L’écologie s’introduit dans tous les secteurs, y compris dans les objets qui nous entourent et meublent nos logements. Bel exemple avec Noma-Editions qui propose du mobilier et des objets design haut de gamme fabriqués avec des matières recyclées et biosourcées.

L’offre proposée notamment par l’entreprise est belle, imaginée par des designers de talent qui ont compris que le chez soi est devenu essentiel et doit constituer un lieu de bien-être, un vrai refuge. Or, joindre l’utile à l’agréable, le beau et l’écolo, voici qui devrait remporter des suffrages unanimes. Et si l’on ajoute à cela une fabrication à 70% française, on peut dire que Noma coche bien des cases. Guillaume Galloy et Bruce Ribay ont cofondé leur entreprise sur un concept qui leur tient à cœur, l’écoconception.

« No » pour nobles et « Ma » pour matières, car utilisation de matériaux recyclés n’est pas synonyme d’objets au rabais. Les deux hommes savent de quoi ils parlent, et pour eux un intérieur ne peut être totalement qualifié de beau ou d’élégant s’il n’inclut pas sa touche d’éco-responsabilité. Ce côté durable du meuble fait partie intégrante de son esthétique et de la satisfaction qu’il procure.

Un duo architecte-ingénieur

L’histoire démarre avec un Bruce architecte et un Guillaume ingénieur qui travaillent dans de grands groupes du luxe, du développement durable et du commerce de détail. Un jour, la bise de la crise environnementale vient cependant perturber leur aventure. La décroissance n’est pas pour eux et ne les séduit aucunement. Guillaume Galloy et Bruce Ribay décident donc de se lancer sur un terrain qu’ils connaissent bien.

Tous deux ont travaillé une vingtaine d’années pour des entreprises connues. Guillaume Galloy a fait ses premières armes dans des groupes tels que Louis Vuitton et Sephora ; Bruce Ribay a quant à lui piloté la conception et la construction de 300 points de ventes pour des marques de luxe en France et à l’étranger. Cette première partie de leurs parcours a forgé leur expérience.

L’aventure entrepreneuriale

C’est en 2011 que Guillaume Galloy rejoint Philips Lighting. Le creuset d’une vision nouvelle avec la création et la direction d’équipes sur des concepts innovants centrés sur le client, tout en testant l’aventure entrepreneuriale en tant que cofondateur d’une agence de design. De son côté, Bruce Ribay suit un parcours similaire en tant qu’associé chez Mad, mais aussi et surtout en étant responsable monde du développement durable chez Céline et membre de la direction environnement pendant trois ans chez Louis Vuitton.

Etant donné leurs parcours, les deux associés devaient forcément se croiser un jour. C’était il y a une vingtaine d’années sur un chantier LVMH. A l’époque, ils s’étaient retrouvés dans leur préoccupation des cycles de vie des matériaux et des objets.

Ensemble dans l’éco-conception

Autant dire que Noma ne vient pas de nulle part, et qu’avec deux fondateurs de cette trempe, l’entreprise a de beaux jours devant elle. Pour les deux créateurs, l’éco-conception ne doit pas se cantonner à certains secteurs, bien au contraire, leur optique est clairement axée sur le haut de gamme. A deux, c’est mieux. L’aventure est moins risquée c’est un fait, même si l’avenir reste toujours incertain pour les entrepreneurs.

Mais nos créateurs peuvent compter sur une belle équipe de designers rencontrés au cours de leurs pérégrinations. Ils mettent en avant des collaborations avec des artistes qui ont les mêmes idées qu’eux et sur lesquels ils savent pouvoir s’appuyer. Et surtout, ils ont une conviction profonde et forte, celle de faire ce qu’ils aiment tout en agissant pour un monde meilleur.

Bousculer les codes du design

L’expérience mutuelle de Bruce Ribay et Guillaume Galloy les a poussés à aller jusqu’au bout du raisonnement, quitte à bousculer quelque peu les codes existants. En créant de beaux objets, de beaux meubles, avec des noms connus de la planète design, ils attirent une clientèle qui a priori ne serait peut-être pas venue à la découverte de Noma si l’origine des matériaux avait été clairement affichée. Le moment n’est pas encore venu où tous les publics cherchent de l’éco-responsabilité dans tous leurs achats, les motivations sont multiples, le côté durable étant un plus.

La démarche du duo est en effet de séduire par la beauté, l’esthétique de leur offre. Une fois intéressé, le client peut alors aller plus loin et découvrir que ce qu’il prenait peut-être pour un matériau noble classique, provient en réalité d’une bonne partie de déchets de la société de consommation ; des déchets travaillés et retravaillés bien entendu jusqu’à ce qu’ils correspondent à l’ambition des créateurs. Les pièces portent discrètement le pourcentage de matériaux recyclés. Force est de constater qu’il suffit de regarder la gamme pour se laisser séduire.

E.S.

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