L’entreprise bretonne, basée à Guidel, dans le Morbihan, fête ses 100 ans d’existence… et conserve sa fabrication artisanale qui a fait sa renommée.

C’est en 2018 que deux jeunes entrepreneurs, Jérôme Permingeat et Sylvain Flet (tous les deux diplômés de l’École supérieure de commerce de Reims), persuadés que le Made in France a encore de beaux jours devant lui, reprennent la marque alors en grande difficulté.

Le vrai 100% français

Après quelques travaux et aménagements (2 millions d’euros d’investissement, grâce au Plan France Relance), par exemple, la rénovation d’un atelier abandonné depuis plus de 20 ans, la marque morbihannaise s’ouvre à l’avenir tout en préservant un savoir-faire de 100 ans. Le parc des machines ancestrales a été préservé et modernisé pour répondre aux contraintes d’aujourd’hui, avec l’arrivée de nouvelles machines de découpes, plus modernes et rapides permettant d’augmenter la production et gagner en efficacité. Le but de l’entreprise est de créer un atelier 2.0 assisté par logiciel, pour vivre avec son temps.
Les deux entrepreneurs ont également ouvert un magasin d’usine et un musée retraçant l’aventure du label Minor.

Le Minor fournissait la marine Nationale

Il n’y a pas si longtemps l’enseigne était référencée pour livrer la Marine Nationale (jusqu’en 2010), sous marque blanche. Désormais, la quasi- totalité du chiffre d’affaires (3,2 millions d’euros en 2021) se fait à l’export, notamment au japon (plus de 65 % de la production). Les deux actionnaires avaient misé sur un chiffre d’affaires quadruplé entre 2018 et 2021, ils doivent se « contenter » d’avoir doublé de chiffre, ce qui est déjà remarquable après la crise que l’on vient de traverser.
Désormais, l’entreprise cherche à reconquérir son marché national et espère reprendre des parts de marché laissés à ses concurrents, Armor-Lux et Saint-James. Cette année, Jérôme Permingeat souhaite faire passer les ventes BtoC (ventes directes entre l’entreprise et le particulier) de 20 à 50%, un joli challenge.

Enfin, en 2018 l’entreprise ne disposait plus que de 25 salariés, en 2022, ce chiffre est passé à 62 et ne va pas s’arrêter là !
La marque commence à se faire un nom dans les boutiques et magasins, pour preuve, la livraison prochaine de pulls chez Monoprix et surtout un carnet de commandes plein pour les mois à venir !

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