La Fédération de la Vente Directe s’attache à favoriser l’emploi dans ce secteur, tout en créant, en partenariat avec les pouvoirs publics, les meilleures conditions juridiques et réglementaires en faveur de la protection du consommateur. Tour d’horizon des missions de la FVD avec Jacques Cosnefroy, son Délégué Général et porte-parole.

La Fédération de la Vente Directe (FVD) regroupe plus de 130 entreprises adhérentes. Beaucoup de secteurs et d’entreprises de toute taille sont concernés, comme les cosmétiques, le bien-être ou la diététique (Rayonnor, Nu Skin Europe, Nutrimetics France…), l’habitat (DBC Rénovation, BCS France…), la presse (Les Editions du 8 mars, Info-Presse…), la gastronomie (Guy Demarle, Henri Maire…) ou encore les offres d’énergie (Engie…).

Qu’est-ce que la Fédération de la Vente Directe ? Quels sont votre terrain d’action et vos missions ?

La Fédération de la Vente Directe (FVD), fondée en 1966, est l’unique instance représentant plus de 80 % des entreprises, françaises, européennes et internationales, commercialisant directement leurs produits ou services auprès du consommateur final. Elle regroupe plus de 130 entreprises dans des secteurs aussi variés que l’amélioration de l’habitat, la cosmétique, le textile, la gastronomie, la décoration, l’énergie, la télécommunication… 

La FVD a pour mission d’accompagner les entreprises dans leur évolution et de créer les conditions nécessaires auprès des administrations, des médias et des associations de consommateurs pour une meilleure connaissance de ce canal de distribution. Elle favorise aussi le développement de l’emploi et de la formation professionnelle avec les Institutions Publiques et encourage la création d’entreprises de Vente Directe.

Quels sont les engagements que vous faites signer à vos entreprises adhérentes pour la protection du consommateur ?

Toutes les entreprises Adhérentes à la Fédération de la Vente Directe s’engagent à respecter par écrit:

  • La loi,
  • Le Code de Ethique de la Vente Directe
  • Les Chartes de la FVD

Pour assurer l’homogénéité des prestations proposées par les entreprises Adhérentes de la FVD, le Code éthique de la Vente Directe garantie au consommateur :

  • L’identification claire d’un Vendeur et de sa société, au moyen d’une carte professionnelle
  • Une information détaillée sur le produit et l’offre commerciale
  • Un service personnalisé de qualité
  • Un document d’information précontractuel (DIP) et un bon de commande complets et lisibles
  • Une interdiction de paiement pendant les 7 jours qui suivent la signature du bon de commande (à l’exception de la vente par réunion) et un délai légal de rétractation de 14 jours
  • Un service après-vente à l’écoute de ses clients
  • Une médiation gratuite

En France, comment se porte la Vente Directe sous toutes ses formes (porte-à-porte, démarchage téléphonique) ? Combien d’emplois représente la profession ?

La Vente Directe ne cesse de se développer. Devenu un acteur économique désormais incontournable, ce secteur bénéficie d’un environnement favorable grâce à la mise en place d’une forme de vente plus en adéquation avec le consommateur final.

La Vente Directe, en quelques chiffres, représente :

  • le 3ème canal de distribution en France après la vente en magasin et la vente à distance,
  • un chiffre d’affaire en constante hausse qui atteint, en 2017, 4,451 milliards d’euros
  • 691.463 emplois à temps plein ou à temps partiels :
    • 30% en complément de revenus, 30% en multi activité et 40% en temps plein
    • Dont 63 000 emplois dans les fonctions supports
  • 89% des entreprises de Vente Directe prévoient une augmentation de leur Chiffre d’Affaire d’ici 3 à 5 ans
  • 93% des vendeurs à domicile indépendants déclarent s’épanouir dans leur activité.

Selon vous, quel est l’avenir pour la profession de la vente directe en France ?

Tant que les consommateurs seront à la recherche d’une expérience d’achat riche en échange, que les produits seront d’une grande qualité et que la relation humaine restera au centre de leurs besoins, le secteur continuera d’évoluer positivement.

L’essor de la digitalisation constitue un nouvel axe d’une importance remarquable pour notre industrie. Internet et les réseaux sociaux permettent aux clients d’être mieux informés et pleinement conscients des spécificités des produits. Cette évolution de la consommation favorise l’émergence, pour les distributeurs, de nouvelles compétences et d’une approche différente de leur métier. La mutation digitale est également au cœur des préoccupations des sociétés de Vente Directe, un grand nombre d’entre elles ont déjà commencé à anticiper le changement et les nouveaux comportements d’achat des consommateurs.

Les perspectives de rentabilité, la relation de proximité créée avec les consommateurs, la fidélisation et le rôle de prescripteur de ces derniers sont également des axes qui rendent le secteur extrêmement attractif pour les entreprises. La Fédération de la Vente Directe constate, depuis plusieurs années, l’arrivée de marques connues qui souhaitent développer une activité en Vente Directe dans le cadre d’une stratégie de diversification. Ces nouvelles entreprises ne peuvent que favoriser le développement de l’image et la croissance de ce secteur en plein essor.

Aujourd’hui, où en est l’encadrement juridique et réglementaire de la vente directe ?

La Vente Directe est très règlementée depuis 1972. A partir de 2014, le droit des consommateurs a été renforcé grâce à la loi relative à la consommation qui allonge le droit de rétractation en le portant à 14 jours à la livraison du bien et insère une obligation d’information précontractuelle du consommateur avant la signature d’un bon de commande.

Sont souvent évoquées des pratiques de démarchage abusif, portées notamment par les associations de consommateurs. Le porte-à-porte est tout particulièrement visé. Que répondez-vous à cela et comment la FVD s’attache-t-elle à lutter contre ces pratiques contestables ?

Il faut distinguer la pratique d’un démarchage abusif (repréhensible par la loi), la vente en porte-à-porte exercée par des vendeurs itinérants sans respect des lois (tapis, pommes, gâteaux, etc.) et les entreprises françaises ou européennes ayant un siège social, ainsi qu’une identité, fabriquant leurs produits et les commercialisant directement auprès du consommateur final par le biais de la vente en porte-à-porte.

Cette démarche commerciale est très réglementée et offre à tous les consommateurs un environnement juridique très strict et sécurisé (par exemple : un vendeur et une entreprise identifiés, un document d’information précontractuel et un bon de commande, un produit de qualité, pas de prise d’un moyen de paiement pendant le délai de rétractation, un consommateur satisfait ou remboursé, etc).

De plus, pour être au plus proche des intérêts des consommateurs et des entreprises membres, la Fédération de la Vente Directe a créée en 1995 la Commission Paritaire de Médiation de la Vente Directe (CPMVD).

La CPMVD est une instance indépendante, paritaire, neutre et impartiale. Elle permet de régler gratuitement et à l’amiable un litige opposant le particulier à un professionnel de la Vente Directe. Elle assure ainsi une réelle protection juridique pour le consommateur, souvent désarçonné en cas de différend.

En 2017, la CPMVD a été référencée sur la liste des médiateurs de la consommation et notifiée auprès de la Commission européenne par la Commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (CECMC). Cette reconnaissance officielle consacre la légitimité de cet organe de médiation.

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