La chronique économique hebdomadaire de Bernard Chaussegros

Certains diront : la France est morte. Et morte de sa belle mort ! Parce que la France n’est plus ce qu’elle a été et qu’elle est morte de ses excès. Et quand je parle de ses abus, je cite ceux qui depuis plus de cinquante ans ont ruiné le pays, par méconnaissance de « la vraie vie », celle où l’on se lève tôt pour créer de la richesse et de la valeur pour toutes et pour tous. La France s’appauvrit, elle perd sa place d’année en année, dans le concert politique et économique mondial, parce qu’elle n’a plus rien à vendre, ou pour être encore plus précis, parce que le peu qu’elle aurait à vendre ne trouve pas preneur.

Et pourtant, la France qui ne manque pas d’idées, a des atouts qu’il suffirait de mobiliser ! Il ne manque qu’une certaine volonté de faire !

Commençons par un petit raisonnement

Pourquoi la France est-elle « incapable » de vendre à l’étranger, quand d’autres pays y parviennent ? Parce que ses produits coûtent plus cher ! Et pourquoi sont-ils plus chers ? Parce que le coût du travail est trop élevé et que les entreprises sont trop imposées ! Et enfin, pourquoi la France est-elle championne des prélèvements fiscaux ? Parce que le pays et ses différents exécutifs vivent au-dessus de leurs moyens, avec un coût structurel de 58 % du PIB. Sans libéralisation de l’économie, c’est insurmontable !

Dans les siècles passés, la richesse était concentrée entre quelques mains, le roi d’abord, les aristocrates ensuite. La nuit du 4 août 1789, célèbre épisode de la Révolution française, est connue comme la date de « l’abolition des privilèges » en France, c’est-à-dire la fin du système « féodal » qui divisait la société en ordres. Les individus deviennent tous égaux en droits. Si l’image est à nuancer, les décrets nés des décisions prises cette nuit-là fondent la France moderne. La Révolution française, féconde en législation de court terme et en institutions provisoires, a donné là une de ses œuvres les plus durables. Jamais un régime postérieur n’est revenu sur cet évènement. La nuit du 4 août est un symbole fort de l’esprit français de la Révolution. Elle a marqué notre monde de sa volonté de faire table rase du passé au profit d’une reconstruction rationnelle de la société et de ses institutions citoyennes.

Mais la Révolution a remplacé l’aristocratie nobiliaire issue de la féodalité, par l’aristocratie des « affairistes ». Et la République qui, progressivement, s’est substituée à la monarchie, a eu besoin de se choisir des chefs, des meneurs, des responsables, des gestionnaires. Ces derniers ont donc, à plus petite échelle, remplacé les aristocrates déchus, et se sont accordés des privilèges, vaguement justifiés au départ, car la prise de responsabilité pour gérer un pays, cela se rémunère, même si ces « indemnisations » ont progressivement pris depuis 50 ans des proportions excessives, voire inacceptables. Le fonctionnement de l’État, comme je l’ai déjà écrit, coûte trop cher, et à l’heure du digital, il est temps de faire « une cure d’amaigrissement » pour s’adapter à notre monde en perpétuel mouvement. Tout n’est pas à jeter, mais il est temps que le secteur public fasse évoluer ses missions régaliennes et se repositionne aux côtés du monde économique privé pour recréer une économie nationale forte. Voilà sans doute un rêve ! Car les intérêts personnels sont trop nombreux et imbriqués pour mettre fin immédiatement aux abus de certains et s’opposer aux multinationales qui opèrent partout sur le territoire.

Politique internationale, quand tu nous tiens !

Mais comment en est-on arrivé là ?

Voilà des décennies que notre balance commerciale est déficitaire. Et généralement, sauf analyse optimiste rarissime, le déficit de la balance commerciale est un indicateur sans pitié de la santé de notre économie. Il faut s’en inquiéter ! Elle est même fortement déficitaire cette année, et cette situation perdure, avec des hauts et des bas, depuis 2002. C’est de toute évidence le signe que notre économie est dépendante de celle des autres pays, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour nous. Certains optimistes pensent qu’il convient de relativiser ce constat dans la mesure où une grande part de ce déficit qui n’est pas conjoncturel comme on voudrait nous le faire croire, ne serait dû qu’à l’augmentation des prix des matières premières, notamment ceux de l’énergie, et que notre pays est donc plus victime que responsable de la situation.

