GlobalExam à la pointe de la formation linguistique

Avec 1,5 million d’utilisateurs et plus de 1500 clients émanant de plus de 50 pays, Charles-Eliott Debourdeau propose, avec sa société baptisée GlobalExam, un parcours de formation linguistique personnalisé et adapté aux besoins de chacun.

Pouvez-vous nous présenter GlobalExam ?

Il s’agit d’une plateforme de formation linguistique en ligne. Avec nos formations, nous proposons ainsi l’apprentissage d’une langue de façon personnalisée via trois services spécifiques : tout d’abord, GlobalExam s’adresse à ceux qui souhaitent obtenir une certification avec, par exemple, le TOEIC (Test of English for International Communication) ou le TOEFL (Test of English as a Foreign Language). Ensuite, en 2020, en pleine cœur de la crise sanitaire du Covid, nous avons sorti notre formation business dédiée à l’apprentissage des langues, dans l’environnement professionnel. Enfin, depuis septembre 2021, nous proposons un module intitulé « Global General » consacré à l’apprentissage d’une langue pour la vie de tous les jours.

Notre ambition, avec ces trois services, est de proposer un parcours de formation personnalisé et adapté aux besoins de nos clients.

L’abonnement hebdomadaire est de 30 euros et l’abonnement annuel oscille autour de 200 euros.

Dans quel contexte avez-vous créé votre société ?

Aussi étonnant que cela puisse paraître, j’ai créé GlobalExam à la suite d’un échec personnel. En 2010, j’étais diplômé de Sciences Po Lille et mon dossier avait été accepté au sein de la prestigieuse London School of Economics (LES), à Londres, pour y effectuer un Master 2 de stratégie. J’étais fier et sur le point de réaliser mon rêve. Afin d’intégrer l’école, il me fallait toutefois valider un très bon score à l’examen du TOEFL. Pour cela, j’ai acheté un bouquin de 400 pages, avec un CD-Rom.

Et j’ai échoué deux fois à l’examen… J’ai dès lors été recalé à la London School of Economics et suis resté dans la grisaille lilloise…

Charles-Eliott Debourdeau

Vous êtes ensuite parti en Chine…

Absolument. J’ai passé deux années au sein de l’Ambassade de France à Pékin. Mais je ne me suis pas épanoui professionnellement. J’ai rapidement pris conscience que j’avais un besoin irrépressible d’être dans l’action. J’ai par ailleurs constaté que les Chinois étaient capables d’économiser pendant toute une génération pour offrir à leurs enfants qui étudiaient la garantie d’une réussite à un passeport linguistique certifiant via une formation en langues avec des professionnels plus ou moins performants. Cette démarche permet à leur progéniture de s’envoler au Canada ou en Australie afin d’y faire carrière.

Il m’est dès lors paru évident qu’il n’existait pas sur le marché une solution efficace d’aide à la réussite à la certification. C’est ainsi que j’ai donné naissance, en septembre 2013, à GlobalExam.

Combien d’apprenants affichez-vous aujourd’hui et combien de salariés dénombrez-vous ?

Aujourd’hui, nous comptons 1,5 million d’apprenants. Au total, nous proposons des formations pour 40 certifications et enseignons cinq langues. En B to B, nous dénombrons 1500 clients dans plus de 50 pays, parmi lesquels figurent des écoles supérieures telles que HEC, Kedge ou l’Université de Lyon 1, des grands comptes, à l’instar d’Orange et des organismes de formation comme Berlitz ou EF.

Notre équipe est aujourd’hui constituée de 107 salariés et nous avons 47 postes ouverts. Notre ambition est de doubler le nombre de nos collaborateurs à la fin 2022. Depuis 2015, nous avons été l’un des acteurs de la transformation numérique des établissements du supérieur. 10 000 professeurs utilisent au quotidien notre plateforme et notre data. Cela offre à ces derniers un gain de temps substantiel. Ils peuvent de surcroît adapter concrètement leurs cours, en fonction des compétences et lacunes de leurs étudiants qu’ils observent en ligne.

Aujourd’hui, les scale up souhaitent développer les soft kills de leurs collaborateurs. C’est vraiment une bonne chose. Parmi nos clients, nous avons également Welcome to the Jungle et Deezer.

Prévoyez-vous d’effectuer une levée de fonds prochainement ?

Absolument pas ! Nous sommes en effet un OVNI dans l’univers des scale up, puisque nous n’avons pas besoin d’effectuer de levée de fonds :  nous sommes une société rentable et nos partenaires bancaires nous font pleinement confiance.

Quels sont vos prochains objectifs ?

Notre ambition est, en premier lieu, de continuer à recruter des talents qui constituent la force de GlobalExam. Nous souhaitons également intensifier notre développement commercial pour aller encore plus fort et plus loin, notamment avec les écoles du supérieur et les organismes de formation. Enfin, nous continuerons à développer nos solutions. Le constat est simple : 2 milliards de personnes se forment en Anglais chaque année dans le monde. Cela constitue un immense vivier de clients pour nous.

Par ailleurs, nous souhaitons devenir, d’ici la fin de l’année, le leader de la formation linguistique via le CPF (Compte personnel de formation) qui a le vent en poupe.

Notre rêve est d’accompagner de manière personnalisée nos clients pour les aider à franchir les paliers d’évolution dont ils ont besoin.

Notre force de frappe est le fait de détenir un facteur différenciant. Il s’agit de l’ergonomie de la plateforme de GlobalExam qui offre, en outre, une approche ciblée par l’atteinte d’objectifs concrets. Il s’agit avant tout de redonner confiance au collaborateur, lequel ne deviendra pas bilingue à marche forcée en l’espace de 40 heures, mais développera ses compétences pour être plus à l’aise dans son travail et sa vie quotidienne.

Propos recueillis par Sandra Bensoussan

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