Acteur global de l’équipement automobile et des services aux collectivités locales, Plastic Omnium investit 1,2 milliard par an !

Avec plus de 5 Mds€ de CA, 6,6% de croissance, 15 nouvelles usines prévues d’ici à 2016, 1,2 Md€ d’investissement d’ici à 2016… Plastic Omnium, discret équipementier francilien au rayonnement international, fait grosse impression !

Tout commence en 1947. Pierre Burelle, jeune ingénieur de 33 ans diplômé de l’École supérieure de chimie industrielle de Lyon, est convaincu de l’avenir des matières plastiques. De là à créer son entreprise, il n’y a qu’un pas que le jeune visionnaire franchit allègrement en Plastic Omnium dans un atelier rue du Louvre à Paris. Il n’est alors qu’un petit producteur de tableaux de bord de voiture, pièces d’électroménager, bouchons de stylo…

 

Dès ses premiers pas, l’entreprise attire les gros clients

Enthousiaste, il développe pourtant sa jeune pousse avec passion, décrochant des contrats avec des clients de plus en plus prestigieux : Jaeger, Renault, Peugeot, Citroën, BIC, SEB…

 

20 ans de croissance

Suivent 20 ans de croissance liés à l’essor de l’automobile, qui obligent  l’entreprise à déménager à Levallois dès 1952. Pragmatique, Pierre Burelle fonde en 1957 Burelle SA, société de participations à caractère familial, afin d’assurer la transmission et l’indépendance du groupe. Car l’ingénieur fourmille toujours d’idées, reprenant même en 1965 l’activité familiale de fabrication de poubelles.

 

Naissance du pôle Environnement de Plastic Omnium

Avec cette prise de contrôle de l’UMDP, société d’assainissement et de propreté fondée en 1876 par son grand-père Pierre-Émile Burelle, il se diversifie, donnant naissance au pôle Environnement de Plastic Omnium. Et le succès industriel de la famille Burelle s’amplifie encore. En bon stratège industriel, Pierre Burelle ne cesse d’ailleurs d’innover, orientant finement son entreprise vers des pôles de croissance. Surtout, dès les années 70-80, il se tourne vers l’international.

Depuis, ses fils ont repris le flambeau, d’abord Jean en 1987 puis Laurent en 2001, toujours en portant ses valeurs. «Pierre Burelle nous a légué des valeurs fortes : savoir attirer les talents pour innover et croître, rester tenace dans la poursuite des objectifs, contrôler son destin grâce à un actionnariat stable. Ces principes simples, mais essentiels, continuent de nous guider dans ce que nous entreprenons», confiait Jean Burelle en 2011. Depuis, rien n’a rien changé à la philosophie du groupe.

 

La réussite de l’industrie française !

Les activités de l’ETI se scindent en deux. D’une part, les équipements automobiles avec les pièces de carrosserie et de structure (pare-chocs, blocs avant, modules d’aile, hayons arrière) et les systèmes à carburant (réservoirs) et de dépollution.

D’autre part, les équipements et les services pour la gestion des déchets et l’aménagement urbain (bacs roulants, collecteurs enterrés, proposés aux collectivités locales). Partenaire de la quasi-totalité des constructeurs automobiles, l’entreprise est n°1 mondial dans la fabrication des pièces et modules de carrosserie, et détient des positions de leader dans les systèmes à carburant et les produits et services dédiés à la gestion des déchets. La petite compagnie familiale est devenue un géant du secteur.

«La priorité a été donnée à l’investissement industriel puis à l’internalisation du groupe. Pour séduire les clients à l’étranger, il faut en permanence innover. Nous sommes des entrepreneurs qui inscrivont notre stratégie dans le long terme. En 66 ans d’existence, l’entreprise a connu une quarantaine d’années sans verser de dividendes. Et chez nous, aujourd’hui, la moyenne de distribution est d’environ 20 à 25% du résultat, soit 2 fois moins que la moyenne des entreprises du CAC 40», indiquait l’année dernière Laurent Burelle, 65 ans, pour expliquer les raisons de cette ascension fulgurante.

La famille est ainsi toujours majoritaire (56,1%) pour garder l’indépendance qu’elle revendique tant, et avoir les mains libres concernant ses choix stratégiques.

Innover pour durer

En 2013, Plastic Omnium a lancé un important programme d’investissements sur 4 ans d’un montant de 1,2 Md€.

Objectif ? Soutenir la croissance et l’innovation. Consciente que la production mondiale automobile doit encore progresser de 14 millions de véhicules d’ici à 2017, que 50% d’entre eux seront produits en Chine et 30% au Brésil, en Russie et en Inde, Plastic Omnium a stratégiquement développé son réseau industriel dans ces territoires. Cinq nouvelles usines ont été mises en service en Chine, et 5 autres sont en construction, une troisième étant prévue en Russie.

Dans la lignée de leur père, les héritiers à la tête des instances familiales sont de fins stratèges : «En Chine, notre développement est rapide. Nous trustons aujourd’hui 25% du marché des pièces extérieures de carrosserie, et 12% de celui des réservoirs. Nous sommes devant nos 2 concurrents chinois, non pas parce que nous pratiquons des plus bas prix mais parce que nous courons plus vite ! La différence se fait sur l’innovation, la qualité des produits et la fiabilité des livraisons», s’enorgueillit le P-DG dont l’entreprise compte 110 usines, dont les deux-tiers situées dans des zones de croissance.

Actuellement, le géant du plastique concentre ses efforts de R&D sur l’allègement des véhicules, l’amélioration de l’aérodynamisme, le développement des systèmes de dépollution pour les moteurs diesel, et le développement de l’équipement pour véhicules hybrides et électriques.

«La tendance est toujours à l’allègement des véhicules. C’est nécessaire pour réduire la consommation et émettre moins de CO2. L’emploi des matériaux en plastique le permet, parmi d’autres innovations», explique Laurent Burelle, serein. L’ETI a donc de beaux jours devant elle, le pôle Automobile, représentant plus de 90% des activités, porte la croissance avec une croissance de +6% l’année dernière.

De son côté, le pôle Environnement continue lui aussi de soutenir la réussite du groupe, enregistrant une progression de 1,3% sur la même période. N’en doutons pas, les usines de Plastic Omnium vont continuer à sortir de terre à un rythme effréné.

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