La chronique économique hebdomadaire de Bernard CHAUSSEGROS

Le constat est aujourd’hui sans équivoque : de multiples secteurs sont durablement touchés par la pandémie qui nous a frappés et les restrictions sanitaires qui en ont découlé.

Tant que cette crise durera, le gouvernement et les institutions vont devoir redoubler d’ingéniosité et proposer des mesures qui permettent réellement de faire face à l’ensemble de ces conséquences désastreuses. Une fois sortis de cette longue période anxiogène, il faudra rebondir et anticiper l’après-crise, en offrant des perspectives aux jeunes qui arrivent sur le marché de l’emploi, en développant et en stabilisant de manière pérenne des activités d’avenir pour l’ensemble de l’économie française.

Le plan de relance initié par le gouvernement dès septembre 2020, clé de notre souveraineté économique et de notre indépendance technologique, a permis, au cours de la première année, de déployer plus de 10 milliards d’euros pour asseoir les bases de cette reprise. En 2021, la mise en œuvre du programme « France Relance » s’est accélérée, et aujourd’hui, ce sont plus de 16 milliards d’euros qui ont été engagés, particulièrement sur les métiers d’avenir.

L’écologie, la compétitivité et la cohésion

Construire l’économie de demain, c’est œuvrer pour le bien collectif et l’équité entre les territoires, c’est investir sur des piliers qui portent solidement les valeurs de notre société, telles que  l’écologie, la compétitivité et la cohésion.

Ce premier volet, doté d’un budget de 30 milliards d’euros, propose plusieurs objectifs : accélérer la transition énergétique, favoriser une croissance durable et faire de la France la première grande économie décarbonée européenne. Rénovation de nombreux bâtiments, de l’État, notamment ceux de l’Enseignement supérieur et ceux qui touchent à la vie étudiante, accompagnement de centaines de milliers de Français dans le « verdissement » de leur véhicule automobile, aide à la réduction de l’empreinte carbone des logements, le plan de relance mise sur un volet écologique majeur pour aboutir à des résultats aussi efficaces que durables et verts.

Près de neuf milliards sont ainsi alloués à la décarbonation de l’industrie et de l’énergie, ainsi qu’à la recherche et au développement des technologies vertes. Sept milliards d’euros sont également fléchés pour la rénovation énergétique des bâtiments.

Il convient de noter que France Relance est aussi un fort soutien à l’industrie, avec l’objectif de la remettre au cœur des territoires. En effet, dotée d’un budget total de 34 milliards d’euros, cette deuxième partie du plan vise à accroître la résilience économique et l’indépendance technologique vis-à-vis de nos partenaires européens, tout en développant l’activité et en créant des emplois durables.

À la fin de janvier 2021, ce sont plus de 1000 entreprises qui, grâce à des aides s’élevant à hauteur de 860 millions €, ont réalisé plus de 4 milliards € d’investissements productifs. Il convient de citer également la baisse des impôts de production pour 600 000 entreprises en France ou encore l’accompagnement financier des entreprises à l’export.

Pour ce qui concerne le volet « cohésion », ce sont près de 2 millions de jeunes français qui ont bénéficié, dès 2020, de la dynamique du programme « 1 jeune, 1 solution » et du financement des primes à l’apprentissage. À  noter que l’État se tient aux côtés des collectivités locales dans le cadre de leurs projets financiers en mettant en place une dotation de soutien à l’investissement local de 950 millions d’euros. Afin de poursuivre cette politique de soutien, 600 millions d’euros de dotation d’investissement seront alloués pour les projets d’investissements des régions, tels, par exemple, que la rénovation énergétique de lycées).

L’Île-de-France ou comment devenir le pivot de la dynamique française

À l’aube d’une possible sortie de crise, cette dynamique ne doit pas  faire oublier les initiatives prises bien avant cet évènement conjoncturel par certains dirigeants politiques de notre pays. C’est tout particulièrement le cas des actions menées par la Présidente de la Région Ile de France, Valérie PECRESSE.

Celle-ci, en effet, consciente de la situation économique du territoire, a engagé, dès son élection en 2015 à la tête du Conseil de Régional d’Île de France, un ensemble d’actions avec un but précis de bien public, faciliter la vie des franciliens. Mais la crise de la Covid-19 a bouleversé ces objectifs ! Largement dépendante du tourisme, la région capitale doit désormais trouver les moyens et les solutions de sortie de crise, d’autant plus que celle-ci y a été plus violente.

Alors que l’Île-de-France avait perdu plus de 120.000 emplois salariés privés sur l’année 2020, elle a enregistré, lors du premier trimestre 2021, une création nette positive d’emplois par rapport au trimestre précédent, stabilisation plutôt que réel redémarrage. La Présidente s’est donc fixé un objectif majeur pour ce nouveau mandat : poursuivre le renouveau de la croissance économique. La Région s’est ainsi engagée dans un programme de relance très ambitieux, 13 milliards devant être investis d’ici 2022 en faveur des transports, de la santé, des nouvelles technologies, de la transition écologique et de l’emploi des jeunes.