Il ressort toutefois de l’analyse à long terme qu’un véritable changement structurel de l’industrie française est à la fois nécessaire et indispensable. Le solde la balance commerciale de notre pays état de +3,5 Mds € en 2002 et est régulièrement tombé jusqu’à atteindre -7,5 Mds € en 2011, pour remonter quelque peu avant de redescendre de manière abyssale à -84,7 Mds € en 2021. Et si ce ratio n’a jamais retrouvé de valeur positive dans ces deux dernières décennies, l’économie française connaissait pourtant une croissance positive, ce qui pourrait démontrer une décorrélation du taux de croissance avec la balance commerciale.

Pour être le plus clair possible, la balance commerciale est un compte qui décrit la relation, en plus ou en moins, entre la valeur des biens exportés et celle des biens importés. Si le solde est positif, on parle d’excédent et s’il est négatif, on parle de déficit. A noter qu’en France, le calcul ne prend pas en compte les flux de services, ce qui rend effectivement les comparaisons aléatoires. Le ratio ne s’intéresse qu’aux flux liés aux exportations et importations de biens. Le calcul est réalisé par les services des Douanes qui les ventile selon différentes catégories de produits (textiles, parfums, chimie, automobiles, énergies, hydrocarbures, etc.). Précisons que l’on incorpore aussi à cette statistique les échanges liés au matériel militaire et à l’avitaillement des navires et des avions.

La balance commerciale est l’une des composantes de la « balance des paiements », ce document de comptabilité nationale qui retrace l’ensemble des flux économiques (biens, services, capitaux et flux financiers) entre un pays et le reste du monde au cours d’une année. Et pour expliquer le plus « honnêtement » possible le chiffre catastrophique de 2021 (déficit de 84,7 Mds €), il convient de remarquer qu’il est essentiellement dû à la hausse du coût des importations, les exportations représentant 500,9 Mds € étant demeurées assez stables par rapport aux années précédentes.

Comme on ne peut pas en douter, c’est le secteur de l’énergie et le contrecoup de la crise sanitaire qui expliquent la plus grosse partie du phénomène. La pandémie mondiale et les confinements décrétés par le gouvernement ont largement perturbé les échanges commerciaux internationaux entre 2019 et le printemps 2021. Le rebond de croissance que les experts attendaient pour 2021 s’est bien produit, mais sans que cette croissance n’ait manifestement un effet levier sur la progression des exportations.

Depuis des années, les experts se félicitent du savoir-faire français et mettent en exergue les fleurons traditionnels de l’industrie française, ceux qui contribuent à l’image de la France et surtout à sa création de richesse, justement par la voie des exportations. On cite ainsi les points forts de l’exportation française, tels que l’aéronautique (20 Mds €), les parfums et cosmétiques, voire la chimie, (15 Mds €) et la pharmacie (3 Mds €), les produits agricoles (8 Mds €) et les industries agro-alimentaires.

Et pourtant, en creusant un peu la question, par-delà la simple analyse statistique, en s’intéressant à la vie économique des branches, l’agriculture par exemple, on apprend qu’en 2022, désormais, la France est obligée d’importer 40 % des légumes et 60 % des fruits qu’elle consomme, au point que les produits transformés et « made in France », comme les compotes de pommes, sont nombreux à être fabriqués avec des fruits importés sans qu’on en connaisse réellement la provenance et les qualités alimentaires. Et on sait qu’il en est de même pour les céréales, la France exportatrice de blé, de maïs et d’orge étant passée en quelques années, du 2ème au 6ème rang mondial.

Un exemple chiffré effarant : nous consommons 40.000 tonnes d’amandes et nous n’en produisons que 800. Pour un pays agricole, c’est un comble, c’est tout simplement une hérésie ! Alors, il faut remercier Monsieur Arnaud MONTEBOURG et ses associés, pour avoir relancé cette production française, en coopération avec les agriculteurs. Avec l’objectif de privilégier une meilleure répartition de la création de valeur ! Il est, en effet, impensable de ne pas rémunérer celui qui produit, à l’inverse du modèle actuel qui ne fait que privilégier des intermédiaires non productifs qui n’apportent que des coûts supplémentaires sans aucune justification.

