Qu’elles soient verbales, physiques, sexuelles, conjugales, administratives ou encore économiques, les violences faites aux femmes sont partout et ne cessent de progresser sur le territoire français. Il faut donc tirer la sonnette d’alarme et se mobiliser collectivement pour lutter contre ces violences. Un enjeu bien saisi par les grandes entreprises françaises, qui s’engagent pour soutenir les femmes victimes, à l’image du groupe La Poste ou de Système U.

122. C’est le nombre de femmes tuées sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint en 2021, selon un bilan du ministère de l’Intérieur. Elles étaient déjà 102 en 2020. Le taux de féminicide a donc augmenté de 20% en France l’année dernière. Un constat « glaçant » qui vient rappeler en quoi la lutte contre les violences faites aux femmes est un enjeu majeur de notre société.

C’est la raison pour laquelle il faut redoubler d’efforts pour protéger les femmes françaises de tous types de violences (sexuelles, physiques, conjugales, verbales, administratives, économiques…). Et nous avons tous un rôle à jouer en la matière : citoyens, associations, Etats, élus, collectivités…

Les entreprises françaises sont également concernées par cette cause, et bon nombre d’entre elles répondent présent ! On peut par exemple citer le groupe La Poste qui vient de rejoindre OneInThreeWomen, le premier réseau européen des entreprises engagées contre les violences conjugales en signant la charte contre les violences faites aux femmes.

La Poste vient ici affirmer sa volonté de s’impliquer dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Le groupe pourra aussi bénéficier de l’expérience et des bonnes pratiques des 80 entreprises membres du réseau pour mieux détecter et prévenir la violence.

Le groupe souhaite également renforcer les nombreuses actions qu’il a déjà mis en place pour accompagner des centaines de postières par an. On peut, entre autres, citer les 200 assistants sociaux qui, en lien avec des associations spécialisées, propose aux salariées victimes de violences un soutien psychologique, des conseils pour l’accès aux droits, des aides financières, des jours d’absence rémunérés pour accomplir des démarches, des changements de lieu de travail ou encore une aide au relogement.

Un autre grand acteur économique français s’engage également dans cette cause : Système U. Le 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le distributeur a noué un partenariat avec la Fédération France Victimes afin de recevoir et d’accompagner les femmes violentées vers une formation et un emploi dans l’un de ses magasins U.

Plus précisément, les Magasins U répartis dans les territoires accorderont automatiquement un entretien d’embauche aux personnes orientées par les bureaux de France Victimes. Une démarche qui vient compléter le dispositif de mise à l’abri d’urgence développé en partenariat avec Action Logement, ou encore la mobilité géographique professionnelle immédiate proposée par Système U aux salariées-victimes.

« Depuis 2019, nous avons développé́ un programme de prévention, lutte et accompagnement des collaborateurs victimes de violences conjugales et intrafamiliales pour nos 70 0000 collaborateurs. Ce dispositif nous permet d’être en mesure d’écouter, rassurer et orienter les salariées-victimes vers les structures compétentes afin de garantir un soutien juridique, psychologique et social. Une fois encore, U est pleinement mobilisé pour contribuer à enrayer ce phénomène dramatique en élargissant notre action à toutes les femmes victimes de violences en recherche d’emploi » déclare le PDG de Système U Dominique Schelcher.

David Delattes

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