Des mesures marquantes pour l’attractivité et la reprise économique

La Région Île-de-France a notamment lancé des propositions économiques qui soulignent la volonté de Valérie PECRESSE de mettre en place pour les entreprises franciliennes de nombreuses mesures concrètes et indispensables, dont voici plusieurs exemples :

  • Effacement de leur dette Covid pour 7000 entreprises de la Région Ile-de-France

Le Fonds « Résilience » mis en place dès juin 2020 par la Région, en partenariat avec la Banque des territoires et 70 collectivités franciliennes, a permis de soutenir 7000 TPE/PME, micro-entreprises et associations frappés par la crise sanitaire, majoritairement dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme, pour près de 150 millions d’euros. Alors que la moitié d’entre elles devaient commencer à rembourser leur dette en 2022, la Région s’est engagée à les soutenir et à les accompagner dans la reprise en renonçant à la part régionale des avances remboursables consenties, soit à hauteur de 37,5 millions d’euros, et elle encourage les collectivités partenaires à s’engager dans la même voie.

  • Création d’un fonds stratégique d’investissement régional destiné à apporter des financements en fonds propre aux entreprises stratégiques pour le territoire

Ce Fonds, qui sera mis en place au premier trimestre 2022, mobilisera des capitaux publics et privés avec une taille cible de 200 millions d’euros. Il interviendra auprès du tissu de PME et d’ETI économiquement stratégiques et ayant un impact fort sur la cohésion sociale des territoires franciliens. Ce fonds prendra en compte l’impact social et environnemental des choix d’investissement. .

  • Doublement des prêts d’honneur pour les femmes

La Région Ile-de-France s’est fixé l’objectif de financer 1500 projets portés par des femmes, ce qui correspond à la moitié des projets financés. Des Assises de l’entrepreneuriat féminin se tiendront à la rentrée afin de mobiliser l’ensemble de l’écosystème d’accompagnement à l’entrepreneuriat avec de l’objectif de doubler ce chiffre à partir de 2022 et de préparer le programme dédié Entrepreneur#Leader qui sera mis en place dès 2022. La Région Île-de-France va également créer 30 zones de reconquête économique, avec des financements renforcés dans les territoires ruraux et les quartiers fragilisés par la crise.

A noter que toutes ces mesures ont été adoptées à la grande majorité de l’Assemblée Plénière, au lendemain de l’élection de Valérie Pécresse, sous la forme de cinq rapports structurants pour la mandature 2021-2028, gage que ces décisions sont ancrées dans la conscience collective. Ce sont ainsi près de 80 % des mesures issues du programme de Valérie Pécresse lors des élections régionales de juin 2021 qui sont ainsi, d’ores et déjà, adoptées ou en cours d’adoption.

Les filières de demain

Les société industrielles ou technologiques sont amenées, dans le cadre de leur croissance, à initier des projets de recherche, de développement et d’innovation. Ces projets porteurs restent cependant très coûteux. C’est pourquoi, la Région Île-de-France prolonge l’abondement de 11,5M€ pour Innov’up, ce qui permet de confirmer les ambitions de la Région   tant pour le soutien des projets de R&D portés par les entreprises franciliennes, que pour l’assouplissement des conditions d’accès au dispositif concernant l’industrie culturelle et créative (jeux-vidéos, cinéma…). Cela permettra notamment de soutenir 500 entreprises sur 2021.

Cela permettra ensuite de soutenir le déploiement de deux grands lieux d’innovation sur le territoire francilien. C’est le cas des entreprises du secteur de l’aéronautique, secteur mis à mal depuis le début de la crise sanitaire, qui bénéficieront d’une aide d’environ 1,2 M€. Ces entreprises phares et incontournables de l’aéronautique seront ainsi aidées pour redresser leur activité et permettre leur renouveau.

Dans un même temps, 1M€ seront alloués au financement d’incubateurs franciliens (dont 425.000€ pour financer la 4ème promotion de l’Accélérateur ESS avec HEC). Cela permettra aux porteurs de projets de création d’entreprises innovantes d’évaluer la pertinence de leurs projets, de catalyser leurs ressources propres et d’être accompagnés au mieux pour démultiplier leurs chances de réussite.

Au surplus, les nouvelles technologies faisant corps avec le monde de demain, Valérie PECRESSE a lancé la 2ème phase du Plan IA (1,5M€), qui permettra de renforcer la compétitivité des PME et des ETI d’Île-de-France grâce à l’utilisation de l’Intelligence Artificielle.

En conclusion, force est de constater que pour se réapproprier notre économie, en jachère durant les 50 dernières années, il est indispensable que les institutions travaillent « main dans la main » avec le secteur privé. Pour cela, au-delà d’une volonté affichée, il faut, à l’image de la démarche fédératrice de Valérie PECRESSE en Ile-de-France, une vraie vision stratégique du territoire.

N’hésitons pas à dupliquer ce qui marche. Cessons l’opposition stérile, l’enjeu est trop important pour notre génération et les générations futures.

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