Mais ce n’est pas tout ! Nous avons donné les clefs de nos usines aux « prédateurs étrangers » qui les ont installés ailleurs, et en fin de compte, aujourd’hui, c’est nous qui importons massivement des produits que nous devrions fabriquer chez nous.

Quelques exemples qui donnent froid dans le dos :

  • Cellules de batteries, polymères :              1 Mds €
  • Appareils Radars :                                  0,8 Mds €
  • Thermostats, régulateurs :                      0,9 Mds €
  • Antibiotiques :                                        1,8 Mds €
  • Médicaments et alcaloïdes :                     10 Mds €
  • Médicaments, hormones et stéroïdes :       2 Mds €
  • Huiles et Graisses :                                    3 Mds €
  • Machines de construction :                     3,7 Mds €
  • Matériel de levage, manutention :          4,2 Mds €
  • Etc.

Ce qui correspond, pour ces quelques exemples, à près de 30 Mds € !

Pour ne retenir que les exemples touchant à notre agriculture, le constat paraît sidérant pour un pays dont les savoirs-faires étaient reconnus depuis les années 50. On disait alors que la France était le jardin de l’Europe, à la fois pour les compétences techniques de ses agriculteurs et pour la qualité de ses terres et de son climat. On ne peut que s’étonner, et c’est un sujet que j’ai déjà évoqué dans mes chroniques, que la France agricole ait vu d’une part sa population passer en un siècle d’environ 8 millions de personnes à 650.000 (chiffre de 2019) et, d’autre part, que ceux qui restent ne parviennent pas à vivre de leur activité. Et par respect pour eux, je rappelle qu’un agriculteur se suicide en France tous les deux jours. Les dettes et les factures n’expliquent pas à elles seules cette tendance. Les agriculteurs sont souvent seul face à l’adversité et dépendent de facteurs exogènes sur lesquels ils n’ont aucune prise, la météo, les cours des denrées qu’ils produisent, les épizooties, les accidents du travail, les contrôles, etc. On a perdu la moitié de nos paysans en 10 ans.

Il n’y a pas que l’agriculture qui souffre dans notre pays, et, branche par branche, les aléas rencontrés par les entrepreneurs ou par les artisans sont légion.

Il est toutefois certain que c’est bien le secteur de l’énergie qui influe le plus largement cette année, d’une part sur les coûts de production des industriels ou des paysans, et d’autre part sur le déficit du commerce extérieur. On sait l’impact qu’ont eu ces derniers mois, largement et parfois, hypocritement sous le prétexte de la guerre en Ukraine et de la politique russe, les hausse de prix du gaz et du pétrole.

En réalité, le déficit du commerce extérieur est largement dû à une progressive désindustrialisation de la France. Depuis 50 ans, les décideurs économiques et politiques n’ont eu de cesse d’orienter l’activité économique vers des production « phares », plus technologiques, voire « de luxe » et « haut de gamme », abandonnant peu à peu les produits basiques à des pays émergeants. Le résultat ne s’est pas fait attendre, la France est devenue totalement dépendante de l’étranger pour se fournir en produits de base. Parallèlement, nos produits ont souvent subi les contrecoups dus aux difficultés d’approvisionnement et leur niveau technologique en a fait des produits onéreux et donc moins faciles à vendre. C’est l’exemple politiquement sensible de l’avion Rafale. On peut donc en conclure que notre inaptitude à vendre nos produits, quels qu’ils soient, à l’étranger, n’est pas uniquement liée à la concurrence extérieure à laquelle se heurtent nos industriels, mais surtout à un besoin de renouveau de la stratégie industrielle française, à la fiscalité des entreprises et enfin à une tertiarisation de l’économie française.

On a bien noté que les flux des services ne sont pas comptabilisé dans la balance commerciale de la France et il re­­ssort donc que cet excédent (environ 37 Mds €) pourrait venir en déduction de ce déficit colossal de 84,7 milliards d’euros. Il est grand temps de rebâtir notre indépendance productive ! N’est-ce pas le président de la République qui, en mettant en place le « France 2030 », qui évoquait la question de la réindustrialisation de la France comme un enjeu politique essentiel.

