Fusion Alstom Bombardier

Alstom, le constructeur ferroviaire français, a officialisé le rachat de Bombardier Transport, la branche ferroviaire du conglomérat canadien, pour un prix compris entre 5,8 et 6,2 milliards d’euros. 

Les rumeurs de cette fusion s’amplifiaient depuis quelques jours. Et, c’est hier que les deux groupes et la Caisse de dépôt du Québec, actionnaire principal de Bombardier Transport avec plus de 32% du capital, ont annoncé leur accord sur un prix. Grâce à ce rachat, le géant du ferroviaire pourra affronter la concurrence, qui se fait de plus en plus importante sur les marchés, notamment celle avec le groupe chinois CRRC.

« Une bonne nouvelle pour la France, pour l’Europe et pour le Canada »

Bruno Lemaire, Ministre de l’Economie et des Finances, se réjouit de cette acquisition. Selon lui, c’est « une bonne nouvelle pour la France, pour l’Europe et pour le Canada. Ce rapprochement permettra à Alstom de préparer l’avenir, dans un contexte de concurrence internationale de plus en plus intense ». La fusion entre les deux constructeurs ferroviaires n’a pas encore été validée par la Commission européenne, qui s’était déjà opposée en février 2019 au projet Alstom-Siemens.

Aucuns emploi supprimé

Le PDG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, affirme qu’il n’y a « pas d’inquiétudes à avoir sur l’emploi, au contraire. […] Je m’engage à ce que cette opération ne fasse pas peser de menaces du tout sur l’emploi en France ». Le véritable enjeu de cette fusion est de se positionner sur le marché mondial. « L’idée principale est de créer un acteur dynamique capable de répondre aux défis de la transition et de la mobilité, de l’innovation », précise le PDG d’Alstom.

 A Propos d’Alstom

Alstom emploie environ 36 300 personnes dans 60 pays dont 9500 en France. Avec un chiffre d’affaire de 8,1 milliards d’euros, ce groupe est un acteur de taille dans le marché des activités ferroviaires.

Le rachat de Bombardier Transport, qui a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 8,3 milliards de dollars, permet à la Caisse de dépôt et placement du Québec de devenir le premier actionnaire du groupe français avec 18% du capital. Cela lui permet de devancer Bouygues, autre associé d’Alstom.

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