Véritable pépite de l’essor industriel, le bocage vendéen regorge de PME familiales performantes et tournées vers l’international. Quelle est leur recette ?

Depuis déjà des années, en toute discrétion, la Vendée dispose de données économiques qui peuvent en étonner plus d’un. Moins de chômeurs que la moyenne nationale, des entreprises de belle envergure, qui connaissent un vrai succès tant en France qu’à l’étranger, y-a-t-il un gène de l’entrepreneur vendéen ? On ne peut que rendre hommage à cet esprit d’entreprise, qui s’exprime bien entendu dans l’alimentaire et l’agriculture, mais aussi dans bien d’autres secteurs. Les 700 000 « Chouans » résidant en Vendée font décidément preuve d’une belle résistance.

Terre de résilience et de pragmatisme

D’aucuns avancent une hypothèse ancrée dans l’histoire. Un passé pour le moins chahuté par les guerres de religion et prérévolutionnaires a secoué le territoire pendant des siècles. Ceci aurait développé un esprit d’indépendance. Ne compter que sur soi et ses proches, avancer sans attendre d’aides extérieures sont peut-être les secrets de cette réussite.

Le pragmatisme règne en maître. Si la vie n’est pas rose bonbon, force est de constater qu’un certain équilibre semble s’être installé au fil du temps entre salariés et patronat. La tradition voudrait que ce dernier se doit de fournir du travail, ne pas amasser des fortunes indécentes aux dépens des salariés, chacun jouant la carte de la pérennité, et parfois de la survie, de l’entreprise.

Didier Pineau-Valencienne et les autres…

En Vendée, la solidarité patronale est belle. Lorsque l’entreprise Gautier connaît de graves difficultés, des entrepreneurs vendéens sous la médiation de Didier Pineau-Valencienne viennent à la rescousse afin d’aider à la reprise par la famille face à la société mère parisienne. Encore plus étonnant, les salariés Gautier font grève en 1999 pour s’opposer au licenciement de leur DG par les Parisiens. Décidément, la Vendée est terre étonnante. Cette particularité se retrouve dans les chiffres : en province, 45 % des salariés dépendent d’un siège extérieur à leur région ; le chiffre n’étant que de 30 % en Vendée.

E.S.

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