La chronique économique de Bernard Chaussegros

Alors que la technologie prend de plus en plus de place dans notre société et notre vie, les nouvelles solutions digitales sont aujourd’hui les fers de lance de la formation professionnelle. Réalité virtuelle, simulateur, e-learning ou encore webinar, autant d’outils 2.0 pour se former.

La réalité virtuelle, outil incontournable de la formation professionnelle

Aujourd’hui, la réalité virtuelle (RV) se développe, au contraire des croyances générales, non pas exclusivement dans l’univers du jeu vidéo mais bien dans le cadre de la formation professionnelle. Cette révolution répond à de nombreux enjeux, que ce soient sur le coût d’acquisition, le temps de formation ou avant tout les enjeux liés à la sécurité des salariés comme du matériel.

En effet, dotée d’un casque et de manettes, la réalité virtuelle est dotée de nombreux avantages : Tout d’abord l’immense catalogue que peut offrir la RV. Il est possible à un centre de formation comme une entreprise de simuler n’importe quels environnements et situations. Ainsi, le géant américain de la grande distribution Walmart a mis en place 200 dispositifs visant à former les employés au service clients en simulant des périodes d’activité intense.

Le coût reste également un argument sérieux. Alors que les formations classiques impliquent des déplacements, des intervenants, des outils, la réalité virtuelle permet de déployer ces besoins dans un espace restreint avec un coût d’acquisition unique. Ainsi seuls les frais « scénaristiques » seront à prévoir.

C’est le cas de Golden Tulip, marque hôtelière appartenant à Louvre Hotels Group, qui utilise la réalité virtuelle pour proposer différents scénarios à ses managers et ainsi former massivement leurs équipes sur place par des mises en scène d’une dizaine de minutes.

L’interactivité et l’immersion qu’offre la RV permettent notamment d’évaluer les compétences manuelles et les capacités intellectuelles en toute sécurité. En effet, la réalité virtuelle permet une reproduction fidèle des outils et appareils utilisés. Le secteur de la santé est, sur ce sujet, à la pointe de la technologie. Pour exemple, la société Osso VR propose une plateforme permettant aux chirurgiens de s’exercer régulièrement par l’intermédiaire d’un casque et de manettes ad hoc. De nombreux autres avantages définissent l’exploitation de la RV mais à noter que la formation par réalité virtuelle reste un complément. Cette dernière vise surtout à sensibiliser ou consolider plus qu‘à décerner une véritable compétence.

Les simulateurs, pour mieux appréhender son environnement

Les mains sur le volant de votre Mini Cooper S électrique, vous roulez à travers les routes de campagne jusqu’à traverser une section entourée de platanes. Un moment d’inattention et vous vous retrouvez dans le fossé, la voiture retournée. « Ce n’est pas grave. Recommence » vous propose le formateur, accoudé à la machine. Non, vous n’êtes pas dans un rêve mais vous n’êtes pas non plus au volant d’une vraie voiture. Vous venez de faire l’expérience du simulateur.

Essentiellement utilisé dans les métiers nécessitant des compétences manuelles, le simulateur se retrouve dans de nombreux secteurs. Envie de piloter une scierie, de souder, de peindre au pistolet ou de passer votre permis de conduire ? C’est dorénavant possible sans risque pour la machine et surtout vous-même ! Malgré des coûts d’installation initiaux plus importants que la réalité virtuelle, les simulateurs garantissent une fois en fonctionnement aucun coût supplémentaire (hormis l’entretien).

D’autant plus que le simulateur n’est aujourd’hui plus réservé comme c’était le cas auparavant, aux entreprises (c’est ce que propose des sociétés spécialisées telles que Mimbus). Il ne sera pas rare de voir des simulateurs dédiés aux particuliers et notamment dans les écoles de conduite. Au-delà de l’aspect ludique, le simulateur a essentiellement un rôle de sensibilisateur. Vous pourrez donc à moindre frais grâce à votre Compte Personnel de Formation bénéficier d’une expérience première en simulateur, vous sensibilisant ainsi à la conduite dans un cadre entièrement sécuritaire. A l’instar de la réalité virtuelle, le simulateur a avant tout un rôle de découverte dans un premier temps avant de piloter la machine ou le matériel et dans un second temps de consolider vos compétences.

L’e-learning et le webinar

Il n’est pas non plus indispensable pour se former de porter un casque ou de s’assoir dans un simulateur. Deux révolutions qui n’y paraissent pas mais qui en sont bien : l’e-learning et le webinar. Pourquoi faire 45 minutes de trajet aller et 45 min retour, appeler un(e) baby-sitter, annuler une réunion ou décaler un entretien alors que vous pouvez vous former chez vous ou sur votre lieu de travail ?

