Actuellement en cessation de paiement, Caddie vient d’être placé en redressement judiciaire. Hausse des matières premières et explosion du prix de l’acier, nouveaux modes de consommation, concurrence tchèque et chinoise, l’entreprise qui est devenue un nom commun se retrouve dans la tourmente et avec elle les familles des 140 salariés.

Caddie, c’est une marque, un nom connu de tous et qui claque. Un savoir-faire aussi, celui du Made in France.

C’est également un patrimoine et une histoire qui date de 1928 et une invention, le fameux caddie, en 1957. Caddie a subi de plein fouet une concurrence agressive et a vu son chiffre d’affaires divisé par dix en 15 ans. Néanmoins, l’actuel PDG, Stéphane Dedieu, un ancien de la maison, veut y croire.

Voici un nouvel exemple de la désindustrialisation qui continue à toucher notre pays et sur laquelle on ose espérer que les politiques se penchent avec attention à l’occasion de la campagne des Présidentielles.

Difficile pour moi de ne pas tracer un parallèle entre Caddie et Look.

En 1983, Bernard Tapie rachète Look pour 1 franc symbolique. L’entreprise est plutôt moribonde et fabrique des fixations de ski depuis 1956. Mais Look s’intéresse aussi à un prototype de pédale automatique qui va faire son succès et permettre à Bernard Hinault de remporter le Tour de France dans l’équipe La vie claire de Tapie. La machine est relancée de belle matière puis se diversifie (cadres, matériaux composites, etc).

Les similitudes sont évidentes, deux entreprises « historiques », anciennes, et qui font finalement partie du patrimoine de la France. Deux entreprises à la croisée des chemins qui ont dû ou qui doivent se tourner vers l’avenir à partir de savoir-faire qu’elles maitrisent déjà.

Aussi, les raisons d’espérer existent. Le savoir-faire est là, le Made in France résonne comme un gage de qualité, et surtout le carnet de commande est plein !

Caddie ne semble d’ailleurs pas s’être reposé sur ses lauriers avec par exemple un projet de caddie connecté développé avec une start-up niçoise.

C’est là-dessus qu’il convient de miser à mon sens, le savoir-faire, la valeur ajoutée, l’innovation technique et pourquoi pas d’autres produits dérivés de l’activité historique ?

On croise donc les doigts pour la reprise, car c’est une course contre la montre qui est maintenant engagée.

Une course qui va durer 1 mois. Un mois pour trouver un repreneur, pour sauver l’entreprise et ses salariés.

Yannick Boutot

Membre du Parti Radical de Gauche-Le centre gauche / Communicant créatif

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