Prêt participatif, pré-vente ou prise de participation, le crowdfunding prend différents visages. Les porteurs de projets doivent être attentifs et choisir la solution la mieux adaptée à leurs besoins.

Il en va du financement participatif comme de l’uberisation ou de l’économie circulaire : ces concepts sont tellement dans l’air du temps qu’on les met à toutes les sauces, en évacuant les spécificités des différentes approches. Pourtant, selon les cas, les porteurs de projet ne feront pas appel aux mêmes opérateurs.

Faire entrer des actionnaires au capital n’est pas la même démarche que de proposer un produit innovant aux futurs utilisateurs à des conditions avantageuses. Quant aux prêts, si les délais sont plus courts que ceux des banques, l’étape du scoring est incontournable et seules les sociétés déjà implantées – et rentables- sont éligibles.

Un outil parmi d’autres

Contrairement à ce que certains affirment, y compris du côté des pouvoirs publics, le financement participatif n’est pas le remède miracle aux problèmes de financement des entreprises françaises.

C’est une solution adaptée à certaines étapes du développement et qui, de plus en plus souvent, permet de mettre en place des effets de leviers, soit par l’appel au crédit bancaire classique, plus facile à obtenir quand on dispose de fonds propres conséquents, soit par l’entrée au capital de fonds d’investissement ou de business angels capables de tickets plus élevés. Dans tous les cas, une étude approfondie s’impose avant de céder aux sirènes de la modernité.

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