Alors que Huawei est banni des États-Unis pour soupçons d’espionnage, la France, elle, accueille une usine du géant chinois.

En installant sa première usine de production d’équipements pour les réseaux mobiles à Brumach, une petite ville d’Alsace séparée de seulement quelques kilomètres de Strasbourg, siège du Parlement Européen, Huawei adopte une stratégie plutôt intelligente : s’installer par la petite porte sur le marché européen, car c’est bien ce dernier qui intéresse les dirigeants du géant chinois. Sans oublier que le constructeur va s’implanter sur le territoire de deux de ses plus sérieux concurrents, le Suédois Ericsson et le Finlandais Nokia.

La France et ses contradictions…

Malgré les réticences annoncées clairement il y a quelques mois par le gouvernement, difficile de résister à quelques emplois, dans cette période morose…

Il faut se souvenir que la France n’interdisait pas Huawei, mais déconseillait d’utiliser ses produits… Alors qu’elle va bientôt les produire…

200 millions d’investissement et entre 300 et 500 emplois

En plus du site de production de solutions technologiques de réseaux téléphoniques, Huawei désire produire des équipements liés à la technologie 5G. Pour construire cette structure, 200 millions d’euros vont être investis et 300 emplois sont déjà assurés.

La Chine accorde une grande importance à cette collaboration « Dans cette situation, aujourd’hui, le marché européen devient un marché encore plus important, on peut dire presque vital même. » a annoncé sur Europe 1 Minggang Zhang, le directeur général adjoint de Huawei France.

Il semblerait que Bercy accueille favorablement cette implantation, et il faut dire que Huawei n’est pas vraiment inconnu en France… Le géant chinois y est installé depuis plus de 17 ans et compte plus de 1000 employés et 5 centres de R&D (Paris, Grenoble, Sophia Antipolis, et deux centres à Boulogne). Huawei démontre sa volonté de s’installer durablement.

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