La baisse de l’euro par rapport au dollar

Un euro trop fort semblait condamner la France à un déficit commercial structurel. Les produits français sont trop chers à l’exportation. La France ne vend pas et les industriels français, comme les agriculteurs d’ailleurs, revoient leur stratégie de production en s’orientant vers des produits très « haut de gamme », qui, certes, se vendent, mais en quantités moindres. On prétendait que finalement la France était le pays du luxe et du marché de niches. Notre pays n’a pas la maîtrise de sa politique monétaire (qui est aux mains de la BCE), et tous les analystes de dire que sans pouvoir dévaluer l’euro il est impossible de rendre les produits français plus attractifs à l’étranger.

Et pourtant, depuis quelques mois déjà, le dollar est désormais plus fort que l’euro. En octobre l’euro valait toujours environ 1,20 $, il est aujourd’hui à 0,98 $. Et en dépit de cette chute de près de 20 %, la balance commerciale française ne donne aucun signe laissant espérer un redressement aisé et encore moins rapide.

D’abord parce qu’en 50 ans de réflexes de profit, les entreprises se sont adaptées à cette situation et ont orienté leur modèle économique vers une production de qualité et non de quantité, dans l’industrie comme dans le monde agricole. J’ai déjà évoqué la question des fruits et légumes, où la production française est concurrencée par les pays européens voisins, il suffit de prendre un exemple aussi banal que celui de l’élevage de poulets. Depuis des décennies, l’industrie de la viande fraîche de poulet français était en mesure de proposer ses produits à tous les niveaux de clientèle, du bon marché aux qualités moyennes (et parfois médiocres comme le poulet aux hormones chanté par un poète), du produit de meilleure qualité et à des prix supportables jusqu’au très haut de gamme, celles que l’on trouve dans les restaurants étoilés.

Or aujourd’hui, compte tenu des prix de revient qui accablent les agriculteurs, et à cause des profits que s’attribuent les intermédiaires, les seules productions rentables sont désormais le haut de gamme. Il en résulte que, bientôt, on ne produira plus en France que du poulet AOP, pattes noires ou blanches, etc. Ce qui veut dire que les Français ne trouveront bientôt plus de produits de qualité à des prix accessibles, et devront se contenter de volailles à l’origine mal définie et aux qualités gustatives discutables.

Ce constat est malheureusement devenu une généralité dans l’étude organisationnelle de l’industrie de notre pays. La problématique principale, l’écueil sur lequel buttent toutes les réformes, c’est celle de l’intermédiation qui crée un monde de « profiteurs » et de « spéculateurs » qui se sont intercalés entre le producteur et le consommateur et qui s’enrichissent au détriment des seuls et vrais créateurs, qu’ils soient industriels, artisans ou agriculteurs. Je rappelle que 42 % de la valeur d’un produit agricole vendu en France sert à rémunérer des personnes qui ne produisent pas, ne transportent pas et ne distribuent pas.

Les exportations françaises, certes dynamiques pour les produits de pointe, restent trop peu compétitives pour ce qui concerne les marchandises technologiquement moins sophistiquées. Quelle devrait être la réponse proactive de l’exécutif ? L’Allemagne a toujours misé sur l’exportation de produits de niche à très forte valeur ajoutée, et donc relativement protégés de la concurrence.

Le première décennie du 21ème siècle aura permis à la France de doubler son excédent sur les seules marchandises à très forte valeur ajoutée, mais cet effort n’a pas permis de compenser l’impact négatif des autres composantes de la balance commerciale, c’est-à-dire les marchés perdus pour des produits de moindre qualité, plus sensibles à la concurrence sur les prix, comme le textile ou, de plus en plus, les voitures de tourisme.

Et donc, en dépit d’un euro faible par rapport au dollar, les exportations françaises ne progressent pas, et ce, avant tout, parce que les produits ne sont pas « intéressants » pour les acheteurs. Le tissu industriel français a été détérioré pendant des années à cause des erreurs stratégiques commises par l’État, comme l’abandon de pans entiers de l’industrie, par la privatisation de certains fleurons industriels, et par la recherche perpétuelle de liquidités immédiates pour renflouer les caisses de l’État.

La réalité est « criarde » ! En 2022 le déficit approchera les 95 Mds €, nous sommes les bons derniers de la zone Euro, même la Grèce et la Roumanie ont réussi à redresser leur balance commerciale, c’est peu dire !

