Agricool est dans l’impasse après sa mise en redressement judiciaire pour insuffisance d’actif. Le tribunal de Bobigny lui a donné 6 mois pour trouver un repreneur.

Malgré les levées de fonds pour un total de 35 millions d’euros depuis 2015, la jeune pousse, spécialisée dans la culture des fraises, salades et herbes aromatiques n’a pu éviter sa mise en redressement judiciaire. Agricool est une jeune pousse créée en 2015 par Guillaume Fourdinier et Gonzague Gru, dont le but est de proposer une alimentation plus saine, n’incluant pas de pesticides, ni intrants chimiques et ce, en plein centre-ville, le but étant de venir le champion de la consommation locale.

Coup dur pour la filière French Tech

C’est une deuxième startup française qui se retrouve dans cette situation après Sigfox en redressement judiciaire depuis le 26 janvier dernier, et qui voit sa filiale américaine mise en liquidation depuis le 1er avril.

La seule issue pour Agricool serait un repreneur. Il se murmure que plusieurs dossiers ont déjà été constitué, mais pour l’heure aucun nom n’a filtré.

La déclaration de cessation des paiements a été motivée par un chiffre d’affaires insuffisant pour financer les coûts de structures élevées caractéristiques des start-up, principalement liés aux coûts générés par les investissements en R&D et au manque de volumes nécessaires pour atteindre un équilibre de fonctionnement.

Le tribunal a également noté qu’Agricool avait fait l’objet d’une cyberattaque en 2020, entraînant des « conséquences opérationnelles et financières ». Et l’échec des négociations visant à réaliser le quatrième tour de table, indispensable pour continuer à financer le développement.

Il faut bien admettre que les chiffres sont catastrophiques et peuvent décourager les plus audacieux ! En 2020, la jeune pousse à réalisé un chiffre d’affaires de 162 000 euros tandis que les pertes s’élevaient à plus de 7,72 M€, sans omettre de préciser également qu’Agricool a souscrit un même temps trois PGE (prêt garantis par l’État) pour un montant total de 2,25 millions d’euros, qui ne seront probablement jamais remboursés. Il reste donc 6 mois à Guillaume Fourdinier, le fondateur et PDG pour trouver un repreneur et éviter le licenciement des 64 salariés.

Angelina Hubner

LAISSER UN COMMENTAIRE

Tapez votre commentaire
Entrez votre nom ici

19 − 5 =