup, la coupe de l’entrepreneuriat innovant

En mai 2020, se déroulera la troisième édition de la Startup Cup, en trois étapes. Lors de la première, les équipes de l’incubateur PRISM partent dans les différentes écoles et salons pour présenter le concours et attirer les entrepreneurs en herbe. En juin, huit ateliers dits « d’innovation collective » sont organisés dans plusieurs îles de l’archipel polynésien avant le dépôt des dossiers en juillet. Trois dossiers sont dotés, le premier prix gagnant 500 000 « francs polynésiens » et un an d’accompagnement dans l’incubateur.

Te Nati exporte un savoir-faire ancestral

Poerani Albert et Justine Restelli ont lancé leur projet après avoir été récompensées lors de la première édition de la startup Cup. Les lauréates ont été hébergées au PRISM afin de développer leur plateforme, ce qui leur a donné l’occasion de tester leur offre, constituée de costumes de danse 100% locaux et personnalisés, destinés notamment à être exportés. Ils sont fabriqués par les artisans locaux, et la première commande de costumes à base de végétaux secs a été envoyée pour des événements liés à la Polynésie ayant lieu en France métropolitaine. Présente pour l’instant sur les réseaux sociaux, leur site internet est en cours de développement.

Food & Cooklab, au service de la cuisine

Jade You Sing est de Moorea, quant à Audrey Lachaud, elle est née dans le Limousin. Rien ne présageait donc d’une rencontre, encore moins d’une création d’entreprise en commun. Jade est très impliquée dans la vie associative, connaît les meilleurs producteurs de Moorea. Audrey a connu plusieurs contrées avec ses parents, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande et finalement Moorea.

Enseignante en lycée agricole, elle a choisi l’entrepreneuriat social avec la Ruche qui dit Oui, avant de se consacrer au concept de Food & Cooklab. Son concept ? Redonner le goût du bien manger, mieux produire, mieux gagner aux producteurs, via la cuisine et la création des meilleures recettes. Des ateliers culinaires sont organisés pour redécouvrir les recettes simples à partir de produits locaux en évoquant les préoccupations santé, ainsi que la mise à disposition d’espaces de fabrication de produits élaborés stérilisés ou pasteurisés, dans un local disposant d’une autorisation sanitaire. Une expérience à suivre.

Fenua Data, les adeptes du zéro déchet

Les deux fondateurs, Loanah Waong et Lou Tamaehu-Plovier ont étudié et travaillé au Québec. Lui est diplômé d’HEC Montréal, puis y travaille tout en fondant un réseau en économie circulaire. Loanah quant à elle évolue dans la cellule environnement d’une municipalité à Montréal après son mastère en gestion de l’environnement. En 2018, tous deux décident de revenir en Polynésie pour créer leur entreprise, elle en tant que consultante Environnement, lui en tant que consultant Economie circulaire. « Fenua Data » a pour mission de devenir le réseau polynésien de l’économie circulaire, et en faire un modèle.

Le mot Fenua désigne l’île ou la terre, soit Tahiti et les îles avoisinantes. La tâche est essentielle, afin de préserver les merveilles de la nature, et le réseau offre ses services auprès des entreprises de tourisme, agricoles, liées à la mer, ou à l’aménagement du territoire. Eco-conception, bilan carbone, analyse du cycle de vie, RSE, approvisionnement durable, gestion améliorée des ressources, autant d’éléments que les deux jeunes fondateurs souhaitent mettre en avant et en pratique.

D’autres pépites à succès

Parmi les sociétés traditionnelles, on peut également citer les Jus de Fruits de Moorea et le rhum Manutea. Les micro-entreprises sont également nombreuses à se monter, dans des secteurs variés comme la mode, la pâtisserie, le chocolat (Tahiti Orign by M), la conserverie de Tahiti ou encore e-bike et sa location de vélos électriques. Bref, les opportunités de business ne manquent pas sur ces îles paradisiaques qui offrent bien plus que de belles cartes postales.

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