Parallèlement, cette attitude des gouvernements successifs, dont la stratégie à court terme démontre une vision erronée des évolutions du monde. L’exemple le plus flagrant concernant la prétendue ressource mondiale illimitée en hydrocarbure se double de l’imprévision des démocraties occidentales qui, au temps de leurs empires coloniaux, s’estimaient à tort propriétaires des gisements.

La faiblesse de l’euro par rapport au dollar ne servira pas la cause des démocraties occidentales européennes qui peinent à s’unir autrement que par des normes et de la fiscalité. Ce sont les USA qui tireront tous les avantages de cette évolution des parités monétaires, États-Unis qui ne cachent pas leur stratégie de « coloniser » les pays européens, pris un par un et donc particulièrement vulnérables. La « Communauté Européenne-Unie », forte de 450 millions d’habitants, aurait pu s’opposer aux prétentions hégémoniques américaines, mais séparés, ces pays ne peuvent plus gagner la guerre économique. Ce qui nous ramène au propos initial : la France est morte ! La France, grande puissance mondiale, telle que la voulait le général de Gaulle en 1958, n’est plus !

A ce constat cruel vient s’ajouter cette manie française de tout gérer par l’impôt. Le fameux « quoi qu’il en coûte » n’est qu’une attitude calquée sur des années de lourde pression fiscale pour les français, les entreprises et les particuliers. Avec un taux de prélèvements obligatoires qui s’élevait à 46,3 % en 2013, contre 34,1 % en 1970), la France se situe en haut du classement des pays les plus taxateurs au sein de l’OCDE. Concernant les entreprises, la pression fiscale est aussi confiscatoire. C’est en France que sont enregistrés les taux d’imposition légaux les plus élevés d’Europe sur les revenus des sociétés (36,1 % en 2013).

Quand on sait que trop d’impôts tue la croissance, que faut-il faire ?

Une seule réponse, faire baisser les taux d’impositions, pour les particuliers comme pour les entreprises. Il faut redonner de la capacité d’épargne aux particuliers, car c’est la consommation des ménages qui crée la croissance, il faut redonner de l’agilité aux entreprises, car c’est en baissant la fiscalité que la compétitivité reviendra.

Si l’on évoque l’ensemble des sujets qui permettent de décrire la situation économique française, il faut d’abord dire que la dette publique est inacceptable, puis que la fiscalité est déraisonnable et que le pays vit donc au-dessus de ses moyens. Il suffit pour s’en convaincre de comparer la part des dépenses publiques dans le PIB (58,50 % en 2021 et celle de la dette publique dans le même PIB la même année (116,80 %).

Or, pour réduire le déficit budgétaire, les Français n’attendent pas que la pression fiscale augmente, mais que l’on réduise les dépenses publiques. La tâche est ardue, mais indispensable, le fonctionnement de l’État est hors normes et on en reparlera dans une prochaine chronique. Mais il est clair que le désendettement de l’État ne peut se faire sans croissance. L’État doit agir, car l’augmentation des prélèvements obligatoires a fortement dégradé le pouvoir d’achat et les profits des entreprises, ce qui compromet les perspectives de croissance.

L’augmentation de la charge fiscale pèse de façon problématique sur la compétitivité des entreprises françaises. Le FMI a récemment dénoncé la trop forte pression fiscale en France : « L’utilisation répétée de mesures fiscales pour remplir les objectifs budgétaires n’a pas seulement augmenté la pression fiscale jusqu’à un niveau excessif mais aussi entamé la confiance des entreprises et des ménages ».

Oui, ceux qui se « lèvent tôt », ceux qui aiment leur pays, ceux qui sont prêts à relever les défis qui s’imposent, et pour ceux-là, pour ces 96 % de « patrons de PME », qui animent le territoire, il faut mettre en place « Quelques mesures indispensables pour la croissance » !

  • L’allongement du temps travaillé (travailler plus pour produire plus et permettre ainsi une croissance du PIB) ;
  • La diminution du coût du travail ;
  • La diminution de la pression fiscale qui pèse sur les particuliers et sur les entreprises;
  • La réduction drastique des dépenses publiques ;
  • Produire français et consommer français ;
  • Redonner aux français la fierté de travailler pour leur pays.
    ….

Comme le maçon face à l’ouvrage, retroussons nos manches et remettons nous au travail et soyons dignes de la France, le pays des lumières…

Bernard Chaussegros

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