L’e-learning, tout comme le webinar, permet aujourd’hui à tout individu d’apprendre, de se former, de consolider ses connaissances, à tout âge, dans le cadre d’étude, d’une formation professionnelle ou du développement personnel. A la différence du e-learning, qui s’adresse à un individu pour une formation évolutive et continue, le webinar (contraction de « Web » et « seminar ») est une réunion virtuelle pendant laquelle un groupe de personnes se retrouve autour d’un sujet présenté par un intervenant et avec lequel vous pouvez interagir par « chat ». Pour y accéder, deux outils indispensables : le support digital (tablette, ordinateur, smartphone pour les plus aguerris) et un accès à l’Internet.

Si vous faites partie des 89% des Français utilisant cette technologie*, alors les portes de la connaissance vous sont ouvertes sans vous déplacer. Avec l’avantage essentiel de garantir une souplesse selon vos contraintes personnelles et professionnelles, l’e-learning et le webinar restent une solution essentielle pour les formations tournées vers les compétences mentales et l’agilité psychologique. N’espérez donc pas avoir un permis poids-lourds avec ces solutions numériques mais exploiter votre fibre managériale, comprendre les tendances d’un nouveau secteur, développer un site web ou passer le code de la route est à votre portée, depuis votre fauteuil.

De plus, l’e-learning permet de diversifier ses formats et ses ressources pédagogiques : tests ludiques, forums et espaces de « chat », podcasts, vidéos…  L’ensemble des supports permettant d’enrichir l’expérience ! A noter que les coûts sont également un argument dans la mesure où l’accompagnement sera suivi par l’intermédiaire d’un formateur virtuel ou d’une intelligence artificielle, donc moins chère.

En bref, la technologie s’invite dans la formation, ce qui ouvre des perspectives « worldwide » pour nos acteurs économiques. Un territoire naturel de développement de ces nouvelles « licornes » : l’Afrique.

En effet, en 2050, 25 % de la population sera d’origine Africaine, et ce continent sera une plaque tournante de l’économie mondiale.

D’ailleurs, les Chinois, américains russes et émiratis, n’ont pas attendu cette échéance pour s’inviter très naturellement à la table de ce futur marché mondial.

Alors, il est indispensable que nous, Français & européens, partenaires historiques de ce continent, apportions un peu de notre contribution à l’épanouissement sociétal de l’Afrique, qu’elle soit anglophone ou francophone.

Une telle expansion nécessite forcément une attention particulière tant sur le plan économique qu’écologique et dans cette perspective, il parait plus que souhaitable, de former des compétences localement. C’est dans ce domaine que la France peut se rendre utile et conserver ainsi ce lien naturel qui existe depuis des siècles avec nombre d’états de ce continent frère.

Cette démarche existe, il convient de la soutenir en formant les élites techniques de ces pays.

Focus sur l’Ensiate, l’école de l’ingénierie écoénergétique et du développement

Une des rares écoles avec pour thème central les énergies, les énergies renouvelables et le développement durable. La transition énergétique et le développement durable sont en effet des secteurs à forte employabilité ! L’objectif de croissance verte devrait dynamiser le marché des énergies renouvelables et le nombre d’emplois pourrait doubler d’ici 2040.

C’est la raison pour laquelle les jeunes se forment de + en + en France à travers des écoles type « ENSIATE ».

Ecole d’ingénierie éco énergetique & développement durable. L’ENSIATE forme à l’ensemble des métiers d’avenir dans les domaines de l’énergie, de l’environnement et du développement durable. Ses filières forment des professionnels multi-compétences en ingénierie éco-énergétique en phase avec les besoins de recrutement des entreprises. La formation propose 3 cycles diplômants et s’appuie sur 400 partenaires internationaux. Pour un taux de réussite de 95%.

L’Ecole s’engage à former des spécialistes au service des 17 Objectifs du Développement Durable dans le cadre de l’Agenda 2030 de l’ONU. Autrement dit, c’est tout d’abord offrir une formation en ingénierie appliquée ou en management opérationnel des ODD, capable d’assurer un Développement Durable pour la Planète. Ensuite apporter une maitrise technique des 3 aspects Économique, Social et Environnemental du Développement Durable. Enfin rendre opérationnelle une philosophie de l’Avenir de la Planète grâce aux Technologies et Recherches du Présent.

Les Entreprises qui soutiennent l’ENSIATE l’ont bien intégré : Total, Spie, SNCF, ENGIE, Eiffage….

L’originalité réside également avec des partenariats réfléchis, tournés vers l’avenir : accueillir des étudiants boursiers africains et les former pour en faire les cadres de leur pays d’origine dans le secteur de l’énergie dans lequel il y a tant à faire en Afrique.

Bernard Chaussegros
Expert près la Cour d’Appel de Paris et les Cours Administratives d’Appel de Paris et Versailles.
Membre du Comité Français de l’Arbitrage

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