Le marché de l’immobilier se porte mal en France et les transactions sont en baisse, notamment pour les logements neufs.  Pourtant, en 2014, les marchés immobiliers ont bénéficié de taux exceptionnellement bas. La faute à la faible croissance de l’économie et au fort taux de chômage.

«Nos professions ont connu une année 2014 chahutée», rappelle Jean-François Buet, président de la FNAIM.

«Pour les marchés du logement, poursuit-il, 2014 aura été une année peu dynamique où les écarts de prix se sont creusés. Le nombre de ventes est resté faible dans le parc existant et s’est effondré dans le neuf. Côté prix, si les villes à forte attractivité tirent leur épingle du jeu, les autres accusent un net repli, encore accentué dès que l’on s’éloigne du centre vers la périphérie».

Immobilier : 720.000 logements existants ont été vendus

Environ 720.000 logements existants ont été vendus au cours de l’année 2014. C’est un peu mieux qu’en 2013 (718.000) mais bien en retrait par rapport à 2011 (802.000) et surtout 2004 (823.000).

Immobilier : des chiffres très faibles

À l’exception du trou noir des années 2008 et 2009, consécutif à la crise des subprimes aux États-Unis, le nombre de ventes a été supérieur à 800.000 presque chaque année entre 2002 et 2011, sur les 33,9 millions de logements existants (19 millions de maisons et 14,9 millions d’appartements).

Immobilier : morosité dans le neuf

Dans le neuf, le nombre d’appartements et de maisons de promoteur vendues sur plan (en l’état futur d’achèvement) ne devrait pas dépasser 85.000 en 2014, contre 89.315 en 2013, 115.285 en 2010 et 127.017 en 2007. Ces ventes en VEFA n’atteignent donc, cette année, que 67% de celles du pic de 2007. Elles représentent, par ailleurs, moins de 12% des ventes du parc existant, contre 15,7% en 2007.

Immobilier : des taux d’intérêt très attractifs

En 2014, les marchés immobiliers ont pourtant bénéficié de taux exceptionnellement bas : en moyenne, le taux fixe était à 2,85% au 3ème trimestre 2014, soit -9,2% sur 1 an et -28,2% par rapport à 2011. Ces conditions avantageuses ont toutefois été bridées par le défaut de confiance des ménages, dû à la faible croissance de l’économie et au fort taux de chômage.

 

Immobilier : Bordeaux bon élève, Paris le cancre

En 2014, les prix des logements du parc existant ont poursuivi leur repli (-1,7%) mais à un rythme ralenti en comparaison avec 2013 (-2,9%).

L’Indice des prix FNAIM retrouve, cette année, quasiment son niveau de 2007 pour les appartements et celui de 2008 pour les maisons. Les disparités sont néanmoins importantes selon les villes.

Une seule connaît une forte hausse, Bordeaux (+4,5% entre 2014 et 2013). Les autres villes en progression sont Strasbourg, Nîmes, Nice et Clermont-Ferrand (entre +2,5 et +0,5%) ainsi que Caen (+0,4%) et Nantes (+0,1%).

À l’opposé, des villes connaissent une baisse supérieure à 3% sur l’année : Dijon, Nancy et… Paris !

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