Repreneur d’entreprises en difficultés, Eric Lefranc à la tête du groupe Renaissance, est en train de redonner vie à deux entreprises ardéchoises de bijoux fantaisie et de maroquinerie, grâce aux succès de manchettes à la mode baptisées « Les Georgettes ». Un cas d’école.

Après un redressement judiciaire, puis la reprise de l’entreprise par le groupe Renaissance d’Eric Lefranc, GL Bijoux, rebaptisé depuis GL Altesse, installé à Saint- Martin-de-Valamas et au Cheylard, doit son salut aux « Georgettes », la dernière marque qu’il a créée et lancée fin 2015, pour rendre hommage au fondateur de l’entreprise GL Bijoux, Georges Legros. « Les Georgettes », ce sont des manchettes, ces larges bracelets à la mode avec une lanière de cuir provenant d’une autre société reprise par le groupe Renaissance, le maroquinier breton Texier.

« On a créé une belle synergie entre deux savoir-faire », se félicite Éric Lefranc. Représentant 15% du chiffre d’affaires, elles ont permis de consolider 250 emplois en Ardèche. « On va lancer des tailles de manchettes intermédiaires et décliner le concept aux bagues, aux colliers, etc. On planche même sur le concept inverse, à savoir des sacs Texier qui seraient agrémentés de bijoux », précise le repreneur.

Le coup de génie d’Eric Lefranc est d’avoir repris deux entreprises ardéchoises en déclin, de les associer, afin de créer une marque qui s’inspire du savoir-faire des deux premières. « Les Georgettes » sont une vraie création made in France qui allie les compétences de Texier et de GL : une manchette personnalisable dont les motifs sont découpés sur une monture en laiton plaqué or ou argent sur laquelle se « clipse » une lanière de cuir réversible et

interchangeable, en 150 couleurs. Ces manchettes sont vendues dans 3 000 bijouteries françaises. Mais c’est dans le Marais que la marque vient d’ouvrir sa première boutique en nom propre. Ce bijou à la mode se vend actuellement très bien, puisque GL Altesse en fabrique 12 000 par mois et 40 000 bracelets ont été vendus à Noël dernier.

Un gros défi et des investissements lourds

« Nous avons investi environ 1,5 million d’euros rien que pour la rénovation des machines dédiées à cette nouvelle marque » ajoute Eric Lefranc qui espère bien développer ses bijoux à l’international. Aujourd’hui, l’export représente déjà 30 % des ventes des Georgettes. « Le groupe Renaissance Industries a investi 2,5 millions d’euros dans l’ouverture d’une dizaine de filiales, les dernières en date s’établissant en Corée du Sud et en Hollande. Ces structures sont presque entièrement dédiées au développement des Georgettes » explique l’entrepreneur, qui a à cœur de sauver ce patrimoine industriel français et de lui donner la reconnaissance qu’il mérite dans le monde entier.

J.B.

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