Le vélo à assistance électrique est un produit innovant qui croit à vitesse grand V et contribue à l’apparition de nouveaux acteurs économiques français, bien placés sur un marché qui connaît un véritable essor dans le monde entier.

Junior, senior, homme, femme, sportif ou pas, le vélo à assistance électrique ( VAE) s’adapte à tous les publics, permettant de parcourir des distances relativement longues et des parcours accidentés, sans pour autant être un champion de la petite reine. Inutile de prendre des vitamines, ni de se décourager devant la moindre côte, la batterie est là, petite mais efficace, qui ouvre le champ des possibles.

Parmi les clients, on retrouve d’anciens sportifs qui éprouvent quelques difficultés à maintenir le rythme, des adeptes de longues balades, sans oublier tous les pratiquants de trajets domicile-travail qui permettent de se dégourdir les jambes tout en faisant l’économie de la voiture. « Vélotaffeur » est d’ailleurs le nouveau terme qui désigne les personnes qui enfourchent leur vélo, électrique ou non, pour aller travailler.

Bon pour la santé et la planète

N’oublions pas dans cet engouement pour le VAE l’argument écologique. Non pas qu’il vienne en critère numéro un chez les acheteurs, plutôt intéressés par l’aspect loisirs ou économique. De nombreux adeptes, loin d’être des cyclistes chevronnés, sont convaincus par deux aspects : contribuer, même modestement à ne pas augmenter la pollution environnante et se faire du bien en pratiquant malgré tout une activité physique, ce qui n’est pas le cas avec une automobile électrique. Car il ne faut pas l’oublier, en VAE comme en vélo, il faut pédaler ! La dépense calorique est évidemment moindre qu’en vélo classique, mais reste nettement plus élevée qu’à pieds.

Des innovations à tout-va

La forte croissance du marché a provoqué une frénésie de nouveautés, en matière de batterie, de sécurité, de connectivité, de confort, sans oublier l’incontournable design. Aujourd’hui, deux éléments jouent un rôle déterminant dans les progrès effectués : le degré d’autonomie de la batterie qui devrait augmenter en moyenne de 30% très rapidement – un argument de poids -, ainsi que l’usage des smartphones permettant une vraie connectivité dans la pratique du vélo.

Un investissement abordable… ou pas

L’an dernier, le prix de vente consommateur moyen se situait à 1 585 euros, une somme non négligeable, mais abordable. Le VAE représente en effet 13% des ventes en volume de vélos pour 40% des ventes en valeur. Ce prix est relativement stable de par la caractéristique des circuits de distribution : la grande distribution, les grandes surfaces spécialistes du sport, les centres automobiles ainsi que les détaillants du cycle. Ces derniers représentent toujours 55% des ventes de VAE. Contrairement à ce qui se passe sur d’autres marchés, l’achat sur internet est peu important, car essayer le vélo s’avère absolument indispensable. D’autant que la plupart des enseignes propose des essais gratuits.

Cependant, le marché se structurant rapidement, le haut de gamme constitue également une véritable opportunité. Coleen vend ainsi son e-bike à presque 6 000 euros, un modèle qui a toute ses chances y compris dans des concept-stores ou des magasins de luxe. Moustache Bikes, le Vosgien, dispose quant à lui d’une gamme large allant de 1 400 à 5 000 euros.

Une multiplicité de choix

Les Français ont un grand choix de marques en matière de cycles. Il y a bien entendu Easybike à Saint-Lô, repreneur des légendaires marques Solex et Matra. Le groupe Cycleurop propose quant à lui les marques Bianchi, Gitane et Peugeot, bien connues des amateurs. Mais des marques moins connues sont également disponibles dans les réseaux de vente : 02Feel, Mad in France, Moustache Bikes, Look, Lapierre, Btwin… sans oublier des marques étrangères comme Kalkhoff (Allemagne).

Le choix s’élargit pour le client qui dispose d’un grand éventail de marques et de prix, mais la clientèle aussi grandit. Si dans les débuts, c’est la catégorie CSP+ qui était la cible en matière de VAE, aujourd’hui, cela n’est plus le cas. On retrouve maintenant quasiment autant de femmes que d’hommes, avec une majorité de retraités.

Nos voisins européens aussi

Le Benelux fait figure de pionnier en matière de vélo depuis des décennies, cependant les plus gros potentiels se situent en Allemagne et en France. Les prévisions à 5/6 ans sont respectivement de 1,2 et 1 million de VAE pour ces deux pays, soit de belles perspectives pour les acteurs économiques. L’avenir se présente sous les couleurs de l’optimisme pour les vélos à assistance électrique. Même la Fédération Internationale de Cyclisme (UCI) a décidé d’organiser les premiers championnats du monde de VTTAE au Québec, preuve en est que les mœurs ont bien changé.

A.F.

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