L’intrapreneuriat, concept pourtant déjà ancien, n’est devenu réalité de manière significative que depuis quelques années. Une autre façon d’approcher la création, au sein de PME ou de grands groupes.

De grandes entreprises contemporaines sont devenues des hébergeurs de projets. Un pas qui était encore peu évident il y a quelques décennies. Le phénomène n’est pourtant pas récent ; ce type d’initiative existant déjà depuis une quarantaine d’années, mais s’est peu à peu répandu dans les grandes sociétés ou multinationales.

Comment ça marche ?

Un jeune diplômé sur deux souhaite créer sa propre entreprise, un phénomène de société qui représente un vrai défi pour les DRH. Laisser sa chance à un salarié apprécié de tester sa capacité à gérer un projet à partir de son idée est donc un vrai plus en matière de ressources humaines. A condition toutefois que l’idée reste conforme à la vision de l’entreprise.

En effet, la trouvaille du salarié doit concerner un service, un produit, un processus innovant pour l’organisation, et doit être acceptée par la direction avant de se transformer en intrapreneuriat. C’est une lettre de mission officielle ainsi que les moyens alloués qui donnent le top départ de la mise en œuvre du projet en interne.

Une start-up internalisée

On peut relier l’intrapreneuriat au phénomène start-up. A la différence énorme que celui-ci se développe au sein même de l’organisation. Cette solution constitue une réponse à un casse-tête bien connu des managers : de nombreux cadres veulent aujourd’hui pouvoir non seulement donner leur opinion, être écoutés, mais aussi partager des idées et les développer en toute autonomie.

Le salarié actuel n’a plus aucun complexe par rapport à l’entreprise qui l’emploie et envisage sa relation avec elle sur des termes d’égalité. Dans ce cas, les entreprises se doivent de réussir à franchir le pont culturel entre tradition et esprit start-up.

Pour retenir les talents

Il n’y a pas de hasard : si ce phénomène se développe rapidement depuis quelque temps, c’est qu’il correspond à la mentalité actuelle. Aujourd’hui les entreprises qui ont compris cela doivent trouver des solutions pour retenir les talents, voire même en attirer en faisant savoir que la pratique de l’intrapreneuriat fait partie des possibilités.

Rien ne peut se faire sans une totale adhésion des dirigeants de l’entreprise envers ce type d’initiative. Les projets ne se soldent pas uniquement par des succès. Accepter l’échec fait partie du risque pris, et il convient de construire un environnement de soutien autour de l’intrapreneur.

Intrapreneur = entrepreneur ?

Il va de soi qu’être un intrapreneur n’est pas être entrepreneur. Le premier prend peu de risques par rapport au second, étant donné qu’il garde son emploi et son salaire, porte un projet du tout début jusqu’à son issue, tout en bénéficiant des ressources de l’entreprise. Un côté extrêmement rassurant, voire indispensable pour certains profils. En revanche, si l’idée est proprement géniale, il n’est pas non plus le seul maître à bord.

Le phénomène de l’intrapreneuriat est irréversible pour certains chercheurs, convaincus que cela correspond à une nouvelle ère qui requiert agilité, inventivité, voire grain de folie afin que l’homme garde pour toujours son avance sur l’intelligence artificielle en dépit des progrès réalisés.

A.F.

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