Michelin, par l’intermédiaire de sa filiale Wisamo, développe une voile innovante pour décarboner le transport maritime.

Propulser un navire grâce au vent n’est pas une nouveauté. C’est même l’un des moyens de transport le plus vieux au monde. Il est propre, non polluant, l’énergie est gratuite et universelle, il était donc logique que des entreprises reviennent aux fondamentaux, et c’est Michelin qui innove en premier.

Le groupe français Michelin, surtout connu pour sa longue histoire d’innovations dans le domaine des pneus, a annoncé qu’il allait de l’avant avec ses conceptions d’un système de voile à aile gonflable.

La société espère que cela apportera le même niveau d’innovation à la navigation commerciale et aux bateaux de plaisance en réduisant la consommation de carburant et les émissions.

Wisamo est un système de voiles à ailes gonflantes, avec un mât de 17 mètres de haut, qui peuvent s’adapter à quasiment tous les types de bateaux, du gros cargo ou à une simple embarcation de plaisance, permettant ainsi une réduction importante de son empreinte carbone.

Une nouvelle aventure pour Michelin

C’est lors d’un voyage au centre Michelin de Genève qu’Olivier Essinger, responsable de la recherche chez Michelin, découvre un bateau équipé d’une sorte d’aile volante. Convaincu par l’ingénieux système, Michelin rachète le brevet et se lance dans l’aventure.

D’après Michelin, cette voile permet d’augmenter l’efficacité énergétique de 20% et fera économiser sur un grand navire, plusieurs milliers de litres de carburant chaque jour, tout en réduisant le CO2.

Une utilisation pour tout l’univers marin

Michelin affirme qu’il est particulièrement adapté aux navires rouliers, aux vraquiers, aux transporteurs de gaz et aux pétroliers et qu’il peut être inclus dans les conceptions d’origine ou modernisé.

Avec la pénurie d’énergie qui s’annonce cet hiver, Michelin avait pris les devants avec cette innovation sur le segment du transport maritime qui représente, au même titre que l’aérien, plus de 3% des émissions de gaz à effet de serre sur la planète.

Une fois les tests terminés, Michelin envisage alors une production en série et surtout, la fabrication d’ailes géantes de plus de 500 m2 qui pourraient équiper les géants de la mer que sont les superpétroliers.

Michelin envisage également d’équiper les anciens navires avec ses voiles, un peu à la manière du rétrofit pour le secteur automobile

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